Economie Info, Communiqués de presse de l'économie

Les communiqués de presse de l'économie

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La compagnie commerciale Canop a décidé de concevoir un nouveau site web afin de faire se retrouver les vendeurs de bois de chauffage sur Paris et les consommateurs. Palpés sur www.allobois.com, nos partenaires vous présentent du bois de chauffage, des granules de bois, de l’allume feu particulièrement pour les particuliers de la capitale. Notons que le chauffage au bois vit une véritable résurrection (plus de un logement sur quinze actuellement) cela fait depuis plusieurs années. Ceci n’est pas suffisant, la commission en charge de l’écologie envisage d’augmenter ce chiffre de cinquante pour cent en dix ans. La commune de Paris et la région parisienne ne sont pas un consommateur négligeable de cette ressource.

On a la possibilité le vérifier, beaucoup de cheminées à bois ornent les logements parisiens, mais il se trouve que ceci n’est guère suffisant de sorte à répondre aux nécessités en chauffage. Tout à chacun est d’accord, la flamme, au sein d’une habitation, fournit une atmosphère extraordinaire. Donc de quelle manière dégoter du bois de chauffage sur paris . Sans oublier que récupérer un bois qui n’est pas prévu pour n’est pas une une idée rationnelle. Les traitements des bois mobiliers en guise d’illustration sont polluants quand ils brûlent. Du bois dégoté dans les petites forêts parisiennes? Habituellement imprégné, sa combustion est difficile et il génère du gaz mauvais pour la couche d’ozone. Le petit feu du matin peut tout de suite devenir problématique. Mieux vaut prendre un contact avec un vendeur de bois de chauffage paris.

Dans l’optique de diffuser suffisamment de chauffage pour le domicile, vous devrez vous équiper avec un modèle de cheminée prévu pour ou un poêle moderne. Avec l’aide d’allobois.com, il est actuellement très facile de obtenir le bois de chauffage paris sain et à bon prix. Désormais, le bois de chauffage paris s’invite chez vous pour ainsi dire. À quelques pas, par conséquent beaucoup moins de vagabondages, garanti de son efficacité c’est un moyen avantageux pour la tirelire, et respectueux de l’environnement, de sorte à répondre à vos impératifs en bois de chauffage 75.

Posted by wincomp On septembre - 1 - 2011ADD COMMENTS

Pariez sur l’Euro Basket 2011

L’Euro de basket-ball a commencé cette semaine, et la compétition sera rude pour succéder à l’Espagne au palmarès. Les 24 équipes sont placées dans 4 groupes. À l’issue de la première phase, les 3 premiers de chaque groupe seront qualifiés pour une seconde phase de poule. Enfin le vainqueur sera connu à la fin d’une phase d’éliminations directes.

La France est placée dans le groupe B, en compagnie de la Serbie, de l’Italie, de l’Allemagne, d’Israël et de la Lettonie. Un groupe compliqué pour les Bleus, qui ont commencé leur compétition par une victoire difficile contre la Lettonie (89-78), la sélection supposée la plus faible du groupe. Les Bleus enchaînent par un match contre Israel ce jeudi : cote France Israel. Puis ils passeront aux choses sérieuses contre l’Allemagne, qui a été lumineuse pour son premier match (91-64 contre Israël), emmené par un Nowitzki de folie. Retrouvez notre cote Euro Basket groupe B.

La poule A est également très relevée : on y retrouve l’Espagne tenant du titre, la Lituanie qui évolue à domicile et la Turquie, finaliste du dernier championnat du monde. Les trois favoris ont débuté par une victoire, mais les Espagnols ont souffert contre l’équipe de Pologne. Les yeux sont déjà rivées sur l’affiche Espagne-Lituanie de ce dimanche. Il est fort probable que le champion d’Europe sorte de cette poule.

On retrouve dans la poule C la Grèce, et la Croatie, qui sont ambitieux dans cette compétition, alors que la Russie a été reversée dans la poule D. Ces trois nations n’auront pas trop de soucis à se faire pour la qualification.

Rendez vous sur Wincomparator pour suivre la compétition en direct : Euro Basket 2011 en direct.

Posted by durand On juillet - 4 - 2011ADD COMMENTS

Paris Plage : histoire et exposition

A l’occasion de la dixième édition de Paris Plages – eh oui, déjà ! – l’Hôtel de Ville a eu envie de revenir sur l’histoire des berges de la Seine à travers une exposition inédite. La capitale est indissociable de son fleuve et l’été, vous êtes nombreux à vous réapproprier ses quais. Et vous allez voir que cela ne date d’hier…  Dès le Moyen-Age, Paris s’organise autour de la Seine. La vie y bouillonne, même. Rien à voir avec aujourd’hui. Il est même indispensable de s’y rendre car jusqu’au XVIIIe siècle, les marchandises de toutes sortes arrivent par cette voie fluviale. Ils représentent les deux tiers des produits consommés dans la capitale, et sont vendus au détail depuis les bateaux. Ces derniers servent donc également de boutiques ! C’est ce rôle très ancien de la Seine dans la capitale qu’a valu mettre en valeur l’exposition “Paris sur Seine” à l’Hôtel de Ville, comme l’explique Isabelle Backouche, historienne et conservatrice : « Les quais étaient un haut lieu de la vie parisienne à tous les niveaux. On s’y rendait tous les jours, ne serait-ce que pour des questions de survie. » La Seine était aussi génératrice d’emplois, attirant d’abord chaque jour des tenanciers de bateaux à lessive. Au XVIIIe siècle, ils sont près de quatre-vingts sur le fleuve, et il est strictement interdit de laver le linge en dehors des bateaux ! Les tenanciers accueillent donc les blanchisseuses moyennant un droit d’entrée modeste. Ces femmes lavent le linge des Parisiens à bas coût, une pratique qui va perdurer à Paris jusqu’à la fin du XIXe. Mais il y a aussi des artisans comme les teinturiers et les tripiers, des pêcheurs et bien sûr toute une foule de manutentionnaires pour décharger les marchandises. Le port principal de Paris se situe sur la place de Grève, qui est aujourd’hui la place de l’Hôtel de Ville. Il y a aussi le port Saint-Nicolas situé vers le Louvre, et le port Saint-Paul. Chacun a ses spécialités, on n’y trouve pas les mêmes choses. Le dernier, par exemple, accueille le charbon, le bois, les céréales, le foin et le fer. Assez vite cependant, la Seine se retrouve saturée par ces activités économiques. Les prix des loyers pour un emplacement sur le fleuve flambent, et les marchands sont exaspérés d’avoir à attendre parfois un mois, le temps qu’une place se libère avant de pouvoir mettre à quai leurs bateaux et vendre leurs marchandises. Les ingénieurs de Paris décident donc de déporter l’activité fluviale plus au nord. Conséquence : les Parisiens vont perdre leur lien direct avec le fleuve, et ne le retrouveront plus jamais.  On choisit alors de faire de la Seine un axe de navigation, et non plus de sédentarisation pour les bateaux. Un réseau de canaux est conçu au début du XIXe siècle : c’est ainsi que naissent le canal de l’Ourcq, le canal Saint-Martin et le canal Saint-Denis. Si les Parisiens n’ont plus besoin de se rendre sur les berges tous les jours pour se ravitailler, celles-ci deviennent l’endroit privilégié des loisirs et du sport. Des spectacles aquatiques y sont organisés, comme des joutes où deux équipes rivales s’affrontent sur des grandes barques, et qui deviennent très populaires. On s’y baigne également. Si la baignade dite sauvage est réprimée, beaucoup bravent l’interdit, surtout au pied de Notre-Dame. C’est à ce moment que la physionomie des berges se modifie. On construit des quais plus hauts pour éviter les inondations, la Seine ne chatouille plus les pieds. L’une des nouvelles institutions parisiennes est une piscine flottant sur le fleuve, la fameuse piscine Deligny située quai Anatole France. Créée en 1785 sous la forme de bains sur pilotis, elle coula malheureusement en 1993 et ne fut jamais reconstruite. C’était l’une des deux écoles de natation parisienne. En pleine Révolution française, on encourageait déjà la population à prendre des cours de natation pour que tout le monde sache nager, dans un esprit d’égalité, et afin de diminuer les risques de noyade, fréquente à cette époque. Dans l’exposition, de nombreux documents iconographiques, notamment des reproductions de très belles toiles du XVIIIe, dépeignent cette nouvelle vie sur les berges de la Seine. On réalise ainsi à quel point les quais étaient larges et dégagés, comme de vraies respirations urbaines qui appelaient à la flânerie. C’était donc aussi l’endroit idéal pour organiser des feux d’artifice, car ils permettaient de grands rassemblements de foule. Ces réjouissances populaires étaient généralement offertes par la ville au monarque à l’occasion d’un heureux événement. Si le transport de voyageurs sur la Seine a toujours existé, les bateauxmouches ont fait leur apparition lors de l’Exposition universelle de 1867. Le succès fut immédiat : on estime que cette année-là, 3,5 millions de personnes les ont empruntés. La première traversée de Paris à la nage est quant à elle organisée en 1905 par le quotidien “L’Auto”, également à l’origine du Tour de France. C’est un grand succès populaire, tout Paris s’y presse. Organisé chaque année au mois d’août jusqu’en 1936, il restera le grand rendez-vous estival parisien, parrainé par la Fédération française de natation. De nos jours, plonger dans la Seine est moins tentant… A partir des années 70, les bords de Seine voient leur animation diminuer, on les aménage pour faire place au trafic automobile, éloignant ainsi les Parisiens de la quiétude du fleuve. Il faudra attendre trente ans et Paris Plages pour qu’une fois dans l’année, sur une période à cheval sur juillet et août, la circulation soit coupée, et les quais rendus aux riverains. Mais le maire de Paris n’a pas dit son dernier mot puisque l’année dernière, Bertrand Delanoë évoquait la possibilité de rendre les quais aux piétons d’ici à 2012, sur un tronçon de la rive gauche de plus de deux kilomètres, et de réduire la circulation rive droite. Le bonheur des uns fera sans aucun doute le malheur des autres dans cette affaire…

Posted by durand On juillet - 4 - 2011ADD COMMENTS

Meilleurs parcs ou jardins de Paris

Avec ses 2 199 hectares d’espaces verts, Paris n’est pas la capitale la plus verte d’Europe (à peine 6 m2 de nature par habitant). Mais la ville compte tout de même plus de 400 lieux de verdure, grands parcs, jardins intimistes ou squares de quartier. De quoi donner envie de prendre l’air… Petit tour d’horizon des spots majeurs pour goûter les premiers instants de l’été.

Le Parc André Citroën Inauguré en 1992 en lieu et place des anciennes usines Citroën (fermées en 1974 et parties émigrer plus près des ouvriers, en Seine-Saint-Denis), le parc André Citroën est une audacieuse création futuriste qui tranche sacrément avec les autres jardins parisiens – à se demander si on est encore dans la capitale. Pourtant c’est bien la Seine qui vous dit bonjour lorsque vous descendez les allées du parc en pente douce jusqu’au quai de Javel. Avec ses 13,9 hectares de jardins thématiques, d’aires de jeux et de pelouses accueillantes, il est un lieu propice au laisser-aller et à la douceur. Idéal pour les siestes réparatrices, avec ses lits en bois, ou pour bronzer tranquille un livre à la main, le parc André Citroën est surtout un lieu aux couleurs contrastées (jardin noir, vert, bleu, argenté, rouge, orange, doré) qui appelle à l’apaisement instantané. Mettant l’eau à l’honneur (canaux, jets, fontaines au style contemporain) tout en tirant parti des végétaux d’une façon originale (la leçon des maîtres paysagistes japonais a été retenue), il associe parterres de fleurs, arbres d’espèces rares ou communes et serres exotiques. Et si vous voulez prendre un peu de hauteur, le parc abrite le ballon “Air de Paris” (autrefois Eutelsat) qui emmène dans les airs jusqu’à 30 passagers à 150 m et leur offre une vue imprenable sur tout Paris. Plus qu’un jardin futuriste, le parc Andre Citroën est une véritable planète. 15e. M° Javel.

Le parc des Buttes-Chaumont Avec ses collines et ses vallées, c’est le parc le plus pittoresque de Paris. Créé en 1867, le parc des Buttes-Chaumont est aussi l’un des plus grands de la ville, après les Tuileries et le Parc de la Villette. Ses 24,7 hectares de chemins, promenades et espaces verts en dénivelé en font un lieu de promenade agréable, l’un des rares espaces verts à la géographie romantique… Comme le parc est formé de nombreux recoins, il est toujours possible de dénicher un endroit paisible sous les arbres ou en surplomb du lac pour pique-niquer en amoureux, en famille ou entre amis jusqu’à la tombée de la nuit (le parc ferme à 22 h en été et à 21 h le reste de l’année). Les joggeurs aiment y façonner leurs gambettes et les enfants y trouvent tous les atours d’une merveilleuse chasse aux trésors. Il est aussi possible de se sustenter dans l’un des restaurants présents dans le parc, ou sur un des nombreux stands proposant gaufres, crêpes ou glaces à emporter. 19e. M° Botzaris

Le parc de Bercy A quelques encablures du Palais omnisport de Paris-Bercy trône l’un des parcs les plus modernes de la capitale. Avec ses 14 hectares de verdure aménagés sur l’ancien site des entrepôts de Bercy, le parc de Bercy est le dernier né des grands espaces verts parisiens. Si ses pelouses, ses parterres (potager, verger, jardin de senteurs, roseraie, labyrinthe) et son jardin romantique en font un parc classique – avec la belle sculpture d’Etienne- Martin, la Demeure X et la Maison du Lac –, le parc de Bercy montre aussi un versant davantage ancré dans le tissu urbain à travers ses espaces plus ludiques (avec pelouses pour le foot et pistes de rollers). Son architecture novatrice (les monumentaux escaliers conduisant à la Seine, les rails incrustés dans les pavés d’origine…) montre un espace où les arts ont une place privilégiée. Notamment avec la Maison du Jardinage et le Chai, où se tiennent des expositions. Bien installé à l’ombre de la Bibliothèque François Mitterrand, le parc de Bercy concilie art de vivre parisien et goût prononcé pour l’élévation des esprits. 12e. M° Bercy.

