Economie Info, Communiqués de presse de l'économie

Les communiqués de presse de l'économie

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Posted by dangelsteph On août - 30 - 2010ADD COMMENTS

Le storytelling a sa formation

Evalir, organisme de formation agréé, a développé un programme de formation pour les professionnels qui souhaitent s’initier au storytelling.
Le storytelling est cette technique de communication qui consiste tout simplement à mettre en récit ses messages pour leur donner plus d’impact, d’efficacité. Simple ? Pour peu que l’on maîtrise les règles et techniques propres à la discipline.

C’est pourquoi Evalir a créé un programme spécifique de formation, expérimenté déjà à plusieurs reprises en 2010, au cours de sessions de formation en inter et en intra.
Evalir organise d’ailleurs à Paris les 15 et 16 septembre 2010, une nouvelle session de formation inter-entreprises au storytelling.
La session est animée par les auteurs de “Storytelling, le guide”, le premier guide pratico-pratique en français sur le storytelling, paru en septembre 2009.

Avec une formation au storytelling, les professionnels peuvent comprendre de manière approfondie ce qu’est l’art du storytelling et ses applications, et s’exercer à la pratique du récit pour créer, communiquer, expliquer… Le storytelling amène, quels que soient le domaine et les objectifs, à communiquer autrement, à créer du sens, avec plus de pédagogie et d’impact.
Stéphane Dangel et Jean-Marc Blancherie, animent cette session et invitent à ce nouvel épisode d’ouverture à des compétences nouvelles pour votre vie professionnelle et personnelle. Le livre “Storytelling, le guide” sera offert aux participants à l’issue de la formation.

Au programme :
L’apprentissage des clés du storytelling, mais aussi de concepts pensés pratique tels que la storyabilité ou encore le storytelling imaginal, et une incursion du côté du mind-mapping.

Concrètement, au cours de cette formation, les participants apprennent à :
- Trouver des récits à haut potentiel.
- Construire des récits adaptés à différents objectifs et contextes de la vie de l’entreprise.
- Maîtriser les différentes possibilités d’expression et d’utilisation de ces récits-histoires.

Spécialement adapté à des publics de : managers, rédacteurs, chargés de projets, chargés de communication, consultants…

A Paris, les 15 et 16 septembre 2010, avec Stéphane Dangel et Jean-Marc Blancherie

Renseignements : contact@evalir.com – 04 93 91 31 22

Posted by Durand_Franck On août - 7 - 2010ADD COMMENTS

Bilan du Prêt Paris Logement 0 %

Le Prêt Parcours Résidentiel est le second prêt à 0 % pour l’accession à la propriété
mis en place par la municipalité parisienne. Il a été précédé par le Prêt Paris Logement 0 %, créé en 2004, pour aider les parisiens qui souhaitent devenir propriétaires de leur logement à réaliser leur projet sans avoir à quitter Paris. Le Prêt Paris Logement 0 % est un prêt sans intérêts de 24 200 € pour une personne seule ou 39 600 € pour les autres ménages, remboursable en 15 ans. Il bénéficie aux ménages primo-accédants qui résident à Paris depuis au moins un an1 et dont les revenus ne dépassent pas des plafonds de ressources fixé à un niveau correspondant au logement social de type intermédiaire PLS.

Entre 2004 et août 2008, 7 500 ménages environ ont bénéficié du Prêt Paris
Logement 0 % avec des effectifs en constante progression d’une année sur
l’autre. La forte progression constatée en 2007 par rapport à 2006 provient du toilettage des conditions du dispositif qui s’est appliqué à compter du 1er novembre 2006 et notamment la suppression de la condition d’âge de 35 ans au plus qui s’appliquait auparavant à la majorité des bénéficiaires. Le Prêt Paris Logement 0 % peut être obtenu directement auprès de toute banque qui a signé avec la Ville de Paris une convention type.

Les bénéficiaires ont été en 2007 des personnes seules dans 64 % des cas ou des couples pour 23 % des opérations. Ils ont 32 ans en moyenne et sont des cadres pour 57 % d’entre eux, des professions intermédiaires (14 %) et des employés (25 %). Les revenus médians s’élevaient à 2 300 € par mois pour les personnes seules et 4 045 € pour les autres ménages.

Les logements acquis ont une surface médiane de 32 m² pour les personnes seules et de 50 m² pour les autres ménages. Les coûts d’opération médians se sont élevés en 2007 à 173 000 € pour une personne seule et 267 500 € pour les autres ménages (prix au m2 de 5 546 €).

Le financement des opérations repose désormais le plus fréquemment sur des durées d’endettement longues. Le taux d’intérêt moyen (taux nominal hors assurances) s’est élevé en 2007 à 4,2 % en moyenne. Les mensualités ont représentés quant à elles 31,9 % des revenus des accédants (taux d’effort). Dans 41 % des cas, ce taux est compris entre 30 et 34 %.

Posted by Durand_Franck On juillet - 14 - 2010ADD COMMENTS

Plein d’idées ciné pour les vacances

L’été, la culture à Paris ne s’endort pas, loin de là ! Cinéma, musiques en tous genres, expos, théâtre, en salle ou en plein air, valeurs sûres ou découvertes… Voici notre sélection pour ceux qui restent dans la capitale en juillet et août.

