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Changement climatique : le chocolat voué à disparaître ?

Le cacao qui sert à la production du chocolat est directement menacé par le changement climatique qui s’opère à l’échelle planétaire. Au point que les experts s’inquiètent de savoir s’il n’y aura pas pénurie d’ici à 2050.

Chocolat, une demande en forte progression

Le chocolat est l’une des friandises le plus appréciées au monde. Les Européens, et tout particulièrement les Français en sont particulièrement friands. Rien que dans l’Hexagone, nous en consommons six kilos par an et par personne, et encore, c’est une moyenne. Les amateurs de cuisine et de bonne chair que nous sommes l’apprécient aussi bien en tablette qu’en ballotin ou en poudre.

Mais l’Asie qui n’en consommait que peu voit également sa consommation littéralement exploser. En Chine par exemple, les habitants de l’Empire du Milieu n’en croquaient que 40 grammes par an il y a huit ans de cela. Depuis, la consommation des 1,4 milliards de Chinois a bondi de +75% et continue de croître de manière très forte. Et c’est le cas dans bien d’autres pays du monde comme l’Inde, avec une augmentation de la +61% de la consommation durant le même laps de temps.

Le chocolat bientôt un met réservé aux plus fortunés ?

Avec une telle évolution de la demande, on pourrait penser que le prix du cacao suivrait la même courbe que celle de la consommation. Et pourtant, il n’en ait rien, car les prix ont même chuté.
En effet, en raison de la pression sur la production de la précieuse fève, les producteurs ont intensifié et agrandi leurs exploitations. A grand renfort de défrichement de terre naturelles, de pulvérisations d’engrais et de pesticides, le volume de production de la fève de cacao a cru plus rapidement que la demande, expliquant la baisse des cours.

Mais ce phénomène n’est que temporaire. En effet, pour un bon développement du cacaoyer et donc pour une production généreuse, il faut des conditions de température et d’hygrométrie très précises. Or, la montée des températures à l’échelle planétaires, la modification des courants atmosphériques et l’accélération du cycle de l’eau susceptible d’apporter de la pluie mettent à mal la rentabilité de ces exploitations. Les pays les plus inquiets sont le Ghana, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Nigeria et le Togo car ces cinq pays africains représentent à eux seuls les deux tiers de la production mondiale.

Alors, croquer un carré de chocolat sera-t-il réservé aux plus fortunés d’ici à 2050 ? Il est exact que la production de cacao telle que nous la connaissons n’est pas vouée à perdurer en raison d’une chute prévisible des rendements. Toutefois, des entreprises comme Mars misent sur la génétique pour modifier les cacaoyers et les rendre résistants aux nouvelles conditions climatiques. De plus, des pays, notamment asiatiques, commencent à se tourner vers la production de l’or brun.
Pour autant, il n’est pas certain que cela puisse permettre de satisfaire 100% de la demande mondiale. Une hausse du prix du carré de chocolat est donc inéluctable.

Communiqué de presse de netideal |Proposé le 25 mars 2018 |Commenter...