Le Jardin des Plantes et le Jardin d’Acclimatation Pour les nombreux amateurs de botanique, de faune exotique et d’espèces aux noms scientifiques complètement gagas, le Jardin des Plantes et le Jardin d’Acclimatation sont de calmes eldorados à explorer sans modération. Situé à quelques mètres de la Gare d’Austerlitz, le Jardin des Plantes est l’endroit idoine pour découvrir les plantes et arbres qui composent notre environnement. Appartenant au Muséum d’histoire naturelle de Paris et se décomposant en huit catégories (de la serre mexicaine et sa flore venue des régions arides et semi-arides du monde au jardin alpin et ses espèces végétales montagnardes en passant par l’école de botanique…), le Jardin des Plantes est le pendant pédagogique et sérieux (de nombreux groupes d’étudiants y viennent parfaire leurs connaissances en sciences naturelles) du Jardin d’Acclimatation créé en 1854 – et dont la mission première fut d’abriter temporairement des espèces animales ou florales. Comportant une petite ménagerie, une petite ferme (pour le plus grand bonheur des scolaires), un parc d’attractions, des aires de jeux, des espaces d’exposition, le jardin d’Acclimatation a des allures de terrain d’expédition pour tout aventurier urbain. Cerise sur le gâteau : la balade en petit train qui vous présente les charmes cachés du Bois de Boulogne… en mode Indiana Jones ! Jardin des Plantes, 5e. M° Jussieu. Jardin d’Acclimatation, 16e. M° Porte Maillot.

Le parc Georges Brassens Créé en 1991 à l’emplacement des abattoirs de Vaugirard (et face à la rue des Morillons où habita longtemps Georges Brassens), ce parc a conservé l’aspect pittoresque de l’époque avec les portes monumentales du marché aux chevaux – ornées de têtes d’équidés et de deux bovins en bronze qui marquaient l’entrée des abattoirs –, son pavillon de la criée et sa superbe tour d’horloge. Le long du parc, les anciennes halles abritent les bouquinistes pendant le week-end. Ce parc à l’anglaise, traversé par une rivière et une pièce d’eau où nagent les colverts, est conçu de façon écologique et éducative. Ici, on retrouve les gestes qui, de tous temps, lient l’homme a la nature : on récolte le miel du rucher, cultive son petit vignoble et réapprend les joies simples des parfums – avec le jardin des senteurs, où les noms des plantes sont également inscrits en Braille. Pour les enfants, manèges, poneys, aire de jeux, et des activités pédagogiques avec les écoles voisines organisées tous les jours. 15e. M° Vaugirard.

Le parc de Belleville Surplombant l’Est parisien et le 20e arrondissement tel un navire échoué, le parc de Belleville est un ovni paysager de 45 000 m2 construit comme une succession de terrasses. Voilà qui explique cette magnifique vue panoramique sur la capitale qui fait le bonheur des touristes autant que celui des amoureux transis. Avec ses aires de jeux pour les enfants, ses tables de pingpong pour sportifs en devenir, ses nombreuses pelouses accessibles ou encore son théâtre de plein air (pris d’assaut les jours d’été), le parc de Belleville est une alternative bucolique au bouillonnement permanent de la ville. Les enfants peuvent même tenter une baignade tranquille dans les deux grands bassins peu profonds qui y sont abrités. Et pour finir la journée en douceur, on vous conseille la visite de la Maison de l’air (parcours ludo-éducatif ou expositions temporaires et permanentes sont organisées toute l’année). 20e. M° Couronnes ou Pyrénées.

Le jardin du Musée Rodin A l’angle du boulevard des Invalides et de la rue de Varennes se cache un havre de verdure parsemé de bronzes et de marbres : le jardin du musée Rodin. Ce lieu envoûtant se compose de l’hôtel Biron – chef-d’oeuvre de l’architecture rocaille des XVIIe et XVIIIe siècles – et de l’ensemble du jardin qui l’entoure. De la terrasse, on perçoit un tapis de pelouse aux lignes parfaites qui commence au bas de l’escalier de l’hôtel et se termine par une fontaine. Deux sous-bois à chaque extrémité abritent les bronzes de Rodin (dont les énigmatiques “Trois Ombres” et “Les Bourgeois de Calais”). L’entrée du jardin au nord accueille “Le Penseur”. Le célèbre personnage résume bien l’architecture épurée et la subtilité de ses détails qui font la force de ce lieu de méditation et d’apaisement. On ne comptera pas les variétés infinies de plantes, fleurs – oeillets, capucines, tulipes, genêts, anémones, bambous, iris, etc. – et arbres veillant comme de vieux gardiens – érables, houx, bouleaux, noisetiers, merisiers, etc. -, qui, pour les familles subjuguées, les amoureux et les nombreux touristes, ajoutent encore au charme du lieu. 7e. M° Varenne.

Le parc de la Villette Un parc digne de ce nom, à l’architecture audacieuse, dans l’un des quartiers les plus culturels de la capitale. Situé à deux pas de la Cité des Sciences, le parc de la Villette s’étend sur une superficie totale de 55 hectares, traversée par le canal de l’Ourcq. Il abrite plusieurs lieux à vocation culturelle et artistique (Cité de la Musique, Zénith), mais pas seulement : quelque 35 hectares sont consacrés à la nature, permettant aux visiteurs et curieux en tous genres d’y observer des espèces d’arbres rares et des plantes, qu’elles soient aromatiques, aquatiques, potagères ou sauvages. Envahies par les enfants et les footballeurs amateurs tous les week-ends, les pelouses du parc sont aussi le théâtre d’événements artistiques de premier plan, comme Villette Sonique en mai-juin. Si vous êtes d’humeur ludique, un petit tour au centre équestre ou bien encore une petit leçon privée au kiosque à musique devraient vous donner envie de faire du lieu l’une de vos adresses de prédilection. Cet été, comme chaque année, le parc s’ouvrira aux “Scènes d’été”, soit des concerts gratuits en plein air, les 9, 10, 17, 24 et 31 juillet, et les 7, 20 et 21 août (voir page “Save the date”). 19e. M° Porte de la Villette. Infos sur www.villette.com

 

Posted by durand On juin - 20 - 2011ADD COMMENTS

Trouver un jardin partagé à Paris

Il existe encore à Paris des terrains vagues appartenant à la Ville, coincés entre deux immeubles, non constructibles et ne pouvant donc faire l’objet de convoitises immobilières. Ouvrez l’oeil dans votre quartier, car vous pourriez transformer un petit lopin de terre en véritable oasis urbaine avec l’aide des vos voisins. Ça vous tente ? Ça s’appelle le jardin partagé. Encastré entre deux immeubles, un terrain attire l’attention. Ou serait-ce plutôt le vert qui aguiche l’oeil urbain ? Un grillage, un grand carré de végétaux divers, et un panneau de bienvenue dans le “jardin Baudélire”. Nous sommes dans le 18e arrondissement, pas loin de la Mairie et du métro Simplon. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette vision surprend. Bah oui, ce genre de parcelle vierge de béton dans Paris, c’est plutôt rare. En général, c’est une friche avec un immense panneau signé d’un géant du bâtiment annonçant qu’un immeuble flambant neuf va bientôt y pousser, plutôt qu’un potager. Mais ces jardins d’un nouveau type commencent à faire des petits dans la capitale, où l’on en dénombre déjà une cinquantaine. Il ne s’agit pas de parcs publics, car beaucoup plus petits, et ouverts uniquement le week-end. C’est ce qu’on appelle le jardin partagé, et il faut avoir la clé. Il est né à l’initiative des habitants du quartier, qui se sont regroupés en association pour pouvoir bénéficier d’un terrain alloué par la Ville de Paris et mettre ainsi les mains dans la terre. On imagine la motivation, la patience et le courage également, car se faire attribuer un bout de terre dans la capitale juste pour en faire un jardin n’est pas chose facile, d’autant que de tels lopins sont rares. Mais au bout du compte, la persévérance paie. En créant une association pour le jardin partagé, on doit aussi adhérer à la charte Main Verte, pour s’engager ainsi à cultiver de façon écologique, c’est-à-dire sans pesticides ni engrais. Au mois de mai, ce sont trois nouveaux lieux, avec le jardin Baudélire, qui ont été inaugurés en grande pompe, créant ainsi un micro-événement dans les quartiers. Le Bois Dormoy, 2 000 mètres carrés cité de la Chapelle dans le 18e, se veut une petite forêt urbaine et un refuge pour les oiseaux. Le jardin Croulebarbe, dans l’enceinte du square René Le Gall dans le 13e, est une toute petite surface de 200 mètres carrés. Le maire de l’arrondissement a néanmoins fait le déplacement le jour de l’inauguration : c’est dire si ce genre d’initiative est plus qu’encouragé officiellement en ce moment. Alors, si vous avez, vous aussi, envie de créer un jardin avec vos voisins et les habitants du quartier, vous l’avez compris, la première chose à faire est de se regrouper en association et de trouver un joli petit nom pour votre terre. Ouvert en 2005 sur une friche pentue de 1 000 m2 le long des voies du RER B, le jardin de l’Aqueduc est aujourd’hui une oasis urbaine entretenue par des passionnés, où se côtoient légumes, vignes, fleurs, et même des ruches. Les habitants ont choisi de l’appeler ainsi en référence à l’édifice construit sous Catherine de Médicis pour alimenter Paris en eau potable. Ce terrain est divisé en petites parcelles de deux mètres carrés que cultivent en toute liberté plus de 280 Parisiens. Cependant, seuls les membres peuvent jardiner, pour des questions d’assurances. Venir au jardin, ce n’est pas non plus juste travailler sa parcelle, il y a aussi des espaces communs comme celui pour les enfants. Il y a également un encadrement pédagogique à assurer auprès des scolaires en visite, sans oublier la vigne à entretenir collectivement. Ici, dans ce paradis urbain, les places sont chères, car il n’est pas extensible. Il paraît qu’on peut attendre jusqu’à deux ans pour obtenir une parcelle ou pouvoir en entretenir une déjà existante, avec un voisin sympa qui vous laisserait mettre vos mains dedans… Le jardin partagé est surtout une expérience vecteur de lien social. Situé dans le 20e arrondissement, dans le quartier populaire des Vignoles en pleine réhabilitation, le Jardin Solidaire est né en 2000 à l’initiative d’un artiste plasticien, Olivier Pinalie, et de quelques habitants. Ensemble, ils décident de s’emparer d’une friche de 2 500 m2, un terrain vague à l’abandon qui contribue à donner une mauvaise image au secteur. Les premières années, le projet prend des airs de véritable chantier, puis l’endroit devient enfin accueillant et s’ouvre plus largement. Une multitude de fêtes conviviales y sont alors organisées : celle de la Musique, mais aussi des pique-niques, des ateliers divers avec les enfants, etc. Le jardin partagé permet cette chose essentielle : rompre avec l’anonymat de la rue. Malheureusement, le Jardin Solidaire a dû disparaître en 2005 pour laisser la place à un gymnase, des logements sociaux et un parking souterrain, projets qui étaient prévus depuis dix ans. C’est le marché qui avait été passé, et un sacré défi que les habitants du quartier ont su relever. Tous ces jardins nés d’initiatives particulières montrent que beaucoup de Parisiens souhaitent que la végétation soit plus présente en ville. Ils ont besoin de jardiner et d’avoir un contact direct avec la nature, tout en étant responsables d’un petit coin de terre. Cet été, saison propice au farniente, un jardin partagé parisien différent est ouvert à tous chaque jeudi en fin de journée, pour un pique-nique. L’idée ? Mettre les petits pots dans les grands, casser la graine, s’échanger des tuyaux… Vous l’aurez compris, il s’agit de se rencontrer entre passionnés qui possèdent ou pas un jardin. Et de quoi on causera ? Sans aucun doute de compost, de récupération d’eau, d’association de plantes, de ruches… Particulièrement accueillant, le lieu présentera bien sûr ses réalisations et pratiques, histoire de vous donner les bonnes idées à suivre. L’urbain bobo serait-il en train de se transformer en paysan moderne ?

Posted by zyngaboubsisiokica On juin - 6 - 2011ADD COMMENTS

Que faire à Paris avec son bébé ?

Que faire avec son bébé à Paris ? Si la capitale est bien fournie en activités pour les enfants déjà scolarisés, elle est encore en retard sur l’accueil des tout-petits et des parents avec poussette. Petit tour d’horizon, entre sport, détente, restaurants et spectacles, pour les parents qui souhaitent conserver un semblant de vie sociale sans pour autant délaisser leur bambin.

Un peu de sport à Paris

Née aux Etats-Unis, la “gym poussette” arrive en France, et notamment à Paris. Le concept est assez simple : des exercices physiques avec ou autour de la poussette. Form’mum propose des cours à partir de début juin, dans cinq parcs de la capitale et de ses alentours : les bois de Vincennes (12e) et de Boulogne (16e), le parc Suzanne-Lenglen (15e), le Mont- Valérien (Hauts-de-Seine) et les Buttes-Chaumont (20e). On s’échauffe d’abord pour tenter d’endormir le bébé, puis les exercices montent en intensité au fur et à mesure de la séance d’une heure, pour finir par des étirements, appuyé sur les poignées (www.form-mum.com). Le yoga maman-bébé est aussi une activité de plus en plus répandue. Il permet de reprendre la pratique sportive en douceur après neuf mois pendant lesquels la femme enceinte n’a pas pu trop bouger. Il s’agit de se retrouver bien dans sa peau, de se ressourcer et de se relaxer avec son enfant. On y vient aussi pour apprendre les gestes qui permettent de soulager sa carcasse, comme porter son bébé sans se déplacer une vertèbre… De nombreux cours sont disponibles à Paris et dans la région, généralement conseillés pour les bébés entre 2 et 12 mois. L’activité immanquable : jetez-vous à l’eau en emmenant votre enfant aux cours de bébés-nageurs. De nombreuses piscines proposent ces cours, en général le soir et le week-end, à partir de 4 mois. Le format est flexible, mais une association comme Les Mouettes à la piscine Mathis (rue Mathis dans le 19e) propose une formule façon libre service, avec un bassin réservé aux bébés et chauffé à 32°, où les parents déambulent à leur guise et à leur rythme avec leur bébé entre les mains, accroché à une “frite” ou gambadant sur un tapis à la recherche des nombreux jouets qui flottent un peu partout. Les quelques maîtres nageurs sont là pour vous encadrer et vous donner des conseils pour faire évoluer l’enfant. Et selon les piscines, si vous y allez à deux, vous trouverez peut-être le temps de faire quelques longueurs dans le grand bassin. Pour trouver une piscine “baby-friendly”, rendez-vous sur le site de la Fael (Fédération des activités aquatiques d’éveil et de loisir), www.fael.asso.fr, qui classe par départements plus de 200 associations et clubs proposant des activités aquatiques pour les bébés.