Cet été plus que jamais, vous allez “blockbuster”, avec beaucoup plus de grosses productions distribuées que l’an passé. Si vous n’avez pas été mordu par le romantisme blafard du beau Robert Pattinson en vampire vierge effarouché et les incertitudes de sa cop Bella dans Twilight- Chapitre 3 : Hésitation, préférez l’Inception (le 21 juillet) à l’hésitation. Thriller futuriste dans lequel Leonardo DiCaprio s’immisce dans les rêves de ses victimes pour leur voler leurs secrets, Inception de Christopher Nolan (Batman Begins) est LE film de SF qu’on attendait. Attendu aussi, The Killer Inside Me (le 11 août) qui nous pousse dans la tête de Casey Affleck en tueur glaçant, ou, pour les fans, le troisième volet de la saga Millénium (le 28 juillet), plus lent mais qui nous pousse lui encore plus loin dans les arcanes du complot politique. Plus pêchu mais beaucoup moins riche niveau scénario, Night and Day (le 28 juillet), avec Tom Cruise en agent secret pas très secret et Cameron Diaz en otage pas très farouche. Pas très farouche non plus, Tamara Drewe (le 14 juillet), une jeune journaliste anglaise bimbo qui revient faire tourner les têtes dans son village natal. Une comédie très “woodyallenienne” signée Stephen Frears. Enfin, les amateurs de baston pure et dure ne manqueront pas Expendables : unité spéciale (le 18 août), le film de Sylvester Stallone réunissant tous les gros bras des films d’action, de Jet Li à Dolph Lundgren en passant par… Arnold Schwarzenegger ! Et si vous préférez les coups de pieds aux gros bras, allez donc voir Le Dernier Maître de l’air (le 21 juillet), le film d’action asiatique de M. Night Shyamalan, ou Karaté Kid (le 18 août), le remake du film de 1984 revu et corrigé à coups de tatane par Jacky Chan et Jaden Smith, le fils de Will. Mais les bonnes surprises de l’été au ciné nous viennent surtout cette année de l’Europe, et en particulier de l’Italie, avec tout d’abord Ce que je veux de plus de Silvio Soldini (le 11 août), une magnifique histoire d’amour impossible entre une femme en couple et son amant marié. Un drame amoureux qui prend aux tripes et au coeur, à voir absolument à l’heure où résonnent les amours d’été. Autre surprise italienne, l’excellente comédie Le premier qui l’a dit (le 21 juillet), ou comment un homo s’apprêtant à faire son coming-out auprès de sa famille se fait coiffer au poteau par son frère aîné. Du côté de l’Espagne, on vous invite à visiter l’excellent Cellule 211 (le 4 août), la folle journée d’un gardien de prison amené à se faire passer pour un prisonnier lors d’une prise d’otages dans son pénitencier. Et si traverser l’Atlantique Nord ne vous fait pas peur, rendez-vous en Islande dans White Night Wedding (le 21 juillet) pour vivre les drôles d’angoisses d’un futur marié la veille de ses noces. Plus près, malgré son titre, ne manquez pas de passer par Copacabana pour partager les tribulations amusantes et touchantes d’une mère fofolle un peu larguée (Isabelle Huppert). Ou celles de Louise Bourgoin, tout aussi fofolle et larguée, qui pousse de jeunes hommes au suicide à travers un jeu virtuel en ligne dans L’Autre Monde (le 14 juillet). Un thriller assez novateur, ayant d’ailleurs le même thème que Chatroom de Hideo Nakata (le 11 août).

Qui dit vacances dit évidemment films pour enfants, avec celui qui va tout rafler sur son passage : l’excellent Toy Story 3 (le 14 juillet), ou comment Woody, Buzz et sa bande vont tenter d’échapper à la mise au rebut dans une formidable aventure humaine chez les jouets. Tout aussi humaine, la tortue du Voyage extraordinaire de Samy (le 11 août), qui nous entraîne dans un joli périple en 3D sur plus de cinquante années. Et si vous vous souvenez du dessin animé Vic le Viking (le 21 juillet), laissez-vous tenter par son adaptation live, qui fait un peu toc, d’accord, mais toujours moins que la perruque de Nicolas Cage dans L’Apprenti sorcier (le 11 août), une sorte de Harry Potter version ado mais ultra-efficace, qui nous conforte dans l’idée que l’été 2010 sera définitivement divertissant.

Le 13 juillet dès 22 h : clôture du Festival Paris Cinéma au Centquatre avec un ciné-karaoké géant allant des Demoiselles de Rochefort à The Full Monty. Le tout suivi d’un grand bal populaire. Entrée libre.
www.pariscinema.org.

Du 17 juillet au 22 août : Festival de Cinéma en plein air sur le thème “Avoir 20 ans”, au Parc de la Villette. Au programme : du drôle avec Juno, du culte avec Orange mécanique, ou de l’insolent avec Les Valseuses. Accès libre, location d’un transat et d’une couverture :
7 euros. www.villette.com.

Les 18, 25 et 26 juillet : trois séances de cinéma en plein air gratuites dans les 10e, 17e et 19e arrondissements dans le cadre du Festival Cinéma en bas de chez soi, Paris Quartier d’été. www.quartierdete.com.

Du 6 au 24 août : Festival de cinéma en plein air “Cinéma au clair de lune” dans divers quartiers de Paris, avec pour thématique une capitale européenne vue par un réalisateur : le Madrid d’Almodóvar, le Londres d’Antonioni… www.clairdelune.forumdesimages.net

Posted by Durand_Franck On juillet - 5 - 2010ADD COMMENTS

La nature apprivoisée

2010, année de la biodiversité ! Une proclamation en forme de challenge pour notre monde urbain très minéral. Mais dans les maisons, la nature gagne du terrain. Des murs au design, le végétal rentre en force et en beauté dans nos intérieurs et annonce le retour des autres acteurs de la nature. Après les terrasses potagères, les ruches à domicile ?