Se détendre avec bébé

Pour les mamans désespérées de retrouver un peu de féminité, Mum & Babe offre une parenthèse idéale. Situé rue Keller dans le 11e, ce salon de coiffure-institut de beauté-espace enfant propose la combinaison idéale pour les mamans qui manquent de temps. On peut s’y faire masser, manucurer et coiffer pendant qu’une puéricultrice courra après votre petit monstre à votre place. Et si vous ne parvenez pas à le quitter du regard plus de quelques minutes, vous pourrez toujours l’apercevoir à travers la vitre. Une sorte de Graal pour toutes les mamans. Mum & Babe organise aussi des ateliers d’éveil au rythme (pour les enfants de 0 à 3 ans) et des ateliers pédagogiques en anglais (de 1 à 4 ans). Si vous n’arrêtez pas de rabrouer votre conjoint(e) pour ses photos ratées prises avec son smartphone, voici le bon plan pour attraper des (jolis) souvenirs de la petite enfance : un shooting photo dans un vrai studio avec un professionnel. Pour 79 euros, Be Cool Models (avenue Philippe Auguste dans le 11e) propose une séance photo maman bébé de 45 minutes, avec trois tirages à l’arrivée. De quoi constituer un petit book rapide si vous espérez secrètement que votre enfant figure un jour dans un catalogue Vertbaudet.

Boire, manger… et langer son enfant

L’autre grand défi des parents parisiens, c’est d’arriver à changer leurs enfants dans un endroit public. Les bars et restaurants parisiens sont assez peu équipés en tables à langer. Et allez donc essayer de ranger une poussette au milieu d’une terrasse bondée. Il existe toutefois quelques endroits pour manger et boire qui sont optimisés pour les parents et leurs quatre-roues. Le plus connu est le très tendance Poussette Café, dans le 9e arrondissement. Ici, on trouvera une aire de parking, des toilettes adaptées, des chaises hautes, un espace de jeux, mais aussi des tables pour que les parents puissent prendre un verre. Ouvert du mardi au samedi de 10 h à 18 h 30, il propose une formule café-gâteau à 5 euros. Et si vous vous retrouvez un jour à proximité et sous-équipé pour le petit, le Poussette Café vend aussi des repas pour bébés (3 euros) et des couches. Des ateliers sont également organisés tous les jours, à choisir entre sophrologie, massage, chants ou magicien. Sur le quai de la Loire, le Cafézoïde s’autoproclame premier café culturel pour enfants, et accueille poussettes, bébés et parents indistinctement du mercredi au dimanche de 10 h à 18 h. En bas, on range son char comme on peut, on prend un café ou un diabolo et on monte dans la salle pour laisser gambader son petit sur les matelas ou participer aux multiples activités proposées qui favorisent l’éveil, l’apprentissage et la créativité. Une fois, c’est un spectacle de magicien, une autre un funambule qui apprend aux enfants à tenir sur une corde… Un gentil bazar, ouvert aux tout-petits mais aussi aux adolescents, et qui facilite les rencontres entre parents. Prix d’entrée : 2 euros. Dans le 18e arrondissement, Ô Bambinid offre plus de 150 m2 d’espace de jeu aux enfants, conçu par un designer, à savoir une aire décloisonnée et molletonnée, sans couleurs trop criardes. Il y a quand même un petit coin pour les adultes, le “café cosy”, où vous pourrez vous ressourcer avec un thé, un café ou un jus de fruits (1,50 ¤ la consommation). Un bon endroit pour faire une pause et laisser courir le petit en sécurité, entouré par une équipe qualifiée. Pour les parents dont la nounou s’est cassé le pied, il est aussi possible de faire garder son enfant, pour une ou huit heures, selon votre convenance. La structure (qui peut accueillir jusqu’à 20 enfants) est agréée par la Protection maternelle et infantile. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 19 h, et le samedi de 10 h à 12 h 30. Dernier né des endroits “baby friendly”, le Café Grenadine (avenue du Maine dans le 14e arrondissement) a été créé par une maman qui en avait assez d’être regardée avec de gros yeux quand elle s’installait dans un café avec sa poussette. Elle abrite désormais, dans une ancienne pharmacie, un endroit dédié aux enfants de 0 à 6 ans, avec evidemment évidemment un espace de jeu (livres, puzzles, jouets…), des transats pour les nourrissons et des canapés pour les parents, qui peuvent manger pour 10 euros (menu plat-dessert). En bonus, un espace boutique, avec des accessoires pour maman et bébé, des créations couture, ou encore des kits de faire-part.

Sortir, enfin avec bébé à Paris

Dès que son enfant commence à s’intéresser à autre chose qu’à ses dix doigts, on peut l’emmener au théâtre. Si vous trouvez les chapiteaux ambulants un peu froids et les aventures de Guignol et du crocodile un peu ringardes, quelques salles parisiennes proposent des spectacles spécialement pour les tout-petits. Situé rue de La Folie Méricourt dans le 11e arrondissement, le Théâtre A la folie a une programmation « pédagogique et interactive » pour les très jeunes enfants, dont une création avec marionnettes, Le Pays où tout est permis (à partir de 3 ans) et, jusqu’au 11 juin, le spectacle musical Doudou, écoute avec moi (à partir de 6 mois), qui cumule les grands classiques, avec un carillon, une fée, un mouton, un crocodile et Pierrot au clair de la lune. L’Antre Magique, rue Saint-Georges dans le 9e, propose, comme son nom l’indique, de nombreux spectacles de magie avec participation des enfants (Mysteriousss le magicien ou Ravioli le clown). L’autre grand succès de ce théâtre, c’est la comédie musicale magique Petit Ours, à l’affiche en permanence. D’autres salles, comme le Théâtre Essaillon (rue Pierre-au-Lard dans le 4e), « le plus grand des petits théâtres » l’Aktéon (rue du Général Blaise dans le 11e), qui joue le très bon spectacle Soupes de couleur jusqu’au 26 juin, ou le théâtre Marsoulan (rue Marsoulan dans le 12e) proposent des spectacles pour jeunes enfants. De quoi captiver, voire ravir, votre bambin pendant une petite heure. Pour voir les spectacles en cours et à venir, direction www.theatreonline.com, rubrique “pour enfants”. Enfin, si vous vous promenez dans les passages couverts de Paris, faites une pause dans la galerie Vivienne, au magasin Si tu veux jouer (http://situveuxjouer.com), qui laisse des tas de jouets à disposition en devanture pour que les enfants puissent s’amuser. Un must pour les tout-petits, à éviter à tout prix si vous êtes pressé.

Première impression lorsqu’on franchit la porte de cette bâtisse du XIXe siècle : sa décoration intérieure futuriste lui va à merveille. Immenses lampes en forme de réacteurs ; leitmotiv de cubes lumineux omniprésent, de l’accueil au foyer du théâtre, pièce principale du lieu ; signalétique 8-bit et old school à souhait ; bref, on se sent bien au chaud dans ce nouveau cocon high-tech. Deuxième bonne surprise : le chaleureux accueil de l’équipe du lieu, qui nous informe – et c’est la troisième bonne surprise – que l’accès aux principaux endroits de la Gaîté est gratuit. On accède donc librement à la salle de jeux, où huit bornes équipées de Xbox 360 permettent de jouer en famille à des créations indépendantes telles que “Limbo”, “Pixel” ou “Braid”, ainsi qu’à l’avant-dernier “Prince of Persia”. On accède ensuite à une bibliothèque où livres sur la culture numérique et magazines vidéoludiques attendent les digital natives ; une sélection enfantine se niche même dans un coin douillet. C’est également ici que l’on peut visionner des films en images de synthèse tels que l’excellent court métrage français, “Oktapodi”. Puis on monte au deuxième étage pour une quatrième bonne surprise : un concert, dans la série “Ambient Sunday” de la Gaîté. L’un des trois concerts hebdomadaires du lieu, qui permet de découvrir dans de bonnes conditions les nouveaux talents musicaux (10 euros plein tarif, 8 euros tarif réduit) dans un étonnant décor argenté. Ce jour-là, il s’agissait du très innovant Peter Broderick, qui joue du folk façon Fleet Foxes tout en samplant ses propres sons (voix, instruments) pour rejouer dessus, en direct. Alliance parfaite de tradition et modernité, Broderick n’aurait pu espérer trouver un lieu mieux adapté à sa musique. Enfin, après une courte pause pour se rafraîchir au bar du foyer de l’ancien théâtre, on redescend au rez-de-chaussée pour une nouvelle découverte : une immense installation murale où une série de pyramides s’allume en séquence, avec accompagnement sonore. Le son est également au centre d’une autre installation, juste à côté. Dans cette “chambre sonore”, une petite pièce dont les murs sont tapissés d’enceintes, se trouve “Les Fenêtres”, une création de Scanner en collaboration avec UVA (United Visual Artists, les Bri tanniques ayant fait l’ouverture de la Gaîté) à base d’improvisations inspirées de Charles Baudelaire. Ces citations sont accompagnées d’un jeu de lumière pour le moins déroutant. Au terme de ce parcours, on n’est fort heureusement pas confronté à l’habituel magasin de souvenirs cher à la plupart des musées, mais à un concept store signé Amusement, “alt-magazine” vidéoludique du très inspiré Abdel Bounane. Au programme : lampadaires Star Wars, jeux d’échecs Super Mario Bros., modèle réduit de la voiture de “Retour vers le futur”, lunettes infrarouges, et des centaines d’autres objets soigneusement choisis pour le bonheur des geeks en tous genres. En somme, même sans exposition – la prochaine aura lieu du 21 avril au 27 mai, autour du studio de design Universal Everything –, la Gaîté lyrique est un lieu qui vaut très largement le détour. Sa programmation musicale pointue, son design radical, son atmosphère décontractée et chaleureuse, et surtout sa façon inédite d’accueillir à bras ouverts la création numérique sous toutes ses formes – en communauté au sens large, c’est à- dire pour tous – sont autant de raisons d’y passer sans tarder.