Au dernier salon “Jardins, jardin” des Tuileries, on a « inventé les natures urbaines ». Olivier Saguez, créateur de l’agence en identité de marques Saguez & Partners assure « qu’il ne voit plus passer un projet qui ne comprenne pas de végétal ». « Notre fil rouge historique qui consistait à raconter des histoires s’est mué en fil vert », reconnaît leur directeur de création qui compte à son actif les parois végétalisées du BHV à Paris comme celle des Quatre Temps à La Défense. Depuis le premier mur végétal du botaniste Patrick Blanc au Festival de Chaumont-sur-Loire en 1994, la nature verticale est entrée en ville. Une enquête récente d’Unep-Ipsos estime que « pour 7 Français sur 10, il n’y a pas assez de végétal en ville » , or « pour 9 Français sur 10, le vert est un élément important de leur vie quotidienne ! » Xavier Laureau, à la tête de Gally, s’alarme du retard parisien par rapport à Berlin ou Bruxelles. Olivier Saguez pense qu’il faut « casser la minéralisation et la linéarité de la ville. Le végétal redonne une taille humaine aux architectures, apporte la musique dans un espace. Retrouver le rythme des saisons, c’est une nécessité quasi biologique », s’enflamme-t-il. Du Pershing Hall aux boutiques de Marithé et François Girbaud, du centre commercial Les Passages à Boulogne-Billancourt au dernier spa des Six Sens, les murs prolongent la leçon végétale de Patrick Blanc. Des lieux publics aux intérieurs, il n’y avait qu’un pas que le coût et la rareté de la surface en ville a favorisé. L’heureux propriétaire d’une maison à Bagnolet avec mur de plantes aromatiques parle de sa joie « de voir de la nature de n’importe quel endroit du salon », et avoue « ne pas trop couper les plantes aromatiques pour ne pas détériorer l’oeuvre ! ».

Jean-Marc Dimanche, créateur de la Maison Parisienne, qui possède chez lui un jardin vertical de près de cinquante mètres carrés, avoue que « même si je ne le vois pas, je le ressens comme un organisme vivant qui apporte ses odeurs, un bruit, un air plus frais. » Renata Sapey de Kartell a souhaité un mur végétalisé « autonome » sur sa terrasse avec un circuit d’eau fermé, car elle voyage beaucoup ! Le mur végétal, plus facile d’entretien que le classique jardin à l’horizontal ? « Non, corrige Amaury Gallon, créateur des Jardins de Babylone, les murs végétalisés nécessitent un entretien mensuel, taille et traitement, sinon on assiste à une vraie gadgétisation de la nature ». Pierre Darmet, des Jardins de Gally, parle de ces promoteurs qui veulent juste « mettre un coup de peinture verte » sur leur bâtiment. « Ce sont des produits vivants », rappelle Olivier Saguez. Gally insiste sur « l’arsenal » de solutions variant selon la nature du mur, son emplacement et son ensoleillement : c’est surtout la démarche créative qui diffère. Chaque mur d’Amaury Gallon, imaginé sur plan, est unique. Renata avoue avoir laissé faire le « maître » Patrick Blanc dont Jean-Marc Dimanche exalte « la géométrie dessinée des murs ». En matière d’options tout est possible, des plantes aromatiques aux orchidées en intérieur, des cascades pour un effet jungle jusqu’aux plantes fleuries qui reprennent la couleur du logo de l’entreprise. En plus de son indéniable effet bien-être, le mur végétalisé agit sur l’isolation phonique, thermique et la purification de l’air. Mais le coût, qui s’échelonne entre 600 euros et 1 200 euros le m2, le réserve à des privilégiés. Une des raisons qui a fait plancher l’archi-designer Patrick Nadeau sur un mur « plus petit, simple, accessible et facile d’usage et surtout demandant peu d’entretien » avec son complice des Jardins de Babylone.

L’exposition “MateriO inspired by nature” au Lieu du design a rappelé que la nature est une belle source d’inspiration pour les créateurs. Au salon “Jardins, jardin”, le village du design extérieur développé par Aude Charié est un secteur en constant développement. Chez Nature et Découvertes, on promeut l’action dépolluante des plantes avec “Andréa”, un purificateur d’air imaginé par Mathieu Lehanneur et David Edwards. Le design au service du végétal ? C’est en travaillant avec Patrick Blanc, que le designer Alexis Tricoire a imaginé des sculptures mettant en scène des plantes. Pour créer le premier plafond végétal, il imagine à l’espace Electra des arceaux souples qui préfigurent ses “lianes végétales” : de fins boudins percés de trous par lesquels peuvent pousser des plantes. Une réalisation qui a intéressé les Jardins de Gally. « Les designers constituent une grande source d’inspiration pour toute notre partie événementielle », souligne Pierre Darmet, qui pense que « les relations vont s’intensifier entre designers, architectes et paysagistes ». C’est en partant du constat que le jardin n’était pas toujours accessible aux personnes à mobilité réduite que les Ateliers Ouverts ont imaginé une table dont le plateau contient un vrai potager avec vingt-cinq centimètres de terre. Mise sur roulettes, « la table devient un vrai coin de verdure à l’intérieur qui rend le jardin mobile », explique Gaétan Coulaud, un de ses concepteurs. Autre exemple, le projet de “table-cueillette” du designer Alexis Tricoire qui contiendra des plantes aromatiques que l’on pourra cueillir au fil du repas. Un design végétal qui rend Olivier Saguez sceptique « designer la nature manque de naturel ! Un designer va surtout travailler sur l’esthétique or la nature nous donne des leçons, tout y est pensé, tout y a son utilité ». Pour Patrick Nadeau, il n’y a pas vraiment de conscience écologique dans ses créations appelées “natures individuelles” lors d’une exposition. Il aime la plante, « un matériau très contemporain » pour ses qualités « esthétiques ». « Je me sens plus proche des frères Bouroullec, mais moi, je vais chercher directement la nature », précise-t-il. En sortent de sculpturales crinolines d’herbes pour les Designer’s Days chez Boffi Bains, des étagères d’herbes qui peuvent pousser vers le ciel ou tomber en cascade, une tonnelle composée de lanières de verdure… Dans sa future “Galerie verte”, Amaury Gallon aimerait promouvoir les designers du végétal. A terme, il aimerait que les Jardins de Babylone se transforment en un bureau d’études sur les dernières technologies de culture comme l’aéroponie pour permettre aux designers, de “mettre du végétal un peu partout”.

Végétaliser villes et maisons, c’est un premier pas mais c’est la diversité du monde vivant qu’il s’agit de promouvoir alors que les Nations Unies ont déclaré “2010, année internationale de la biodiversité.” Les Jardins de Gally, qui verdissent les entreprises, en partenariat avec l’apiculteur Nicomiel, sont sur la brèche. Ils proposent aux entreprises parisiennes d’installer sur leurs toits des ruches parce que « L’abeille est une sentinelle de l’environnement », rappelle Pierre Darmet. « Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre ; plus d’abeilles, plus de pollinisation, plus d’herbe, plus d’animaux, plus d’hommes », a dit Albert Einstein. Bientôt sur les toits du restaurant La Tour d’Argent, des ruches dont le miel sera également utilisé en cuisine comme l’est, depuis octobre, celui des abeilles qui logent sur le laboratoire du chocolatier Patrick Roger. Guerlain aussi veut ses ruches pour fabriquer le miel nécessaire à ses cosmétiques. Autre agent de la biodiversité, les toitures végétalisées dont les plantes attirent les insectes. La société Ecovégétal, spécialisée dans les toitures végétalisées, rappelle le retard de la France dans ce domaine. Un petit million de toitures vertes au bout de dix ans de politique intensive en France contre 25 % en Suisse et près de 13 millions en Allemagne. « Or ces toitures réalisent un gain thermique et phonique non négligeable, réduisent de 20 % les frais de climatisation et surtout prolongent la durée de vie de l’habitat en gérant mieux les écoulements de pluie », assure Pierre Georgel, son P.-D.G. A Reims, Patrick Nadeau projette de réaliser des habitations aux toits végétalisés en forme de coque de bateau inversée. L’agence Saguez & Partners a travaillé le siège rennais d’Yves Rocher comme un herbier vivant et recréé sur les toits un jardin rappelant les cultures de La Gacilly. « Moins d’architecture, plus de végétal » semble être le maître-mot de l’agence qui travaille sur le projet, pour une grande banque parisienne, d’une serre de lianes végétales, sonorisée de bruits d’oiseaux et de cascades et sur une tour dont les quarante et un étages de balcons déclineront des jardins variant en fonction de la lumière et l’altitude ! Enfin, autre piste de biodiversité, les hôtels à insectes qui s’assurent pour la prochaine édition du salon “Jardins, jardin” le concours des élèves de l’Ecole Boulle, pour un relookage design ! 2010, année de la fashion biodiversité ?

Posted by durand On mai - 31 - 2010ADD COMMENTS

Montmartre, village en apesanteur

Sur cette butte, les Vélib’ descendent, mais ne remontent jamais ! Sous un ciel plus immense qu’ailleurs, on se perd dans les escaliers, on savoure les placettes et les cafés. Incontournable figure de l’encyclopédie des Arts, Montmartre révèle sous son côté carte postale la douceur de vivre d’un vrai village. Montmartre, petit paradis de Paris ?