Posted by aabulgarForeva On mars - 28 - 2011ADD COMMENTS

Madame Grès, la couture à l’oeuvre : Expo Paris

Des têtes couronnées aux stars d’Hollywood en passant par le Tout-Paris, Madame Grès fut la couturière des grands de ce monde, traversant cinquante ans de mode avec un style intemporel et très personnel. Celle qui fit siens les drapés antiques, la seule aussi peut-être qui réussit à créer des tenues aussi minimalistes que sexy bien avant l’heure, reste à jamais la personnalité la plus secrète de la mode. Une rétrospective originale lui rend hommage.  Elle voulait être sculptrice, elle aura été l’une des couturières françaises les plus respectées dans le monde. Les Anglo-Saxons l’avaient surnommée “the designer of the designers” (“la créatrice des créateurs”), une expression qui à elle seule dit combien Madame Grès a été et est toujours source d’inspiration pour les plus grands, Yves Saint Laurent en tête qui toute sa vie lui a voué une très grande admiration. Azzedine Alaïa et Dominique Sirop, pour ne citer qu’eux, collectionnent ses robes et ont d’ailleurs prêté quelques-unes de leurs pièces rares au musée Galliera. Dans l’exposition “Madame Grès, la couture à l’oeuvre”, on redécouvre cinquante ans d’un style fort et intemporel, avec ces fabuleuses robes drapées à l’antique, comme moulées sur le corps, qui ont traversé les décennies, des années 30 aux années 80 sans un faux pli. Mais le style Madame Grès, c’est aussi l’avant-garde du minimalisme dès les années 50, avec des tailleurs et des robes aux coupes strictes, et, toujours, une touche de sensualité pour contrebalancer. C’est un juste hommage qui est rendu aujourd’hui à celle qui se sera toujours effacée derrière ses créations, qui détestait parler d’elle, qui n’accorda du coup que de très rares interviews, probablement difficiles à mener, tant la dame avait la réputation d’être mutique. Edmonde Charles-Roux, grande journaliste et femme de lettres, définit ainsi la couturière comme « la femme la plus secrète, la plus silencieuse et la plus déterminée du monde ». On retiendra surtout une existence consacrée à son art, car il s’agit bien de cela, d’une idée de la couture qui n’existe plus aujourd’hui tant son exigence était extrême. Travailleuse acharnée, Madame Grès a été tout au long de sa vie en quête de la perfection. Pour la première fois, près de quinze ans après sa mort, une rétrospective lui est consacrée à Paris. Le résultat est particulièrement réussi. L’idée de monter cette exposition hors les murs du musée Galliera qui en est pourtant à l’initiative, pour choisir ceux du musée Antoine Bourdelle, était excellente, car elle permet de découvrir un décor aussi magnifique qu’inattendu. Une scénographie des plus majestueuses pour ces robes que la dame imaginait finalement comme des sculptures de corps. Les statues monumentales de Bourdelle face aux drapés parfaits de Grès, la confrontation de la pierre et du tissu fonctionne à merveille et nous plonge dans le nerf de sa recherche perpétuelle. Sûrement parce qu’elle était très avare en commentaires, une de ses rares déclarations est restée gravée dans les mémoires : « Je voulais être sculpteur. Pour moi, c’est la même chose de travailler le tissu ou la pierre. » Des robes face aux statues « Elle n’a jamais mis de barrière entre la sculpture et la mode, et considérait le vêtement comme une sculpture molle », explique Laurent Cotta, l’un des trois commissaires de l’exposition, chargé de la création contemporaine au musée Galliera. Outre les oeuvres de Bourdelle qui constituent le décor, les mannequins sur lesquels les robes sont exposées ont été installés sur des sellettes en bois de différentes tailles, ces tablettes qui servent habituellement de socle aux sculptures. Quand une série de robes tout en monochrome ivoire se retrouve entourée de statues, la vision est d’une rare beauté. Si l’exposition a envahi tout le musée, deux pièces rendent les créations de la couturière encore plus surprenantes dans l’intimité de Bourdelle. Tout d’abord, dans son atelier. Deux vitrines face à face. Les boiseries et la lumière particulière qui règne dans cette pièce forment un bel écrin pour la robe du soir drapée orange feu appartenant à Dominique Sirop, datant de 1976. Il fallait aussi oser, dans la chambre du sculpteur, placer en vis-à-vis l’immense crucifix qui y trône et cette longue robe noire monacale impeccable d’austérité et de sensualité, haut perchée sur sa sellette de bois… Il ne faudra pas non plus rater la série de croquis de Madame Grès, un don de Pierre Bergé au musée Galliera. Son ancienne propriétaire ayant décidé de s’en séparer, c’est in extremis que l’homme d’affaires les acquit. Pierre Bergé connaissant l’admiration éperdue d’Yves Saint Laurent pour Madame Grès, qu’il partageait d’ailleurs. La dame au turban (qu’elle ne quittait jamais) était autodidacte. Elle aurait appris les bases de la couture en trois mois auprès d’une première d’atelier. Et parce qu’elle ignorait les “codes” et les techniques strictes de la couture à proprement parler, elle inventa les siens, avec ses fameux plissés à plat, ce qui fera son style si unique. Ellemême en avait pleinement conscience : « Je ne connaissais pas le métier. Coudre, couper. L’ignorance est quelque chose de très important… Elle a la pureté de l’innocence. Elle vous mène à tenter des choses que les autres n’oseraient pas essayer. » Dès 1933, Germaine Krebs est déjà connue sous le nom de Mademoiselle Alix et sa grammaire stylistique est déjà en place. Dans les années 30, l’esthétique antique est en vogue, et cela lui sera extrêmement profitable. En 1935, elle crée ainsi les costumes pour la pièce “La Guerre de Troie n’aura pas lieu” de Jean Giraudoux : c’est la consécration dans le magazine “Vogue”, et surtout les commandes pleuvent, les femmes veulent ces robes qui vont les transformer en déesses. Une disparition très discrète Elle habille dès lors le Tout-Paris comme le gotha international. Avec elle, le vêtement n’est jamais contraignant ; bien au contraire, la fluidité et l’apparente simplicité doivent régner. D’ailleurs, le jersey est sa matière de prédilection. Il y a aussi beaucoup de sensualité dans ses créations. Que ce soit un décolleté profond dans le dos, un buste tressé-drapé, la façon dont le corps est moulé ou juste les doublures taillées dans des tissus très doux. Le plaisir de porter doit primer. Mais pourquoi mademoiselle Alix se transforme- t-elle en Madame Grès quand elle ouvre sa propre maison de couture ? “Grès” est en fait le quasi-anagramme du prénom de son mari Serge dont elle était éperdument amoureuse ; la signature que lui-même utilisait, puisqu’il était peintre. Ce dernier aurait très mal pris cet “emprunt”. Peu de temps après, trouvant la passion dévorante de la couturière trop étouffante, il la quitte et part pour Tahiti. Elle ne le reverra jamais, et cette séparation fut l’un des épisodes les plus douloureux de sa vie. Peut-être même ne s’en est-elle jamais remise. Pour Laurent Cotta, « c’est à ce moment qu’elle se consacra uniquement à son travail. C’est flagrant, il y a un avant et un après-Serge ». Après ce drame personnel, il n’y aura plus rien d’autre que la création, et on ne lui prête que de très rares amitiés. Balenciaga et la duchesse d’Orléans font partie des proches, mais Madame Grès n’a en réalité aucune vie sociale. Ala fin des années 70, la haute couture est déjà en perte de vitesse. Sa maison, qui connaît les pires difficultés, est rachetée en 1984 par Bernard Tapie qui veut développer le prêt-à-porter. Cela se passe très mal entre eux, et finalement c’est la liquidation. La discrétion de la grande dame fait que petit à petit, au crépuscule de sa vie, elle va disparaître et se détacher du milieu de la mode. Elle mourra seule dans sa maison de retraite, sans que personne dans la profession ne l’apprenne. Sa disparition ne sera révélée qu’un an plus tard par le quotidien “Le Monde”. Une volonté de sa fille, qui dit avoir agi pour protéger sa mère. Cette dernière était peut-être dure et austère, mais capable également de grands élans du coeur et de beaucoup de générosité, trop même. Les discrets partent toujours sans éclats. On le regrette vivement quand on parvient au terme de cette belle exposition qui fait parfaitement honneur à cette grande dame.

Posted by durand On mars - 21 - 20111 COMMENT

Trouver une scène ouverte pour son show à Paris

Vous vous sentez l’âme d’un showman et vous rêvez de tester vos skecths face à un public ? Vous voulez simplement découvrir les humoristes de demain ? Voici une sélection non exhaustive de lieux parisiens où chacun peut venir tenter sa chance… pour peu qu’il ait un minimum de talent.

Les scènes ouvertes n’ont jamais connu autant de succès. Avec la popularisation du stand-up en France, à travers notamment la présence croissante de ces “pros de la vanne” dans les médias, les planches paraissent désormais accessibles au commun des mortels. « Le stand-up, à un moment il n’y avait plus que ça, explique Sabrina du FIEALD (Festival international d’expression artistique libre et désordonnée). Et la tendance reste forte, tout le monde veut tenter sa chance. Les gens se disent qu’il y a la télé derrière et croient qu’ils vont devenir les nouvelles stars de l’humour, même si jusque-là, ils n’ont fait rigoler que leurs collègues. » Manu Smadja, programmateur de feu le Pranzo, qui vient de fermer ses portes, constate l’essor des vocations. « Il y a du monde tout le temps, c’est surprenant. Les gens veulent monter sur scène, et veulent voir des gens monter sur scène. C’est pourtant une démarche particulière que d’aller dans des cafés-théâtres où des jeunes font leur premiers pas. Mais il y a un côté un peu underground qui plaît. » Et derrière, le public a la satisfaction de pouvoir dire en voyant un artiste à la télé: « Lui, je l’avais découvert sur scène ! »

Le Pranzo faisait passer des castings pour plusieurs festivals d’humour, également sous forme de scène ouverte. « Cela nous permettait d’auditionner directement du fond de la salle », explique Manu Smadja, qui voyait la liste d’attente s’allonger de noms d’humoristes. « Tous les jours, cinq ou six personnes qu’on ne connaissait pas nous demandaient à monter sur scène. Comme il y avait beaucoup de requêtes, je faisais passer des auditions privées toutes les semaines pour apporter des conseils et essayer de donner confiance. C’est essentiel si on veut progresser. » Encore peu nombreuses, les scènes ouvertes viennent de recevoir un coup sur la tête avec l’annonce de la fermeture du Pranzo, qui se trouvait au 35, boulevard de Bonne Nouvelle dans le 2e. Véritable QG des humoristes parisiens, le café, qui proposait trois scènes ouvertes toutes les semaines, a fermé brutalement ses portes, le propriétaire du lieu souhaitant changer d’orientation et en faire un supermarché. Au grand dam de la communauté des cafés-théâtres et du stand-up, qui compte se mobiliser, mais sans grand espoir.

Le Comedy School
Lancé par Seb Milla il y a trois ans, le Comedy School s’était installé au Pranzo, qui ouvrait sa scène trois fois par semaine et qui vient malheureusement de fermer. Au Comedy School, on peut venir chanter ou slammer, mais la scène est surtout destinée au stand-up. Milla en a fait son petit laboratoire. « Depuis le Jamel Comedy Club, le stand-up est en effervescence. L’aspect négatif, c’est qu’il a tendance à être assimilé à de l’humour de banlieue, ce qui est réducteur. Heureusement, tellement de monde s’y est mis que de nouveaux courants sont en train d’émerger. » Chaque artiste dispose de dix minutes pour convaincre. On y voit des comédiens confirmés venant faire leur promo, et des débutants, préalablement choisis par le maître de cérémonie. « Je demande une vidéo pour la sélection. Mais je ne juge pas, c’est juste pour qu’ils ne fassent pas n’importe quoi. Je suis un peu responsable quand même. » Auparavant au Pranzo, désormais en quête d’un nouveau lieu. Tél. auditions : 06 67 42 23 45. www.myspace.com/comedy_school.

Le Café Oscar
Tous les mercredis se tiennent les Oscars du rire dans ce lieu tout en boiseries au fond d’une petite cour de la rue Montmartre. William, le maître de cérémonie, s’appuie sur ses nombreux contacts pour sélectionner les participants. « Vu que je fais beaucoup de plateaux, on se connaît un peu tous. Ça marche par le bouche-à-oreille. » Une demi-douzaine d’artistes défilent chaque semaine pendant une dizaine de minutes (des ados, des comédiens plus classiques ou même un mentaliste), avec William qui teste ses vannes pendant les interludes. Le tout dans une ambiance bon enfant, le public ne se montrant jamais trop difficile. Le chapeau circule à la fin pour payer les artistes. A votre bon coeur, messieurs dames. 155, rue Montmartre, 2e. Tél. : 01 42 21 09 61. Tous les mercredis à 21 h, entrée gratuite, vestiaire obligatoire.

L’échappée bulle
Seul café du 17e à proposer une scène ouverte, l’Echappée bulle offre son podium aux artistes tous les jeudis. Ici, le casting est réalisé par un comédien, Olivier Sadoine, qui fait le tour des cafés-théâtres. Le proprio, qui a notamment signé le design de la Flèche d’or et du Troisième Lieu, a construit un bar tout en verre. Les scènes ouvertes ont repris depuis l’automne dernier, après une première tentative fructueuse avant l’été. Et si vous osez monter sur scène, on vous offre à boire et à manger ! 20, rue des Dames, 17e. Tél. : 01 55 06 01 29. “Soirées cool” tous les jeudis de 20 h à 23 h.

Le Théâtre de la Main d’or
Ici, on veut bâtir une scène ouverte différente des autres. Jacky, qui s’occupe de la sélection, cherche avant tout des profils originaux, « pourvu que les gens soient passionnants dans leur discipline. Je veux de l’audace, de l’originalité. Si l’on vient me parler des talonnettes de Sarkozy, je laisse tomber. Les blagues sur le physique, ça ne m’intéresse pas. » Pour les auditions, il suffit de l’appeler puis de venir présenter sa performance devant les élèves des cours que Jacky donne le samedi matin. Et les amateurs répondent présents : « Ce sont eux qui prennent le plus de risques. Les pros veulent le succès, donc ils se sont déjà calmés. Le besoin de réussir amène à faire des concessions énormes. » 15, passage de la Main d’or, 11e. Le premier dimanche de chaque mois à 20 h 30. Entrée gratuite. Tél. : 06 25 60 57 15.

Le FIEALD
Le FIEALD, au théâtre de Trévise, est le vétéran du genre. Depuis vingt ans, c’est un peu l’antichambre du succès puisqu’ici, tout le monde peut monter sur scène sans aucune sélection : il suffit de se présenter à 19 h 30 dans le hall. Les places sont chères : ils ne seront qu’une dizaine d’élus, sur les vingt ou trente personnes qui se présentent chaque dimanche. Des humoristes pour la plupart, mais aussi des chanteurs, danseurs ou jongleurs. Sabrina, de l’équipe du FIEALD, reconnaît que le pari est toujours risqué : «On s’expose à chaque fois. C’est notre marque de fabrique. Il peut y avoir des bonnes surprises, comme des mauvaises, voire des très mauvaises… L’idée c’est de laisser sa chance à tout le monde. »S’il fut un temps où le public pouvait faire sortir de scène les malheureux candidats en les sifflant, l’ambiance est plus calme aujourd’hui : « Parfois, certains font des commentaires à haute voix dans la salle. Mais il est très rare que le public se ligue contre un artiste. Le pire, en fait, c’est quand les gens ne rigolent pas du tout. » Là, les cinq minutes peuvent sembler très longues. Tous les dimanches à 21 h au Théâtre de Trévise, 14, rue de Trévise, 9e. Entrée : 8-10 ¤. www.fieald.com

Le Chinchman
Depuis 2006, le Chinchman est hébergé au Café de Paris, à Ménilmontant. Menée par l’ancienne actrice Françoise Deldick et son fils Aurélien Wiik, lui-même comédien, c’est une scène complètement ouverte, puisqu’il suffit d’appeler et d’arriver une demi-heure avant. Un concept un peu risqué, mais la clochette est là pour limiter les dégâts ! Pour équilibrer le spectacle, certains humoristes confirmés viennent parfois tester leurs sketchs avant une télé. Le Chinchman est donc l’endroit idéal pour faire sa première scène : Kev Adams a notamment fait ses débuts ici. Mais Françoise Deldick, qui a vu nombre de starlettes en herbe finir ouvreuses dans un cinéma, prévient les rêveurs : « Le stand-up a brouillé les cartes. Ça a l’air d’être facile et certains se prennent déjà pour Franck Dubosc au bout de dix jours. Mais ce n’est pas comme ça que ça se passe. C’est un métier difficile, exigeant. Il faut du talent, de la personnalité, du travail, et des textes de qualité. » • Les lundis à 21 h au Café de Paris, 158, rue Oberkampf, 11e. Entrée : 5 euros. Tél. : 06 12 24 23 18. www.myspace.com/chinchmancomedyclub.

Posted by durand On mars - 7 - 2011ADD COMMENTS

Yves Saint Laurent rive gauche

En cette semaine qui aura pour point de mire la Journée des femmes et l’habituel listing de leurs progressions et régressions par rapport à la gent masculine, l’exposition “Yves Saint Laurent rive gauche” commencée il y a quelques jours tombe à pic. A découvrir : comment le couturier fut, en 1966, le premier à créer une marque de prêt-à-porter à son nom, initiant en cela la démocratisation de la mode et accompagnant du coup l’émancipation du deuxième sexe qui s’accélérait.