Les murs rouges de ma librairie ? s’exclame Marie-Rose Guarnieri, mais c’est la couleur de la Butte ! Celle de la passion, la naissance du cabaret, la Commune, les débuts de l’art moderne avec Picasso, Max Jacob, et même l’écharpe d’Aristide Bruant sur son affiche ! » C’est dans un souffle, que la créatrice du prix littéraire Wepler, celui de “l’audace contemporaine”, en association avec la célèbre brasserie de la place Clichy, où Céline fait démarrer Voyage au bout de la nuit et où Henry Miller a écrit Jours tranquilles à Clichy, raconte son Montmartre. « Une bulle douce à vivre, un Paris à la campagne », évoque de son côté la créatrice de bijoux Emmanuelle Zysman, qui aime à se perdre dans les rues au charme mystérieux d’Orchampt ou de l’Armée d’Orient. Alors Montmartre, Butte des mauvais garçons ou village bucolique ? L’architecte Nathalie Régnier qui a élu domicile avenue Junot, “le VIIIe de Montmartre” en rachetant l’atelier de Françoise Gilot, une des muses de Picasso, pose un regard professionnel et enchanté sur son quartier. « J’adore son mélange d’architecture vernaculaire, de posthaussmannien et surtout de maisons très Art déco avec leurs toits en terrasses. Un style à la Mallet-Stevens qui s’est curieusement très bien marié avec les maisons pittoresques. Les diamants de notre rue ? La maison du poète Tristan Tzara commandée à Adolf Loos et la Villa Léandre anglo-normande. Par contre des escaliers entiers sont aujourd’hui privatisés, avec digicodes. Que de détours ! » Escaliers haïs, escaliers chéris, on les aime au printemps, leur point de vue sur un Paris en tranches entre deux immeubles, le lierre qui grimpe sur les cours à chaque palier, le ciel étoilé sur les pavés de l’escalier de la rue du Chevalier-de-la-Barre, on est moins sensible à leur charme lorsque l’un des deux funiculaires est en panne, c’est-à-dire le plus souvent. « Grâce à la Butte, j’ai les meilleurs fessiers de Paris », se gargarise le dessinateur Jul, auteur de Silex in the City qui vit à Pigalle, mais travaille près de la place Dalida, « c’est un quartier de bouquetins, de dahus », s’amuse-t-il. Stéphane Vatinel, directeur de La Machine du Moulin Rouge, ex-Loco, confesse son penchant pour « l’escalier très raide, presque livré avec échelle de corde qui mène au café Le Rendezvous des Amis, sa récompense ». « Montmartre ce n’est pas pour les paresseuses », renchérit le blog Lavieenrose qui distingue à la station Abbesses, la plus profonde de la capitale, les autochtones des touristes, entre ceux qui prennent l’ascenseur et ceux qui attaquent benoîtement les marches. « A Montmartre, quand vous ne voyez pas le bout d’un escalier, ne l’empruntez pas ! » La colline sur laquelle est bâtie Montmartre – d’anciennes carrières de gypse – est le point culminant de Paris. Par train ou par avion, on aperçoit la basilique du Sacré-Coeur immaculée aux airs romano-byzantins. Depuis le succès du film Amélie Poulain, elle se partage les touristes avec le café des Deux Moulins – désormais sans tabac et pourvu de chaises de jardin roses – et l’épicerie Collignon. Une “Amélipoulainisation” qui a fait fuir le dessinateur Nicolas de Crécy. Pour d’autres cela n’a rien changé, sauf les prix qui grimpent. Montmartre mélange depuis toujours vrais artistes attirés par sa bohème festive, et créatifs. « Pour faire son marché enchanté aux Abbesses, il faut avoir les moyens, corrige Emmanuelle Zysman. C’est dur de résister, il n’y a que d’excellents commerçants, rue Lepic, à prix explosifs ! » Il suffit de compiler les quatrièmes de couverture de Libé pour comprendre que tout le monde du cinéma et de la télévision hante la Butte. « Avec le boom immobilier des années 1990, les petits immeubles ont été restaurés et les minisurfaces réunies pour en faire de beaux espaces lofteux. Sur les tables des cafés-tabacs les plus anonymes, type Nazir, se réunit désormais le dimanche matin une faune branchée qui compte toujours son lot de journalistes, d’écrivains et de producteurs », raconte Eric Landau, créateur de la galerie W. « Ici les stars sont anonymes, personne ne les importune », sourit-il. Progressivement les boutiques de chaîne remplacent les drogueries et comme la circulation est coupée le dimanche, « Le samedi, cela devient Saint-Germain, le lendemain, le Marais », déplore et se félicite à la fois le patron du Chinon. Une seule nuisance saisonnière : les touristes ! Mais là aussi, pour Jul, « On peut tout à fait vivre normalement sur la Butte si on sait éviter les rues radioactives, à savoir les artères à touristes, la place du Tertre et les safaris-touristes qui vous arrêtent sans cesse parce que vous faites typiques avec vos fillettes ! » « Une place du Tertre comme fabriquée, faux vieux Paris », raconte Salomé Lelouch, qui a longtemps pensé « que ce n’était pas un vrai village, mais quelque chose d’un peu sclérosé, idéalisé ». Entre le cabaret Au Lapin Agile, la Maison Rose, aujourd’hui restaurant, peinte par Utrillo, les ailes du Moulin de la Galette qui abritent la maison de Claude Lelouch, flotte encore un air de Poulbot, mais sérigraphié sur des tee-shirts fluo ! Modigliani au Bateau-Lavoir, cela semblerait presque irréel si les endroits ne portaient pas de petites plaques commémoratives, ici l’appartement de Toulouse-Lautrec, là l’atelier de Picasso. « Les grands artistes du tournant du XXe ne traînaient qu’ici », raconte Stéphane Vatinel. « Montmartre c’était l’avant Montparnasse des années 1920 », explique Eric Landau. Aujourd’hui il ne reste qu’un cinéma, le mythique Studio 28 que décora Cocteau « où l’on vient déguster la pellicule » et des théâtres. Mais c’est entre Pigalle et Blanche, « le Montmartre du spectacle » comme l’appelle Guy Balensi du Trianon, où est né au Moulin Rouge le scandaleux quadrille devenu french cancan, que cela bouge. Le Printemps de Bourges projette d’y organiser des rencontres l’an prochain. « Dans ce quartier très interlope, on se sent un peu comme des cultureux de la nuit », explique Julien Bassouls des Trois Baudets qui souffle cette année sa première bougie et près de trois cents concerts depuis sa réouverture. Alors la vie à Montmartre ? Il y a ceux qui craquent comme Alexandre Gilbert, directeur de la très rock et cinéma galerie Chappe, qui critique « parfois les murs en papier, les fanfares, la promiscuité » et ceux pour lesquels « c’est la province à Paris ». Montmartre, le dépaysement, toujours.

Posted by durand On mai - 15 - 2010ADD COMMENTS

Rêves de ville

Ville-décor, ville rêvée, ville fantasmée… Le XXe siècle a vu éclore, avec l’émergence
et le développement de la société des loisirs et du divertissement, de nouvelles démarches architecturales et urbanistiques. Tel est l’objet de l’exposition Dreamlands, qui vient d’ouvrir au Centre Pompidou.

Le futur se rêve toujours avant de se vivre. L’imaginaire de la ville surgit parfois à travers les projets urbains les plus kitsch ou les plus fous, qui finissent par devenir des références pour certaines constructions. Las Vegas est peut-être le meilleur exemple au monde de ce qu’un fantasme de ville dédiée aux loisirs peut donner, un véritable temple de l’excès… Dubaï ou New York avec ses gratte-ciel en sont d’autres exemples. Tous ces projets architecturaux ont contribué à modifier profondément notre rapport au monde et à la géographie, à l’histoire, aux notions d’original et de copie, à l’art. Ces “dreamlands” ont aussi contribué à façonner l’imaginaire des artistes… Dans une mise en scène assez spectaculaire, cette exposition rassemble plus de trois cent oeuvres, mêlant art moderne et contemporain, architecture, films et documents issus de nombreuses collections publiques et privées. On y apprend que ces fantasmes de villes sont apparus avec les premières expositions universelles. Paris se transforme en 1889 en un vaste espace ludique ; pour la première fois, les expositions universelles ne sont pas vouées qu’à une certaine pédagogie scientifique. La tour Eiffel, construite à cette occasion, est immédiatement considérée comme le symbole de la modernité technologique, du merveilleux et du spectaculaire dans une ville. Puis ce sont les parcs d’attractions qui vont reprendre cette idée de monde architectural diversifié dans un espace clos. Dreamland, parc d’attractions inauguré sur le site de Coney Island, à New York en 1904 est à l’origine d’une architecture du sensationnel, du divertissement et du rêve : ce fut un succès immédiat à l’échelle mondiale. Entre autres activités, Dreamland proposait une balade en barque comme sur les canaux de Venise, ou une escalade des cimes des montagnes suisses. Un incendie détruisit le parc en 1911. En 1909, c’est un Luna Park qui ouvre ses portes à Paris. De nombreux artistes aiment s’y rendre, comme Constantin Brancusi, Fernand Léger ou André Breton. Le monde artistique se frotte alors à la culture populaire de masse, en plein mouvement surréaliste. Pour l’exposition universelle de 1939 à New York, Salvador Dali imagine un pavillon incroyable, tout en mollesse, baptisé Rêve de Vénus : du jamais vu, en opposition complète avec les autres bâtiments aux formes géométriques.

Un “laboratoire du plaisir”

Une autre utopie architecturale qui, elle, ne verra jamais le jour, mais qui a exercé une influence certaine par ses idées novatrices pour l’époque, c’est le Fun Palace. C’est au tout début des années 60 que la metteur en scène anglaise Joan Littlewood et l’architecte Cedric Price imaginent ce « laboratoire du plaisir » mobile et modulable avec des théâtres, des cinémas, des restaurants, des ateliers. On dit souvent que l’architecte anglais Richard Rogers s’en est fortement inspiré pour la réalisation du Centre Pompidou, ce qui montre l’importance de ce projet jamais abouti. A la fin des années 50, Walt Disney imagine, lui, une ville futuriste baptisée EPCOT (Experimental Prototype Community of Tomorrow). Les maquettes d’EPCOT témoignent de ce que le projet doit à l’urbanisme des expositions universelles. Walt Diney meurt en 1966 avant que son rêve de communauté du futur puisse être réalisé En 1982, son projet est ressorti du placard mais simplifié pour un parc d’attractions dédié aux innovations technologiques. Une autre salle de l’exposition est consacrée à Las Vegas. On y voit l’évolution de la “cité du péché” depuis les années 30, quand la mafia et Hollywood s’y côtoient dans une débauche de luxe, jusqu’à aujourd’hui. A partir des années 90, la ville veut attirer une clientèle familiale. Sur le Strip, cette artère principale emblème de Vegas, à côté du Sphinx doré, de la pyramide noire ou encore de la vraie-fausse tour Eiffel, les programmes de constructions résidentiels sont désormais plus nombreux que les projets de casinos. Aujourd’hui, fait inédit, la ville se développe à partir de son parc d’attractions géant. Dans la salle dédiée à Big Apple, on voit comment Manhattan s’est inspiré du fameux parc d’attraction Dreamland du début du XXe siècle, véritable labo d’une technologie avancée, avec ses premiers gratteciel et ses premiers ascenseurs rapides. L’expo se termine sur une pièce imaginée par l’artiste Mike Kelley, sorte d’allégorie sur Kandor, la capitale de Krypton, la planète de Superman. Les bandes dessinées montrent toujours des images différentes de la ville kryptonienne : à chaque auteur sa vision. Kelley, lui, y voit surtout « la cité utopique du futur qui n’a jamais vu le jour ».

Posted by durand On mai - 3 - 2010ADD COMMENTS

Sortir à Paris

Il fut un temps où le clubbing n’était pas une révolution. Juste une rumeur underground pratiquée par quelques initiés… Avant que la house n’envahisse les boîtes, que le rock fasse bouger les caves des bars et que les bobos ne se trémoussent sur la musique du Top 50 dans les clubs branchés, il y eut un point de départ qui allait se transformer en odyssée sonore et nocturne fascinante. Retour sur une histoire qui aujourd’hui fait briller les dancefloors, via une sorte d’odyssée personnelle, mais qui pourrait être l’apprentissage de tout un chacun, ici ou ailleurs.

Quand beaucoup d’entre nous ont commencé à sortir, dans les années 90, nul ne connaissait grand-chose au monde de la nuit. Tout juste se résumait-il souvent à des soirées lycéennes ou étudiantes surexcitées, chahuteuses et “testostéronées”, des célébrations juvéniles et hédonistes, voire des randonnées nocturnes hasardeuses. On était jeunes, on était fiers et on avait l’arrogance qui allait avec… Puis, alors que débutait pour certains une sorte de carrière musicalement plus érudite, le monde de la nuit s’est imposé de lui-même comme on tape l’incruste à sa première soirée gothique alors que l’on est pas invité : l’onde de choc fut totale, un aller simple pour la féerie la plus sauvage et la plus hallucinatoire. Et puis il y avait les souvenirs souvent encore récents des déjà initiés. Certains parlaient de Gai Tea Dance avec des yeux embués par une douce nostalgie. Le récit du rituel avant d’avoir accès au dancefloor (se faire jauger par le physio, payer ses 60 francs, traverser le couloir interminable qui débouchait sur le vestibule résonnant des basses énormes qui pulsaient derrières les portes) fascinait autant qu’il déboussolait les novices. C’était le milieu des années 80, et la France ne connaissait rien à la house. Tout juste les premières déflagrations dance (Oh l’amour d’Erasure, Theme from S-Express de S-Express, Ride on Time de Black Box…) faisaient vibrer les corps et les pulsions des habitués (principalement homosexuels) de ces messes dominicales et furieusement sexuées. Toute cette ivresse avait déjà le goût d’un nectar à jamais disparu.