Avant lui, dans le genre libérateur, il y a eu, plus que quiconque, Coco Chanel, qui, à force de films ennuyeux réalisés à sa gloire, pourrait avoir depuis perdu de son aura. A son actif pourtant, la disparition du corset et l’instauration du port de la culotte, enfin du pantalon, pour les femmes. Mais avançons pour nous arrêter quelques décennies plus tard. Monsieur Saint Laurent, à la tête de sa maison de haute couture fondée avec Pierre Bergé cinq ans auparavant, s’apprête à initier une révolution de taille pour l’époque : une grande maison va enfin proposer à des prix accessibles des vêtements de haut vol, originaux et non plus, comme cela se faisait jusque-là, des adaptations moyennes des modèles proposés aux clientes fortunées. La démarche ne relève pas du vulgaire coup marketing : le couturier alors tout juste trentenaire est en phase avec son époque et les évolutions de celle-ci. En 1966, les femmes revendiquent leurs droits, leurs conditions professionnelles et sociales commencent à prendre un tour nouveau, elles affirment leur liberté. Pas étonnant, dès lors, qu’avec sa nouvelle collection, qu’il a choisi de nommer “rive gauche”, le couturier les initie toutes au smoking, au costume, à la saharienne, au trench, et puis aux manteaux militaires ou aux capes de cocher. Reste qu’il n’est pas non plus question que les femmes perdent de leur féminité. D’autant que l’époque est aussi à la fête et qu’Yves Saint Laurent les habille, du coup, pour le jour comme pour la nuit. A elles donc également, dans le désordre, les petites robes argent, les cuissardes sur caleçons longs, les bottes lacées bicolores, les accessoires à tout-va… Tout un tas de pièces qui s’arrachent, dans un écrin de choix.

C’est dans la première boutique Yves Saint Laurent rive gauche, inaugurée le 26 septembre 1966, rue de Tournon dans le 6e, que tous ces vêtements sont lancés. Dès sa naissance, le lieu est doté, en guise de marraine, d’une Catherine Deneuve déjà star et égérie investie. Décoré par Isabelle Hebey d’une manière définitivement contemporaine, il est orné d’aluminium et d’orange mais totalement exempt de blanc, pour créer une chaleur enveloppante. Il est aussi meublé par les bancs violets du tout jeune designer Olivier Mourgue et éclairé par les lampes de Nogushi. Un portrait d’Yves Saint Laurent par Eduardo Arroyo et des “Nanas” de Niki de Saint Phalle complètent le tout. Avant-gardiste et devenu, avec le temps, totalement culte, le magasin a été reconstitué pour servir de décor à l’exposition installée aujourd’hui à la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent. L’endroit, transposé dans le 16e arrondissement, revit ici ses jeunes années avec près de soixante-dix modèles historiques présentés. Là, une robe de shantung en soie safran estampillée 67, ici, une robe en piqué de coton à fleurs de 69, à côté, un trench en vinyle noir de 66…. Longtemps après la naissance de cette ligne, en 1994, Yves Saint Laurent avait déclaré au magazine “Glamour” (dans son ancienne version, disparue un an plus tard) « Je veux rompre avec cette idée de la couture en tant qu’image de mode. La mode, c’est ce qui se porte. C’est la grand-place, non le cercle fermé. » Démonstration parfaitement effectuée avec ses collections rive gauche. Montrées durant quelques mois, leurs archives devraient séduire à nouveau une foule d’amateurs du genre, attirés par ce vestiaire vintage rêvé. Et ce, même si l’image de mode inaccessible qui ne suffisait pas à Saint Laurent continue d’exister et de faire fantasmer. Célébrée l’an dernier au Petit Palais, la haute couture créée par “YSL” avait ainsi attiré pas moins de 300 000 visiteurs émerveillés. Mais après tout, l’exposition était ouverte à tous… Sans compter qu’il semblerait aussi que la fascination renaisse à chaque fois qu’il est question de ce que l’icône regrettée a un jour pu toucher.

Posted by wipiza On mars - 5 - 2011ADD COMMENTS

Un jeu concours se prépare sur IZOA !

Un événement exceptionnel va bientôt débuter avec Izoa ! Notre équipe de créateurs experts en décoration intérieure avec ses tableaux modernes et ultra design a décidé de vous faire partager des moments d’émotions ! En effet à l’occasion de la venue en France pour un concert à paris de l’artiste Bilal, nous organisons un jeu concours qui débutera le 8 mars !

Si vous êtes fan de SoulRnB, que vous avez le rythme dans la peau et que Bilal est pour vous un représentant digne de ce nom de cette musique, vous devriez participer !  En effet 5 heureux gagnants pourront obtenir de superbes lots :

-          Un tableau de Bilal créé spécialement pour l’occasion par DS Grafics

-          Le dernier CD de l’artiste + un chèque cadeau de 50 euros (à valoir sur izoa.fr)

-          Un chèque cadeau de 50 euros (à valoir sur izoa.fr)

-          Un chèque cadeau de 25 euros (à valoir sur izoa.fr)

-          Un chèque cadeau de 15 euros (à valoir sur izoa.fr)

Alors ? Partant ? Pour gagner l’un de ces magnifiques lots c’est très simple :

Il vous suffit d’être fan de notre page facebook, de prendre une photo qui illustre pour vous le mieux le fait d’être fan de musique SoulRnb et d’inviter vos amis à voter pour votre publication ! Les gagnants seront ceux qui auront le plus de votes alors n’hésitez pas à faire connaître votre participation !

Bien sur nous comptons sur vous pour mettre toutes votre originalité dans ces clichés ! Plus la photo sortira du lot, et plus vous avez des chances d’obtenir un maximum de votes ! Amusez vous, mettez vous en scène et faites nous partager votre superbe photo !

Notre portrait unique de Bilal est réalisé en exclusivité pour Izoa ! C’est donc un objet précieux que vous pourrez gagner ! De plus nos chèques cadeaux vous permettrons de vous offrir un tableau de qualité  imprimé sur toile numérique de notre boutique en ligne !

Venez découvrir notre gamme de décoration murale en ligne pour commencer à faire votre choix ! Nous vous conseillons le grandiose tableau New York qui plaît beaucoup, mais vous avez jusqu’au 31 mars, date de fin du concours, pour vous décider en cas de victoire !

Posted by shanegraphique On février - 18 - 2011ADD COMMENTS

Création de site vitrine professionnel

Il est aujourd’hui indispensable pour le marketing d’une entreprise de confier la création d’un site vitrine a des webdesigners professionnels afin d’obtenir une vitrine sur le web bien conçue et valorisant l’image de marque de la société. Un site vitrine est un site qui présente l’entreprise, ses collaborateurs, ses services ou ses produits. Ce site vitrine permet d’avoir 24h sur 24 et 7 jour sur 7 une présence sur le web. Il est aujourd’hui également fortement conseillé d’avoir un site vitrine dans le seul but de rassurer sa propre clientèle, ses partenaires et ses fournisseurs, car une entreprise qui n’a pas de site internet est pour certaines personnes une entreprise qui n’existe pas ! Il est donc indispensable lors de la création d’une nouvelle entreprise de commencer dès le début de votre activité professionnelle à confier la création de votre futur site vitrine à un prestataire de qualité comme le studio de création Shane Graphique. C’est la base de votre stratégie de marketing sur le web !

Conception de site vitrine
Le studio de création Shane Graphique implanté à Paris, propose aux entreprises des solutions innovantes pour le marketing et la création de sites vitrine sur-mesure. Ces solutions de conception de sites font l’objet d’une étude et d’une recherche concurrentielle afin de déterminer ce que les autres entreprises on déjà mis en place. La conception du site vitrine est ensuite confié en interne à des webdesigners indépendants encadrés par un chef de projet et directeur artistique. Le travail consistera à créer une première page du site vitrine pour définir le design et l’aspect du site avant de concevoir toutes les autres pages sur la même charte graphique.

Hébergement de site vitrine
Une fois l’ensemble des page du site vitrine réalisées, Shane Graphique propose également des solutions d’hébergement et prend en charge l’infogérance de votre site vitrine. Ce qui vous garantis d’avoir toujours votre site en ligne dans les meilleures conditions. (vitesse d’accès, disponibilité, sauvegarde de vos données…)

N’hésitez pas à consulter leur site afin de découvrir leur différentes réalisations de site vitrine et de connaître leurs tarifs pour la conception de ce type de projet web. Leur équipe est disponible du lundi au samedi de 8H30 à 18H30 sans rendez-vous.

Posted by durand On janvier - 31 - 2011ADD COMMENTS

Le 18e, authentique, jeune et populaire

Bien plus diversifié que le bourgeois Montmartre juste en dessous, le nord du 18e arrondissement, entre Jules Joffrin et la Porte de Clignancourt, abrite une sympathique population faite de commerçants de proximité, jeunes en devenir, trentenaires cool du business musical, matriarches (ou patriarches) d’Orient ou d’Afrique, patrons de bar comme dans les livres… Voici quelques portraits et bonnes adresses.

Le Mila, “rue de la musique” Mais qui sont ces jeunes cool qui circulent partout dans ce quartier pourtant périphérique, et un brin chaudard ? Ce sont les enfants du Mila. En 2000, une élue qui, dans le civil, était avocate dans le milieu de la musique, propose un projet pour redynamiser le quartier : louer à de petites structures musicales (labels, promotion, magazine…) tous les locaux abandonnés des rues Letort, Blémont et André Messager, à un prix très bas, et installer une association pour coordonner l’ensemble : le Mila. Depuis, cette “rue de la musique” a accueilli près de 50 petites structures liées au son, sélectionnées sur demande par une commission spéciale et dispatchées dans des boutiques, ou au Mila. Aude fait son job de coordinatrice au poil : « Ça va d’aider quelqu’un à trouver un escabeau à suggérer des collaborations entre deux structures », quand c’est pertinent. Plus les rencontres apéro-pro, les services mutualisés (salle de réunion, cafétéria…), le networking naturel… Qui dit pépinière dit jeunesse, mais attention, parmi les structures, il y a aussi du lourd : Tricatel, le label de Bertrand Burgalat, Records Ma kers, celui de Sebastien Tellier ou Turzi, Phunk, promoteurs de MGMT, Justice et autres artistes Ed Banger, bref, des cadors, comme on dit. Crise du disque ou pas, ça fait pas mal de coolitude au mètre carré, et 15 000 repas pris dans les restos du coin chaque année. C’est Paula, en face (lire p. 17), qui est contente. Mila, 2, rue André Messager, 18e. Contact : 01 58 60 20 63 ou info@milaparis.fr Thu Thu Dans le menu de ce petit restaurant vietnamien tout en longueur, on trouve des coupures de presse des années 90 vantant son extraordinaire menu tout boeuf (sept plats consécutifs) pour « 110 francs », et la gentillesse de ses patrons, un couple vietnamien. En 2010, la nièce du couple (une femme charmante) a repris l’affaire. La déco “low key” n’a pas changé, mais la serveuse est tête-en-l’air et le menu boeuf est passé à 40 ¤. Plus raisonnable (10,50 ¤), le bo bun – nouilles de riz, nems, boeuf sauté citronnelle, sauce vietnamienne, et savoureuses herbes toutes fraîches – est un vrai délice. Le reste du menu (spécialités de soupes, boeuf, poisson, poulet, seiches, desserts maison au tapioca et lait de coco…) est à l’avenant, bon, frais, amusant : le “potage Malbert” est bien un plat vietnamien, que la première patronne avait rebaptisé en l’honneur d’un client amateur. Lequel est toujours client, paraît-il. Plus cher qu’à Belleville ou dans le 13e, où ces “cantines” qualitatives sont légion, le restaurant demeure sans doute, dans son genre, l’un des meilleurs du quartier. 51 bis, rue Hermel, 18e. Tél. : 01 42 54 70 30. Fermé le dimanche. Entrées autour de 8 ¤, plat, 8 à 18 ¤, dessert environ 4 ¤. Menu midi à 10,50 ¤. Quatrehomme, fromager Quatrehomme fournit L’Elysée, le Fouquet’s et le Ritz. Z’avez compris le principe ? Non, c’est pas donné, mais houlala… ça déchire, comme on dit. Presque 400 variétés de fromages, français et étrangers, choisis chez de petits producteurs locaux, et affinés par M. et Mme Quatrehomme (Madame, c’est Marie, meilleur ouvrier de France 2000) en cave, sous la boutique. Puis conseillés, coupés et emballés avec compétence par de jeunes gens charmants, dévoués, et qualifiés : ils sortent de l’école de fromagerie, et ont le mélange parfait d’empathie (« Vous l’aimez com comment, votre chèvre? ») et d’autorité (« Dans ce cas-là, vous pouvez me faire confiance, il vous faut celui-là »). Ça sent la grande maison, mais subtilement : on reste dans la bonne ambiance de proximité de la commerçante rue du Poteau. Outre les divins fromages, on trouve un petit choix haut de gamme de confitures, miels, cakes, charcuteries, sablés, chocolat et vins, le tout d’un genre artisanal. Un très, très bon commerçant. 9, rue du Poteau, 18e. Tél. : 01 46 06 26 03, et aussi 62, rue de Sèvres, 7e, et 215, rue de Tolbiac, 13e. Chez Paula Une cantine adorée des jeunes travailleurs indépendants de la musique qui grouillent dans le coin, car offrant le meilleur rapport qualitéprix du quartier (genre brasserie, 10 ¤ le steak ou l’escalope), et choupinette comme tout : nappes et rideaux à carreaux vert et blanc, patronne portugaise au sacré tempérament – Paula, bien sûr, que tout le monde aime –, déco simple et chaleureuse. Bien, quoi. 26, rue Letort, 18e. Ouvert du lundi au vendredi, 12 h 30-14 h 30, 19 h-21 h. Tél. : 01 42 23 86 41.