La nuit initiatique

Restait à mettre les pieds pour la première fois dans l’une des flamboyantes boîtes gay du moment (la fin des 90’s). Les mirettes en effervescence et les guiboles en fusion, c’était tout un pan de la nuit mythique de la fin des 80’s qui resurgissait. La French Touch n’avait pas encore envahi les dancefloors de la planète mais les Daft Punk, Dimitri From Paris, Zdar/Boombass et autres DJ’s aux mains d’argent provoquaient déjà des files d’attente monstrueuses devant les plus grands clubs hexagonaux. Dans l’antre de la hype du moment, le chaos s’offrait la plus somptueuse des bacchanales. Des breakers aux pas de danse diaboliquement envoûtants, des jet-setters débordant d’amour et de grâce, des filles prises d’une extase incontrôlable… Un hommage vibrant et vivant à la fête, à la musique, à l’insouciance, sous l’oeil bienveillant des fantômes de François K, David Mancuso, Larry Levan ou Laurent Garnier. La boucle se bouclait, en mode “repeat”, jusqu’à l’épuisement des sens. Et puis le brouillard a recommencé à faire son apparition. Le ronronnement glaçant de la routine, les ennuis administratifs, le formatage musical… L’esthétique festive made in France s’est envolée vers d’autres cieux plus internationaux, plus bouillonnants, plus show-biz et paillettes. L’errance pendant quelque temps. Jusqu’à ce que les premiers signes de la résurrection s’élèvent comme une vague grondante depuis un club de filles, à deux pas d’un lieu mythique de la techno. Une oasis au fronton cabossé et à la déco kitsch abîmée. Une formidable et sauvage odyssée nocturne, une grande claque dans la gueule d’une nuit à peine sortie de sa léthargie. Un combat pour la liberté d’être, de ne plus être et de paraître.

Une autre idée de la fête

Les fréquences gargantuesques des basses, les conversations éthyliques à l’entrée, la chaleur avec son odeur et sa moiteur si significative… Et l’effervescence sur la piste de danse, arène post-futuriste où les corps se transformaient en murailles, où la température montait, montait, montait, progression aveugle au fur et à mesure des tracks surpuissants balancés par Chloé, Ivan Smagghe, Guido ou les frères de sang de Scratch Massive (merci, vraiment merci !). Là, c’était la cour des miracles décadente d’une aristocratie euro-trash complètement unique. Des clubbers de la rue, des créatures nocturnes à la mode mais pas suiveuses de tendances, un mélange complètement dingue de gens à la fois soucieux de leur apparence et réellement passionnés de musique. Et puis, encore une fois, le rêve s’est arrêté, de façon aussi brusque qu’il fut intense. Et la folie électro qui nous faisait espérer des lendemains déglingués s’est muée en bienséance régressive en s’exportant dans des lieux plus policés. Branchés, bobos, cols blancs, stars de cinéma et poseurs ont trouvé en ces endroits un accueillant asile, où l’éphémère et le champagne ont, un moment, calmé les angoisses collectives et la nostalgie envahissante. Mais la musique, elle, n’y a jamais vraiment eu droit de cité. Françoise Hardy, Nirvana, les Stones, Jacques Brel ou Kanye West y rôdent tels des ombres sur des platines tournant sans conviction. Ça pourrait être pire, mais voilà trop longtemps déjà que nous avons été habitués à rêver mieux. Alors qu’une nouvelle décennie pleine d’espoirs commence, nos coeurs et nos corps ne veulent plus suivre. Mais après tout, ils sont comme nous : en attente du prochain grand frisson. Et qui sait, la vague pourrait prendre forme sous des latitudes plus exotiques, bariolées et extatiques… La République de la nuit peut déjà commencer à trembler.

Posted by Durand_Franck On avril - 7 - 2010ADD COMMENTS

Foire du Trône à Paris

La 47e édition de la Foire du Trône se déroule jusqu’au 30 mai sur la pelouse de Reuilly (12e). Depuis l’édition 2005, les visiteurs sont encouragés à prendre les transports en commun. Outre la desserte habituelle par la ligne 8 du métro et les bus PC2, 87 et 46, la Mairie de Paris finance une navette gratuite circulant les week-ends et jours fériés, qui est exploitée par la RATP. Ces navettes habillées aux couleurs de la Foire du Trône circulent au départ de la Gare de Lyon (côté rue de Bercy, sorties 2, 7 et 12) et à proximité de Cour Saint- Emilion (avenue des Terroirs de France), de 12 h 20 à 0 h 20, avec une fréquence de dix minutes environ. Pour tenir compte de l’envergure régionale de la Foire du Trône, ce dispositif est complété par des facilités de parking offertes aux automobilistes, afin d’organiser le stationnement des visiteurs et réduire l’impact de l’afflux de véhicules à proximité de la pelouse de Reuilly. Cela se traduit concrètement par la gratuité du stationnement pour une durée de quatre heures, sous la forme de chèques-parking, et de l’acheminement depuis les parcs de stationnement jusqu’à la pelouse de Reuilly avec la navette RATP.

Posted by songeur On avril - 1 - 2010ADD COMMENTS

Paris sous les crayons, expo

Cette semaine, pas moins de cinq manifestations autour du dessin quadrillent la capitale. On l’entend beaucoup : le dessin, c’est une façon d’accéder à l’art à moindre frais. Effet de mode ? Renaissance ? Mutation ? Voici quelques clés pour comprendre le phénomène et, pourquoi pas, réaliser le parcours parfait du collectionneur en herbe !