Le Nant « Le Néant ! Vous entrez dans un autre monde », a prévenu Serge, le patron de la Divette, en rigolant. C’est vrai : rade déglingué et minuscule, le Nant est fantastique à plusieurs égards. Esthétique, d’abord. Trois box-alcôves design hallucinants trônent face au bar. Dans chacun, tables stratifiées bois, banquettes skaï et moumoute noire, formes géométriques et mélaminé orange, écran juke-box individuel hors service mais très beau. Ce sont les vestiges, presque intacts, de l’époque « où ça brillait », raconte Raymond, le patron, air de souris et voix fluette, qui n’a touché à rien. A l’époque en question, « Dalida et Drucker étaient clients, et aussi des boxeurs à la mode, ou Delon », qui, dit-on, venait boire des coups avec ses copains du “milieu”, genre pègre chic. Depuis 1988 et l’arrivée de Raymond, c’est le royaume de la chouette (il y en a partout), et d’un petit groupe de personnages à fort caractère (et à forte descente), comme Ferhat, qui raconte avec un grand sourire content toutes les célèbres anecdotes du café, quand « y avait les gars de la bande d’Hara-Kiri qui venaient à 100, dont 90 sur le trottoir ! ». Des chiens traînent, c’est le gros bazar, et le demi (1,80 ¤) est le moins cher du quartier. 58, rue du Ruisseau, 18e. Ouvert tous les jours sauf le jeudi de midi à 2 h. La Divette de Montmartre « La divette est à l’opérette ce que la diva est à l’opéra », déclare Serge, patron costaud, depuis 25 ans, de ce bar-tabac où il se passe des tas de trucs incroyables. Serge est lui-même incroyable : fort caractère, mais grande gentillesse, il chante vraiment bien, dit des vannes très drôles à chacun de ses clients, aime bien les filles, est fan d’Elvis, et collectionne les picture discs, les « disques à images ». Deuxième truc incroyable : sa collection, immense, est soigneusement clouée, disque par disque, sur les murs et le plafond du lieu. Un peu de tout, mais quand même une zone Stones, une autre Beatles, et un mur complet sur le thème du foot, une autre passion de Serge, qui a installé des écrans avec chaîne sportive, des écharpes aux couleurs de Saint-Etienne (d’où il vient) et de quelques autres. Il y a des choses magnifiques : un disque totalement improbable sur lequel figure Michael Jackson en maillot de l’équipe de Nice, ou encore le double album d’Iron Maiden, Scream for Me Saint-Etienne. On trouve aussi de très vieux et jolis disques, genre 50 cm des années 20, une cabine téléphonique britannique que Serge a commandée à un client transporteur, un flipper, deux baby-foot, de la super musique (par exemple, un groupe de java-rock de Lorient, les Clam’s, que Serge a tellement aimé qu’il en a vendu aux clients)… Et d’autres trucs encore plus étonnants, dont Serge nous interdit de parler – « C’est bon, j’ai ma clientèle » –, histoire que les gens viennent pour des raisons naturelles, pas parce que c’est dans le journal. Donc c’est plein d’habitués, de gens qui passent, connaissent, un mélange vieux quartier et rock’n’roll gouailleur, on n’a pas envie de partir. On ne vous dit que ça, le reste, on n’a pas le droit. 136, rue Marcadet, 18e. Asuka Fermez les yeux, hop, entrez, hop : vous êtes à Tokyo. Un couple de Japonais vous accueille, et vous avez de la chance, la dame, qui s’appelle Fumiko, parle un peu français. Elle vous explique qu’elle est hyper bavarde, ce qui fait le succès de son restaurant à douze couverts. Il pourrait y en avoir plus, mais Fumiko dit que c’est mieux, comme ça elle peut parler à chacun. « Les clients sont contents. Le midi, il y a moins de monde. C’est bien pour parler affaires. » Kyo est son mari. Pas tellement francophone, mais calligraphe très doué : levez le nez pour admirer ses oeuvres au mur. Tout un coin du resto pourtant minuscule est dédié à son capharnaüm personnel, un entassement de rouleaux, papiers, livres, CD. Vous mangerez du poisson tout frais et savoureux. Sushis, sashimis, poisson grillé… Tout est préparé et servi par le couple. « On fait tout ensemble. » Vous trouvez que même si les amuse-gueules sont compris, 26 ¤ le plat en moyenne, c’est un poil cher ? Bah, pour passer une soirée à Tokyo, délicieuse qui plus est, non, vraiment pas. 145, rue Marcadet, 18e. Tél. : 01 42 55 50 91. Fermeture le samedi midi et le dimanche. Réservation conseillée en fin de semaine. Plats complets de 27 à 31 ¤.

Exodisc, disquaire Dominique, douce disquaire, fume langoureusement en racontant comment, issue d’une famille qui vendait des disques aux Puces, elle a ouvert sa boutique en 1983. Larry, grand type ombrageux mais tout aussi doux, l’a rejointe après une carrière magnifique dont il parle modestement : éditeur de disques en Grande-Bretagne, il a été manager d’artistes comme Nico (gasp !), Willy Deville (re-gasp !) et d’autres, puis a codirigé feu le label de la Fnac. « On est des passionnés », disent- ils, et c’est vrai. A part du classique, il y a de tout, et ils connaissent tout : pop, rock, électro, jazz, BO de films, illustration sonore, musique contemporaine, krautrock. « Plus intéressé par les disques de demain que ceux d’hier », le couple écoute et lit, creuse chaque détail qui attire son attention, et sélectionne son idée de la qualité, souvent absente « des piles de disques de la grande distribution » dont le public, « désabusé », s’éloigne. Celui-ci « reprend plaisir à l’achat de disques », et vient chercher les bons conseils de bons disquaires avec, assez inattendu, un retour au vinyle. On a le droit de traîner trois heures dans la boutique, écouter tout ce qu’on veut, arriver sans aucune idée préconçue et demander de l’aide. Sélection éclairée, goût de la transmission, et douceur ambiante, Exodisc est un endroit désirable. 70, rue du Mont-Cenis, 18e. Tél. : 01 42 23 39 40. Du mardi au samedi de 11 h à 20 h. CD, vinyles, imports, neufs ou d’occasion. Le Bon Coin Grande brasserie qui fait aussi bar à vins, c’est un bon endroit pour prendre un verre, à cause de l’espace, des murs jaunes et chaleureux, d’un jeune barman serviable. Ouvert en 1934 par une « famille de bougnats », comme raconte le barman, décidément sympa, le bazar est maintenant tenu par Jean-Louis Bras, l’un des descendants. Il a ajouté au restaurant une petite épicerie fine adjacente, pleine de bonnes confitures, pâtés chic ou conserves de mer artisanales, qui ouvre quand elle veut. Mais ce qui marche du tonnerre, c’est une troisième idée : les deux autres salles, baptisées Au Bon Coin (une à côté, une en face), sont à louer. Et ça ne désemplit pas, pour le plus grand bonheur de la vie de quartier : brocantes, expositions de peintres locaux, goûters d’anniversaire, fêtes de famille ou d’amis s’y déroulent chaleureusement… Le resto peut même fournir un buffet, si nécessaire. Il faut dire qu’elles sont bien agréables, bien situées, et plutôt bien équipées, les boutiques en question. Bravo donc à M. Bras. Son idée, elle est bonne pour tout le monde. 49, rue des Cloÿs, 18e. Tél. location : 01 46 06 91 36, 06 07 42 50 54 ou 06 32 66 03 29. A louer : 40 m2, avec frigo, ordinateur, écran plat, vitrine, étagères et mobilier amovibles. Prix de location : de 60 ¤ (demi-journée en semaine) à 540 ¤ HT (semaine entière), selon la durée et le moment.

Posted by durand On décembre - 6 - 2010ADD COMMENTS

Visiter les Buttes-Chaumont à Paris

C’est l’un des plus grands parcs de la capitale. Au moindre rayon de soleil, les pelouses du parc des Buttes-Chaumont sont bondées de joggers, de promeneurs et de glandeurs. Un petit Central Park parisien où l’on est tranquille, à l’abri des bruits de la ville… même si ses environs, plus animés, sont aussi tentants, et que certains en feraient bien un lieu de fête.

0asis de calme du nord-est parisien, les Buttes-Chaumont pourraient connaître un nouveau destin. Le parc est en effet au coeur d’un des projets dévoilés lors des Etats généraux de la nuit le mois dernier, à savoir abriter des activités nocturnes dans les parcs parisiens, dans l’optique d’une meilleure cohabitation entre fêtards et riverains. Une expérience démarrée il y a un peu plus de deux ans avec le Rosa Bonheur, situé carrément dans le parc, du côté du métro Botzaris. Installé dans l’ancien pavillon du Chemin de fer, devenu plus tard le pavillon Weber, le Rosa Bonheur mixe guinguette, buvette et resto, sans jamais vraiment choisir. On y retrouve régulièrement l’ancienne équipe du mythique club des grands boulevards, le Pulp, et la faune bigarrée qui a fait sa renommée. L’équipe de Kill The DJ, avec Chloé et Jennifer Cardini en tête, a d’ailleurs animé la soirée organisée à l’occasion des Nuits capitales. Victime de son succès, le Rosa Bonheur a dû réduire un peu la voilure, et ferme désormais à minuit au lieu de 2 heures du matin. Malgré son côté parfois trop branché, on y retrouve cette ambiance délétère, libertaire, berlinoise qui manque un peu dans d’autres spots de la capitale. L’expérience continue avec le Pavillon du lac, renommé pour la qualité de ses fêtes au XIXe siècle, qui a rouvert en juin dernier après quinze années de fermeture. L’architecture d’origine a été conservée, et l’animation a été confiée à des pros de l’événementiel parisien, Patricia Laloum et Meziane Azaïche. Sur quatre étages avec terrasse, elles ont développé une formule mi-resto, mi-bistrot qui permet de manger et de boire à toutes les heures, et installé un solarium avec sofas et transats. Et de la musique avec ça. Il semblerait que le lieu ait encore de la peine à trouver son rythme de croisière, mais avec un cadre pareil, ça vaut le coup d’y faire un saut – pas forcément tout de suite, mais au moins pendant les beaux jours. Car en plein soleil, les Buttes-Chaumont sont un vrai bon plan pour flâner ou bronzer. Les anciennes carrières ont été subtilement aménagées pour en faire un vrai coin de nature, avec ses petits monuments, comme le temple de la Sibylle, bâti dans un style antique, qui domine le parc. Pour les amateurs d’ésotérisme, il paraît que ses galeries mènent à une sorte de chambre des secrets, où avaient lieu des cérémonies pas très catholiques… Le temple se situe tout en haut des escaliers constitués de 200 (longues) marches, le chemin des Aiguilles.

La marche est un peu fatigante, mais on est récompensé par une jolie vue sur la capitale. On y aperçoit la butte Montmartre, qui a en commun avec les Buttes-Chaumont d’avoir abrité les batteries de canons durant la Commune en 1871. En bas, on tombe sur le lac, de quasiment deux hectares, avec ses deux ruisseaux artificiels et une impressionnante cascade d’une trentaine de mètres de hauteur qui chute devant la grotte et ses stalactites artificielles. Une bonne promenade donc, avec gros dénivelé… sans compter le temps de retrouver la sortie ! Pour les rendez-vous dans le parc, il est d’ailleurs conseillé d’opter pour les endroits évidents, parce qu’il n’y a rien de plus énervant que de chercher des gens au milieu d’une pelouse. Les allées et venues guidées par téléphone portable font d’ailleurs partie du paysage le week-end. Notez que le parc est aussi accueillant pour les enfants, avec deux théâtres de Guignol, un manège, des balançoires, deux aires de jeux avec bacs à sable et toboggans. On peut même faire le tour du parc à dos de poney, pour 2,50 euros. Autour des Buttes-Chaumont, ce n’est pas mal non plus. On conseille de faire une petite balade du côté de la porte Secrétan. En montant sur la butte Bergeyre, on bénéficie d’une autre bonne vue vers l’ouest, et l’on peut même tomber sur les rares vignes de la capitale. De l’autre côté, au métro Botzaris, on peut faire un petit tour dans le village de Jourdain, qui développe depuis quelques années une offre culturelle et artistique. Au printemps a lieu la grande flânerie de Belleville, avec une centaine d’exposants, créateurs et artisans. Il y a aussi un centre d’art, des boutiques branchées ; certains y voient le signe d’une “boboïsation” en cours. En tout cas, le coin est rempli de bars et de restaurants, si vous ne sentez pas trop le plan pique-nique sur la pelouse – de toute façon difficilement envisageable en ce moment.

Pour la cuisine indienne, filez vers la rue de Jourdain, où se trouve le Samsara, l’un des plus vieux restaurants du quartier avec son salon rouge, ses recettes aux 25 épices et ses spécialités au feu de bois. Juste à côté, au bistrot-brasserie le Zéphyr, c’est la tradition culinaire française qui prévaut, à base de foie gras et de pintade farcie aux langoustines. Pour manger japonais, rendez vous chez M. Nakagawa, installé rue Lassus, le long de l’église Saint-Jean-Baptiste-de-Belleville. Avec son bar placé devant la cuisine, on peut voir la préparation de son plat en direct. Sushi, sashimi et yakitori 100 % nippon sont évidemment au menu. On peut aussi tester la spécialité du restaurant, le chirashi, un bol de riz au vinaigre recouvert de poisson cru, ou encore le poulet pané. Rue Pradier, toujours à la mode japonaise, on réservera avant d’aller au Shushiya. Ce micro-restaurant ne sert que du poisson cru avec un bol de thé vert. Pas de carte pour les vins, mais il semblerait qu’on puisse apporter sa réserve personnelle… Pour la cuisine africaine, testez la rue Jean-Baptiste Dumay, certains restaurants aux horaires un peu irréguliers valent le détour. Pour boire un verre, le village Jourdain offre aussi de nombreuses perspectives. Le bar branché du quartier, c’est la Cagnotte, rue de Belleville. Rempli à toute heure, mais surtout à celle de l’happy hour, c’est une sorte de repaire de la faune artistique du quartier, avec des concerts, des sets de DJ et des va-et-vient incessants. Une vraie fourmilière. Aux 400 Coups, rue de la Villette, les parents peuvent se reposer d’avoir surveillé leurs enfants toute la journée dans le parc. Les grands se calent dans les larges canapés, à côté de meubles adaptés aux petits, alors que des ateliers spéciaux captiveront leur progéniture, avec des spectacles musicaux, des ciné-contes et des assiettes travaillées par des designers pour les rendre un peu plus aventuriers en matière culinaire… Au 50 de la même rue, en sortant du parc, vous serez certainement happé par la devanture de l’Escargot, ses fauteuils et sa spécialité, les cocktails. Sa carte en présente pas moins de 165, tous à 5 euros. Au passage, vous tomberez peut-être sur une expo. De l’autre côté du parc des Buttes-Chaumont, rue de Crimée, vous pourrez manger à n’importe quelle heure au Modjo d’or, un restaurant camerounais très discret en apparence. Morue séchée, poisson braisé, couleur locale ! Loin des calmes pelouses du parc, la soirée pourra se terminer à l’Abracadabar, qui s’active dans la nuit alternative parisienne depuis des années, avec une activité artistique (concerts, DJ’s, poésie, courts métrages, théâtre)

Posted by durand On décembre - 6 - 2010ADD COMMENTS

Les illuminations de noel à Paris

Chaque année en décembre, les illuminations dans la capitale constituent un véritable spectacle de rue. Entre les artères commerçantes enguirlandées et les vitrines des boutiques et des grands magasins, on va en prendre plein la vue pendant un mois.