Nous avons mis le dessin à la mode ! », s’enthousiasme Christine Phal, toute réjouie de la sédentarisation du Salon du dessin contemporain qu’elle a crée voici quatre ans et qui, après des années de nomadisme, prend ses quartiers, et sans doute ses lettres de noblesse, au Carrousel du Louvre. Et si ce salon n’est pas uniquement à l’origine de l’engouement dont ce médium artistique fait l’objet, il lui a sans aucun doute offert une place accrue au sein du marché de l’art. Le phénomène est en fait porté par des signes nombreux. Ça commence dans les facultés de Beaux-Arts. « Dans mon cursus, il n’y avait pas de dessin », raconte Emmanuelle, ancienne étudiante en art. « Les Beaux-Arts de Paris sont les seuls à avoir continué à imposer l’étude obligatoire du dessin les deux premières années », renchérit Bernard Moninot, artiste, professeur aux Beaux-Arts de Paris, justement, et co-commissaire de l’exposition Lignes de chance, actualité du dessin contemporain à la Fondation d’entreprise Ricard pour l’art contemporain. « Dans d’autres facs, certains élèves refusaient tout bonnement de dessiner. Mais tout cela est en train de changer. » Il y a aussi “Roven”, une nouvelle revue d’art consacrée à 100 % au dessin, qui a vu le jour en 2009. « L’idée, raconte Johana Carrier, co-fondatrice de la revue, était de proposer, au moment où le marché s’ouvre de plus en plus à ce medium, un support critique qui n’existait pas. » C’est à peu près au même moment que Jean-Roch Dard a ouvert une fort jolie galerie dans le Marais, entièrement consacrée au dessin contemporain, et qui propose des expositions délicieuses de fraîcheur, de créativité et d’insolence. Plus loin de l’art, la revue “XXI”, entièrement dédiée aux grands reportages, et qui a connu un succès étonnant depuis sa création, voici deux ans, propose même dans chaque numéro tout un reportage en bande dessinée, sans parler de la place prépondérante qu’occupe l’illustration dans ses pages : une surprise, là où l’on aurait pu attendre une toute-puissance de la photographie.

Un art accessible

La BD, justement, a connu sa propre révolution dans les années 90, lorsque les maisons dites indépendantes ont rencontré le grand public. L’un des événements déclencheurs de ce mouvement fut la fondation de l’Association (maison d’édition de BD) par les auteurs Lewis Trondheim et David B. qui cherchaient à promouvoir une bande dessinée “d’auteur”. C’est notamment Marjane Satrapi qui leur ouvrit grand le marché, avec le succès de “Persepolis”. Depuis, les blogs de dessinateurs fleurissent, permettant à certains d’entre eux de trouver une audience croissante, et parfois la voie du succès. Si l’on ausculte les raisons de ce mouvement massif qui fait son chemin vers le grand public, on obtient une foule de réponses. En art, la première est sans doute économique. « Je voulais créer une foire alternative qui permette à des amateurs d’art de démarrer une collection, et le dessin m’a paru le bon medium, explique Christine Phal. On peut acheter un dessin d’art pour 300 euros, c’est très accessible. Si l’on veut acquérir l’oeuvre d’un grand artiste, ses dessins peuvent aussi être ce qu’il y a de moins cher. »

« Cela aussi, c’est en train de changer, confirme Bernard Moninot. Le fait d’acquérir est une démarche encore trop rare en France. » C’est aussi accessible pour les artistes : « Le moyen le plus rapide d’exprimer une idée artistique, c’est le dessin. Et puis pour dessiner, on peut être nomade, pas besoin d’atelier, ni de gros moyens. » Le public semble répondre au caractère affectif de ce médium. « On a tous dessiné dans notre enfance », souligne Colette Barbier, directrice de la Fondation Ricard, pour expliquer l’affluence et l’enthousiasme que provoquent particulièrement les expositions de l’espace consacrées au dessin. C’est « immédiat », souvent « expressionniste, accessible visuellement, intime », précieux, car « contrairement aux multiples, aux tirages photographiques, un dessin est unique, lié à la présence du corps de l’artiste, à son travail physique », décrypte Bernard Moninot.

Une pratique à part entière

Il y a même, selon lui, une forme de vérité du dessin : « On perçoit une autre forme d’information. Imaginez que Marjane Satrapi a réussi à intéresser des millions de gens à la révolution en Iran à travers sa vérité. La photographie n’aurait pas permis cela. » Le dessin, enfin, est « originel, il a précédé les mots. Les hommes ont utilisé le dessin pour symboliser les épreuves auxquelles ils étaient confrontés, la mort, le combat… » Et puis, peut-être, le caractère souvent figuratif du dessin le rend plus séduisant et plus compréhensible qu’une installation conceptuelle.

Le dessin contemporain est le terrain de jeu d’une véritable innovation par les artistes. « Le dessin était, au départ, un travail préparatoire pour d’autres oeuvres, rappelle Christine Phal. C’est vrai pour les sculpteurs, les peintres, les cinéastes, les créateurs de mode. » On peut d’ailleurs admirer cet aspect du travail dans l’exposition “Histoire de carnets” proposée par le salon et qui présente croquis, story-boards et esquisses de tous les horizons artistiques. « C’est dans les années 60-70 que le dessin est devenu un medium autonome, une pratique à part entière, à peu près avec la naissance de l’art dit contemporain », rappelle Johana Carrier. L’exposition “Lignes de chance”, à la Fondation Ricard, propose le travail de 26 jeunes artistes, pas ou peu connus, tous formés aux Beaux-Arts de Paris, et qui « s’emparent de la réalité pour renouveler le dessin », s’enthousiasme Bernard Moninot, qui a co-sélectionné les travaux. Sa pratique d’artiste montre bien ce dont il parle : le dessin, dans ses oeuvres, est souvent provoqué par des jeux d’ombres, des fils ou des câbles tendus, des effets d’optique. Pour lui, le dessin est partout ! Les jeunes gens de “Lignes de chance” sortent eux aussi de la feuille de papier : dessin et vidéo, projection de dessin sur l’eau, dessin animé, illustrations où l’absurde flirte avec la poésie, dessin sur des écrans de télévision, sur des bâtons, dans une sculpture faite de lignes, dessins sur le mur… La séduction et la grâce qui se dégagent de l’ensemble de cette exposition montrent bien tout l’attrait de ce médium, dans son caractère contemporain. Alors, effet de mode ? Peut-être. Mais il se passe quelque chose du côté du dessin, et il serait dommage de passer à côté !

Posted by songeur On mars - 22 - 2010ADD COMMENTS

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