Vous ne le savez peut-être pas – parce que vous ne vous êtes jamais posé la question –, mais si les rues parisiennes sont habillées de jolies guirlandes lumineuses et si, chaque année, vous vous dites « ah, bah, c’est les mêmes que l’année dernière, dis donc… », en pur enfant gâté, n’est-ce pas, eh bien c’est grâce aux commerçants de votre quartier. En effet, ce sont eux qui payent pour avoir leur guirlande pile en face de leur boutique, pour rendre la rue plus jolie et attractive. Au total, quatre- vingts associations de commerçants participent à ce que la Mairie appelle l’opération “Paris illumine Paris”. Et pour un petit commerçant, cela représente un véritable budget, surtout en période de crise… Noël est aussi une période faste pour Paris en termes de tourisme. Pour un Américain, un Japonais ou un Britannique, il n’y a rien de plus romantique que de passer les fêtes de fin d’année dans la capitale. Voilà pourquoi la ville se doit d’être des plus scintillantes. Alors, place à la magie des lumières. Et d’ailleurs, à quand remonte cette tradition ? Difficile à dire. La toute première guirlande électrique a été mise au point par Edward Hibberd Johnson, inventeur (illuminé ?) qui exposa ainsi chez lui à New York, en 1882, un arbre de Noël éclairé, devenant le père des illuminations modernes. Pour Claude Dubois, historien spécialiste de Paris, les premières illuminations dans les rues de notre capitale doivent remonter aux années 20, avec la généralisation de la lumière électrique dans la ville. « Les guirlandes électriques de Noël sont sûrement arrivées avant la Seconde Guerre mondiale, expliquet- il. Mais il faut savoir qu’il faisait plutôt noir à Paris, le soir. Et qu’il a fallu attendre André Malraux, ministre de la Culture sous de Gaulle, pour que les grands monuments parisiens soient éclairés la nuit. C’était au début des années 60, avec son grand projet de restauration de ces derniers. »

Car il fut un temps où Paris n’était pas éclairé comme il peut l’être aujourd’hui. « Je me rappelle, enfant, après la Seconde Guerre mondiale, quand mes parents m’emmenaient voir la rue Tronchet qui était éclairée pour les fêtes. C’était un événement. Aujourd’hui, toutes les rues sont décorées électriquement à cette période », poursuit Claude Dubois. Le point culminant a été le passage à l’an 2000, où toutes les grandes métropoles du monde ont rivalisé de splendeur.

Alors, si la guirlande électrique nous vient des Etats-Unis, on ne s’étonne pas que les Américains soient les pros de la déco chez eux. En effet, les maisons sont tellement ornées qu’en général, on ne voit même plus le moindre bout de façade… Cette tradition est bien sûr arrivée chez nous. Pour le meilleur ou pour le pire ? Chaque année, nous avons droit à un grand reportage au journal télévisé sur le plus beau (ou le plus kitsch ?) pavillon individuel croulant sous les guirlandes électriques. Il se doit d’attirer les foules, entre curieux qui ont fait parfois un sacré périple en voiture pour venir exprès admirer cette splendeur et voisins presque jaloux qui en profitent pour faire le tour du propriétaire… Ça fait rêver. Bref, la vraie magie de Noël, ce sont surtout les vitrines des grands magasins. Autre phénomène récent : pour marquer le top départ de ces illuminations, on s’offre désormais la présence d’une actrice connue. Ainsi, en novembre, c’est Kristin Scott Thomas qui a ouvert les festivités du Printemps, quand les Galeries Lafayette ont fait appel à la fantaisie d’Arielle Dombasle. Au Forum des Halles, Mathilda May a appuyé sur le gros bouton, et pour la prestigieuse avenue des Champs-Elysées, c’est Mélanie Laurent qui a eu cet honneur.

Mais revenons aux vitrines. Que vous soyez accompagné ou pas d’enfants, “se faire” le boulevard Haussmann reste toujours une joie en soi. Qu’on se souvienne du bonheur que cela a pu provoquer en nous, enfants… Ces vitrines décorées sont aussi là pour rappeler que le mois de décembre est une période spéciale, celle de la fête et du partage, celle de la famille tout simplement. Elles sont des fenêtres sur le rêve. Et c’est toujours d’un oeil admiratif qu’on s’extasie devant la créativité de leurs concepteurs. Comme le gamin avec ses grands yeux ébahis, qui rêve de passer de l’autre côté de la vitre pour toucher tous ces merveilleux jouets, on se surprend à vouloir enfiler ces magnifiques tenues et être assis dans ce décor incroyable. Vous avez dû remarquer que dans les vitrines dédiées aux “grands”, on trouve toujours de grandes tables féeriques dignes de la scène du thé d’Alice au pays des merveilles, avec de la vaisselle et des lustres incroyables. Alors, place à la rêverie, c’est permis !

Posted by durand On novembre - 8 - 2010ADD COMMENTS

Sortir à paris, témoignages !

On dit que la nuit s’est démocratisée, à Paris, dans les années 70, au Palace. Elle a pris, depuis, de nombreux visages. Quatre décennies, cinq personnages d’univers parallèles racontent autant d’histoires nocturnes d’une capitale encore bien vivace.

Ses nuits : « J’ai commencé à sortir tard, à 22 ans, en 72. Ma première boîte c’était le Sept, ouvert par Fabrice Emaer, rue Sainte Anne, un club gay assez chic et élitaire : on y croisait Yves Saint Laurent, Andy Warhol, des chanteuses américaines… La France se couchait à minuit, après la fin des programmes télévisés. La nuit, il n’y avait ni métro ni taxi, on ne pouvait pas venir de banlieue. Les étudiants faisaient la révolution mais ne sortaient pas en boîte de nuit. Quand Fabrice a ouvert le Palace, avec son goût pour les paillettes, le décorum, les garçons nus, ça a inauguré la nuit comme produit de consommation : c’était un théâtre assez grand pour accueillir des milliers de personnes. Il y a eu un changement sociologique, l’idée de faire la fête la nuit, de se déguiser et de trop boire s’est étendue. Maintenant, n’importe quel jeune se couche à 4 heures du matin, ça n’a plus rien d’exceptionnel. Le mélange des genres aussi, qui avait lieu là, où Saint Laurent et Roland Barthes dansaient avec la coiffeuse d’en face, c’était une utopie qui s’est tarie, notamment lorsque Emaer a soutenu la gauche, en 81, ce qui a déplu à sa clientèle à particule. Fabrice est mort en 82. Notre bande, dont Philippe Starck, Pierre et Gilles, Paquita Paquin, Christian Louboutin, a continué à sortir. Il y a eu beaucoup d’excès. Certains sont morts d’overdose ou du sida. Mais d’autres ont bien réussi. Il y avait même une ascension sociale possible dans le groupe comme celle de Farida Khelfa, égérie de Gaultier, copine de Carla Bruni, qui venait d’une HLM de Lyon. Une part de rêve. » Une nuit : « Vincent Darré, un copain de la bande, habillé en Mickey, fait mine de s’endormir sur Léon Zitrone (alors grande star de télévision, ndlr) pendant que je prends la photo. M. Zitrone, inconscient de la scène, ressemble à un dirigeant des républiques socialistes soviétiques. La photo traduit une insolence joyeuse caractéristique de l’époque. »

Ses nuits : « J’ai grandi entre la France et les Etats-Unis. Petit, mes oncles m’emmenaient à l’entrée des clubs américains, voir des strippeuses. J’ai commencé à aller au Palace à 14 ans, surtout pour les concerts de rock. J’avais une passion pour la danse et la musique. J’adorais les clubs qui étaient d’anciens théâtres avec leur touche music-hall et la musique black, le côté sexuel du disco, bien avant la fièvre du samedi soir. Je sortais dans tous les clubs mais je n’appartenais pas à une bande. Je pensais que c’était important de traîner dans des endroits, à Paris ou New York, où étaient Mick Jagger, Warhol, je connaissais Mugler, Gaultier… En 90, j’ai écrit pour Libération un article sur George Michael, que je croisais de temps en temps à L.A. Ça a été un succès immédiat : je le prenais au sérieux, je parlais de sa musique, de sa vie privée, ça ne devait pas trop se faire, ça a fait rêver. J’étais noctambule, donc je suis devenu préposé à l’air du temps et aux nouveautés. La colonne Nuits blanches est née dans la page de la météo, des mots croisés et des annonces minitel, donc j’y parlais de l’air du temps, de ce que disaient les gens, et de cul, de façon énigmatique, avec des personnages récurrents. Avant internet, il n’y avait que le journal à lire, et personne ne parlait vraiment de ce qui se passait la nuit à Paris. C’est devenu très public, et ça a duré de 1994 à 2006… J’en ai fait un instrument de critique sociale, pour transformer la perception des gens, leur donner une vision globale du monde. Ça parlait aussi du nouvel individualisme, ce côté Narcisse magnifié par les grands clubs mais qui allait signer leur fin. » Une nuit: « J’ai beaucoup décrit une fête aliénante, noire, en opposant la beauté de la nature et la violence d’une rave, qui était l’enfer pour moi, mais m’intéressait intellectuellement. Il y a un mois, j’étais à Central Park, en plein après-midi, là où se réunissent les rollerskaters. Il y avait un DJ latino qui passait des morceaux disco de l’époque du Studio 54. Je me suis retrouvé à danser pendant deux heures, dans le coucher de soleil, avec une foule de gens de 50 ans sur cette musique sans violence, généreuse, océanique. Un truc d’amour, de hippie qui avait su bien su capter, à l’époque, mon idée du bonheur. »

Ses nuits : « J’ai grandi dans le Val-de-Marne. Passé rapidement par les milieux punk anarchistes, puis reggae-raggamuffin, j’ai fait mon premier technival à 15-16 ans. J’ai rejoint les Heretik en 98, ils étaient déjà super actifs. Depuis deux ans, on faisait tous des fêtes tout le temps : on prenait des camions, du matos, on allait chercher des champs ou des hangars… Mais le collectif a vécu des heures sombres après la perte accidentelle de plusieurs membres, et une répression policière accrue. Heretik a décidé alors de devenir “activiste du son” : faire des coups, et ajouter de l’artistique. En 99, on a fait notre première grosse fête dans Paris, dans un énorme entrepôt vide sous Bercy, avec 3 000 personnes. Après ça, on a fait quelques fêtes et puis, en 2001, celle, historique, de la piscine Molitor. Peu après, la loi a changé, permettant notamment à la police de saisir le matériel. On a encore fait un gros technival, puis deux fêtes semi-légales avant que les choses, à l’initiative des politiques, ne deviennent davantage compliquées pour nous. On aurait bien continué les fêtes illégales comme au début, mais notre nom déplaçait 10 000 personnes ! En 2007, nous avons été invités au Zénith. Puis, l’apothéose : l’Olympia, en 2008. C’était légal, mais ça restait alternatif. Pour dix euros, tu avais douze heures de fête avec des DJ’s de folie, 180 personnes pour assurer des spectacles, sans logique commerciale. Pendant toutes ces années, on avait vécu en se démerdant : on partageait le loyer, un sweat noir à capuche et un jean, ça nous faisait 8 ans… Je me demande où sont les nouveaux mouvements alternatifs : ça n’a pas l’air de déranger les mecs d’être dans le business la journée, et encore dans la consommation le soir, aller écouter un DJ surpayé, se faire virer parce qu’ils n’ont pas les bonnes baskets. Il faut sortir un peu de la machine. Nous, on reste en veille. » Une nuit : « Des potes nous ont montré la piscine Molitor dans le 16e, à Paris. Un site classé, magnifique mais abandonné. On a préparé la fête pendant des mois : on faisait des rondes, on s’est déguisés en ouvriers, on a piqué des palissades, créé un pont-levis pour le camion. Le jour J, 6 000 personnes ont envahi le lieu en deux heures. Pas de débordements, rien, les CRS sont juste passés en pensant qu’on était des squatters qu’ils délogeraient plus tard. C’était une fête magnifique, jusqu’à 11 heures le lendemain matin. »

Ses nuits : « Je viens du terreau rock. Quand j’étais ado, mes frères étaient punk, j’ai cultivé le goût de la contre-culture et de l’alternative. Je me suis construit sur le mythe des losers magnifiques, le cuir, les mauvais garçons, le chaos. En banlieue, la nuit n’était pas glamour, Paris était trop loin. C’était la bande, les packs de bière, on rôdait en attendant l’incident qui allait pimenter notre soirée. Ambiance petites frappes. Je suis arrivé à Paris à 25 ans et je sortais aussi bien dans les free parties que les concerts punk ou rock, mais jamais dans les clubs. Je me suis beaucoup déglingué. A 30 ans, je me suis dit que si je continuais, j’allais m’enfoncer. J’étais alcoolique, et je souffrais de mon besoin de picoler. J’ai arrêté, je suis passé à l’âge adulte. Ça a fondamentalement changé mon rapport à la nuit. Quand tu picoles, tu n’as pas à affronter ton ennui, ton devoir de t’occuper l’esprit. La plupart des gens sortent plus pour boire que pour la musique. Le Baron, c’est un faux lieu : tu vas dans un endroit clos, tu files ton fric, tu te murges. Maintenant, en tant que patron de label, je suis sollicité par les clubs, mais j’y vais pour le boulot, je prends la thune, et je me casse. J’ai eu une grosse période de latence. Et puis j’ai retrouvé mes esprits. J’ai profité de mon licenciement d’une grosse maison de disques pour monter un label de vrai rock, “garage”, déviant, viril, qui se complaît dans la marge, qui cogne, avec le mode de vie et le folklore idoines. Sans velléité de conquérir le grand public. On veut juste être les meilleurs dans notre niche, à l’international, et on y arrive. Pour mettre en valeur mes artistes, j’ai lancé des soirées à la patinoire Pailleron. C’est sans alcool et les gens viennent patiner (500 mecs qui n’ont jamais patiné, si en plus ils buvaient, ce serait dangereux !). J’invite aussi des labels d’électro, de pop. Ça marche super parce que les gens s’impliquent, ils sortent du cynisme, se surprennent à s’amuser en patinant autour des DJ’s ou des groupes. Pour moi, c’est une vraie réussite. » Une nuit : « Ca me fait mal de dire ça, mais les “baby rockers”, Naast, Second Sex, pendant six mois, ça a été jubilatoire. On se retrouvait dans des salles avec des gamins de 15 ans survoltés sur scène, il y avait une dynamique et une émulation phénoménales. Malheureusement, les rats sont sortis de leur tanière pour projeter sur eux leurs fantasmes, et ils étaient issus de bonnes familles, ces gosses, donc ils se sont mis à rationaliser. Se retrouver à 14 ans dans les journaux, c’est pas possible. Le monde des adultes et Rock and Folk les ont récupérés. Dommage. »

Ses nuits : « J’ai toujours été attirée par les clubs. J’ai commencé à sortir à 13 ans, en cachette, mais mes parents s’en sont aperçus. J’allais au Palace des années 90, aux Bains-Douches, au Rex. Le samedi matin, j’allais à l’infirmerie du lycée pour dormir. En 96, mes copains étaient les Daft Punk et leur bande, on allait aux soirées Hometown du Rex, ou dans les raves des Transmusicales de Rennes, c’était fantastique, et ça m’impressionnait. Ensuite je suis devenue ingénieur du son. J’ai commencé à organiser des soirées tard, à 25 ans ! C’était avant tout pour mixer, et faire mixer mes amis, avec une idée assez “totalitaire” de ce qu’est une bonne fête : programmer des groupes électro jeunes qu’on voyait peu à Paris, comme les Bloody Beetroots, proposer des thèmes et des dress codes créatifs, faire en sorte que tout soit beau, même avec un petit budget. Le Social Club nous a rapidement invités en résidence mensuelle. Notre public, très fidèle, ce sont des trentenaires comme des “kids”, parfois lycéens attirés par cette espèce d’énergie folle, des jeunes déguisés qui se défoulent les bras en l’air, adorent les artistes, se hissent sur la scène, se jettent dans la foule comme dans les concerts de hard rock d’il y a vingt ans. En parallèle, on a développé Flash Cocotte, une soirée “queer” déguisée qui cartonne. J’y ai mixé en robe de mariée ou en Lady Gaga… Je continue de tourner en tant que DJ et avec Numéro 6, mon partenaire dans le crime, j’ai crée un groupe électro mélodique, Bagarre. Une nuit : « Ou plusieurs… L’une des premières Furie, on a programmé les Crystal Castles en live, c’était l’hystérie, les gens s’évanouissaient, on a eu des articles disant que c’était la soirée de l’année. En 2009, on a choisi le thème H1N1. Les gens ont tous joué le jeu et sont venus en docteur, infirmier, malade, cochon, Mexicain, et même en boîte de Tamiflu… »

Posted by Durand_Franck On novembre - 1 - 2010ADD COMMENTS

Paris en vélo, mode d’emploi

Avec le succès croissant du Vélib’, la capitale incite de plus en plus à la pratique du vélo. Un engouement auquel les fabricants de deux-roues répondent en proposant des produits ludiques et innovants. Petit tour de piste.

En trois ans d’existence, le Vélib’ a révolutionné les déplacements urbains, donnant à la bicyclette une place de plus en plus importante dans la capitale. Avec 80 millions de trajets effectués en trois ans et 162 000 abonnés longue durée, le vélo en libre service a définitivement trouvé sa place à Paris. Sa durée moyenne d’utilisation est d’environ 20 minutes, et le nombre de déplacements quotidiens par abonné, en hausse de 11 %, prouve que les “vélibistes” l’utilisent de plus en plus sur des trajets courts et réguliers. Paris s’engage dans une nouvelle étape jusqu’en 2014 en matière de circulation douce et écologique. La Ville prévoit notamment de densifier le réseau cyclable de 30 %, de créer mille nouvelles places de stationnement par an, 700 kilomètres d’aménagements cyclables supplémentaires, et de généraliser des doubles sens cyclables dans toutes les “zones 30” (où la vitesse est limitée à 30 km/h). Depuis le 12 juillet dernier, mille rues dans 65 quartiers ont adopté ces pistes à double sens. Le dimanche et les jours fériés, certains de ces quartiers bénéficient déjà de l’opération “Paris respire”, réservant la chaussée aux piétons, cyclistes, rollers… A noter que la présence de vélos dans les parcs et jardins clos, jusqu’ici interdite, est désormais autorisée. Les enfants pourront circuler librement et les adultes, soit rouler, soit tenir le vélo à la main. Du coup, les cours et les randonnées pour petits et grands sont une priorité. Cela se traduit par l’organisation de séances de “remise en selle”, notamment pour les adultes, en partenariat avec les associations cyclistes. Cette initiation aux déplacements en deux-roues se fait aussi dans le cadre scolaire : des mallettes pédagogiques sont ainsi mises à disposition des écoles. De nouvelles formules d’abonnement Vélib’, une appli iPhone gratuite, une campagne destinée à séduire un nouveau public (“pass touristes” ou congressistes), des vélos encore améliorés (panier, selle, vitesses…) sont en ce moment à l’étude. On notera enfin que les capacités du vélo à assistance électrique (VAE), combinées avec les aménagements mis en place pour les cyclistes, offrent un mode de transport alternatif au deux-roues classique. Avec la subvention de la mairie de Paris de 25 % du prix d’achat du VAE jusqu’à 400 €, les usagers pourront ainsi accéder plus facilement à un véhicule pratique, propre et silencieux (réservée aux particuliers parisiens et aux artisans, commerçants et réparateurs implantés à Paris). Avec tout cela, bien sûr, les innovations et initiatives diverses autour du vélo ne manquent pas. En voici quelques-unes.

Vélo électrique Mélandria (exclusivité Nature & Découvertes)
Véritable alternative à la voiture pour les petits trajets, cette bicyclette innovante à assistance électrique est la solution idéale pour les semi-courageux… Il suffit d’appuyer sur le bouton situé sur le guidon pour que ce vélo très puissant et léger (seulement 25 kilos) démarre au quart de tour à la seule force de l’électricité. Avec ses trois modes d’assistance électrique (éco, moyen ou fort) et ses 60 kilomètres d’autonomie, ce petit bijou vendu 1 290 € pourrait vite devenir un “it bike”. Magasins Nature & Découvertes : Carrousel du Louvre, 1er ; Passage du Havre, 9e ; Bercy Village, 12e, etc. www.natureetdecouvertes.com.

La ligne Puma Bike

Puma et l’équipe de design de Biomega ont collaboré afin de proposer des vélos optimisés mêlant caractéristiques techniques et cargo (possibilité de transport de charges). Alliant fonctionnalité, esthétisme et sportivité, la ligne de vélos Puma est pensée pour la mobilité citadine et pour trouver des solutions aux contrariétés quotidiennes liées à l’environnement urbain. 22 bd Sébastopol, 4e. Infos sur www.puma-bikes.com.

Drôles de selles by Klein&More
Les housses pour selles de vélo en nylon gardent, pour 9,90 €, votre selle au sec en apportant un peu de fun. Heureux le cycliste qui peut ainsi poursuivre sa route le séant au sec suite à une averse ! Ici, la housse est liée par une attache élastique à la tige de la selle, où elle peut rester si elle n’est pas utilisée : il suffit alors de la retourner sous la selle. Le cordon noué à la selle protège contre le vol. Ludique et pratique, cet accessoire permet de personnaliser son vélo et d’apporter une touche de gaîté avec différents modèles (vache, chèvre, chien, ours…). www.kleinandmore.fr.

L’antivol “I Lock You”
Pour éviter de se faire voler son sac sans être obligé de transporter partout un antivol gros et peu esthétique, la marque I Lock You vient de lancer un modèle révolutionnaire, alliant esthétisme et facilité. Un simple clic et le sac s’attache à n’importe quel panier de vélo (ou à une chaise…). Cet anneau en alliage (56 grammes) au design épuré, discret et plutôt joli, est décliné en plusieurs coloris : argenté, doré, titane et noir. En vente chez L’Eclaireur au prix de 29 €, ou sur www.ilockyou.com.

Be Cycle & Fashion
Parce qu’aujourd’hui, le développement durable est un véritable art de vivre et une source d’inspiration quotidienne, l’agence RP Idenium et la web TV La Chaîne du coeur ont mobilisé plusieurs grands noms de la mode et du design : Agatha Ruiz de la Prada, Karim Bonnet, Marithé + François Girbaud, Jean-Claude Jitrois, Kenzo Takada, On Aura Tout Vu pour Swarovski, Ora-ïto… Ils ont tous accepté de soutenir bénévolement l’opération Be Cycle & Fashion en customisant le symbole par excellence de l’éco-responsabilité : un vélo ! Ces créations uniques sont vendues aux enchères (jusqu’au 5 novembre à midi) au profit de l’association ACT Responsible (qui soutient une création plus responsable), sur le site www.lachaineducoeur.fr/becycle/encheres.

Frequent Flyer Travel Paris et TravelSanté annoncent leur collaboration. Dans le cadre de ce partenariat, ce nouveau service est désormais proposé aux clients de l’agence de voyages à travers les 320 fiches disponibles en Français et en Anglais, correspondant à 192 pays sont disponibles.


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Posted by durand On octobre - 5 - 2010ADD COMMENTS

Spectacle pour enfant

Des salles dédiées, des événements de haute qualité côté danse, théâtre ou musiques : en quelques années les enfants seraient-ils devenus les chouchous de l’offre culturelle ?  De parent pauvre en fils préféré ?

Le spectacle jeune public a débordé des créneaux traditionnels du mercredi après-midi, reflétant la place de plus en plus importante de l’enfant dans la société d’aujourd’hui. À Marseille, le Badaboum Théâtre, pilier du répertoire enfantin, a été rejoint par nombre d’acteurs du spectacle vivant qui ont investi ce créneau prisé. Une étude commandée en 2009 par le Ministère de la Culture et de la Communication, et réalisée par l’association Scène(s) d’Enfance et d’Ailleurs, analyse le phénomène : « Plus une structure programme de spectacles jeune public, plus la proportion de séances scolaires augmente. » Un cercle vertueux basé sur une économie nouvelle ? Pas seulement. Car la dynamique repose aujourd’hui dans la qualité de ce qui est proposé plus que dans le nombre d’offres. Le répertoire n’aligne plus seulement une succession de « Guignol » plus ou moins bien troussés : il investit des registres contemporains avec l’appui de compagnies innovantes et de metteurs en scènes reconnus. « Beaucoup d’artistes mettent en avant la grande liberté artistique dont ils jouissent. Leur recherche s’oriente vers un langage qui soit perceptible par l’enfant et vers d’autres voies notamment celles de la pluridisciplinarité », poursuit l’étude. Un metteur en scène comme Olivier Py n’étonne plus en créant des pièces « jeune public » de haute volée, mêlant théâtre, musique et masques. Le Massalia Théâtre de Marionnettes à la Friche a accompagné la démarche depuis ses origines. Créée en 1986, cette structure est un véritable laboratoire pour le jeune public, autant pour le théâtre que pour le cirque et les marionnettes : équipée d’un centre de ressources qui permet d’expérimenter de nouvelles pratiques culturelles, elle prépare la première Biennale Européenne des Jeunes Publics en 2011. 

Jeune public deviendra grand

Mais au delà du Massalia et du Badaboum, un nombre croissant de théâtres mettent en avant des événements XXS, comme le Théâtre des Salins à Martigues ou le Pavillon Noir (avec des propositions bien ficelées en danse). « Une des erreurs du théâtre en France, c’est d’avoir cru qu’il fallait des lieux dédiés au jeune public ! », assure Dominique Bluzet, directeur du Théâtre du Gymnase à Marseille et du Théâtre du Jeu de Paume à Aix. Depuis l’ouverture de son Grand Théâtre de Provence, celui-ci programme à tour de bras pour les petits : Bluzet fait le pari de l’éducation d’un jeune public que, plus tard, il pourra compter dans les travées de ses théâtres. Avec des pièces du niveau d’« Henriette Et Matisse » (photo), il y a des chances qu’il gagne son pari. Le chorégraphe Michel Kéléménis signe ici sa deuxième création chorégraphique destinée au jeune public. Sur ce registre, le Marseillais a connu un joli succès avec son « Amoureuse de Monsieur Muscle ». « C’est ma pièce qui a le plus tourné ! », assure ce chorégraphe renommé. Une pièce ludique traitant de l’anatomie qui permet à l’artiste, mine de rien, de faire passer le message sur la nature de son art.

« Henriette Et Matisse », le 6 octobre au Théâtre des Salins à Martigues et les 13 et 14 octobre au Théâtre du Jeu de Paume à Aix-en-Provence Massalia Théâtre de Marionnettes, Friche La Belle de Mai, 41, rue Jobin, Marseille 3e. Tél. : 04 95 04 95 70. www.theatremassalia.com Badaboum Théâtre, 16, quai de Rive-Neuve, Marseille 1er . Tél. : 04 91 54 40 71. www.badaboum-theatre.com Pavillon Noir, 530, avenue Mozart, Aix-en-Provence. Tél. : 04 42 93 48 00. www.preljocaj.org

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