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Les communiqués de presse de l'économie

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Posted by FP35400 On octobre - 26 - 2011ADD COMMENTS

Etre au chaud cet hiver : vive les gros pulls !

Durant cet hiver glacial, osez plutôt un look tendance et branché pour mieux faire face au froid. Pourquoi ne pas tenter les gilets de laine, très chics, élégants et tout à fait tendance ?

Les gilets en laine existent pour les femmes comme pour les hommes, avec ou sans capuche  et avec ou sans manche. Pull pour la ville ou pour la campagne, pour de grandes occasions ou un pull pour le travail, le choix est nombreux. Du col rond, du col roulé, du col montant, col zippé ou en V, il existe une grande variété de points et de motifs surtout au niveau des mailles. Offrant un large choix aux clientèles, les mailles torsadées de ces gilets en laine sont en plus si chaudes et si épaisses que l’hiver passera entièrement au chaud. D’autre part, les gilets grosses mailles sont devenus très en vogue actuellement. Ayant les qualités des douceurs mohairs, un gilet grosses mailles est ample et tient bien au chaud tout en assurant un style et un réel confort pour ceux qui le porte. Certains sont munis de manches ¾, de manches longues ou même de manches courtes, mais tous sont élégants et pourront très bien faire face au froid hivernal.

Les gros pulls en pure laine sont d’autant plus très confortables. Les gros pulls de femmes sont munis d’une coupe plus à la mode, un peu plus ajustée et plus féminine. Les gros pulls pour les hommes par contre sont plutôt de style marchand, mais en vérité, ils sont faits pour tenir bien au chaud et résistant. Les gros pulls à col roulé qui sont de forme ample avec double col roulé sont standards pour homme ou femme et de plus, ces codes vestimentaires sont conseillés à porter là où il fait vraiment très froid. Grâce à ces pulls magnifiques, il n’y a plus de raison de s’inquiéter du froid. Le look est assuré pour être branché et à la mode avec les gilets en laine, ou les gilets en grosse mailles, sans parler des pulls homme ou femme. Les pulls à col roulé aux manches longues ou manches larges sont de loin les meilleurs.

D’autre part, les pulls sont également les accessoires maîtres en code des tenues vestimentaires durant l’hiver. Un pull homme comme par exemple un pull col roulé est très chics. Les pulls en coton sont de loin ceux qui sont très à la mode. Ce sont surtout la taille des mailles qui détermine l’originalité des vêtements. De nos jours, ce sont les grosses mailles qui ont du succès et font des ravages. Toutefois, plus besoin d’être encombré, les pulls s’allient avec tous les types de vêtements et accessoires vestimentaires. Ainsi, rien de tel que ces divers pulls au choix pour associer avec son style personnel, que ce soit décontracté ou formel, glamour ou sportif, pour venir à bout du froid pendant l’hiver. C’est pourquoi, pour mieux affronter l’hiver et rester au chaud, les gros pulls sont très pratiques et tout simplement très commode.

Posted by zyngaboubsisiokica On juin - 6 - 2011ADD COMMENTS

La queue de cheval, coiffure de star

Surprise : il aura fallu un Festival de Cannes pour qu’une simple queue de cheval devienne la coiffure star du tapis rouge. Penélope Cruz, Bar Refaeli, Doutzen Kroes ou encore Cheryl Cole n’avaient pas choisi le chignon, non, non. Comment une façon de s’attacher les cheveux des plus basiques est devenu le hairstyle de l’été, mieux, une beauty tendance lourde !

On avait depuis longtemps abandonné l’idée de s’attacher les cheveux en se faisant une queue de cheval. Enfin, pas vraiment. D’accord, on se tire encore les cheveux tout en attrapant un élastique mais on n’imagine pas “sortir” avec, aller en soirée si vous préférez. On la réserve pour les grandes occasions comme le ménage à la maison, ou pour descendre faire ses courses. Pour le bureau, la question commence à devenir épineuse, tout dépend de votre job, hein, mais ça sent le beauty faux pas quand même. Pourquoi ? Parce que la queue de cheval a été victime de discrimination abusive par les coiffeurs pendant des années. Combien de fois n’a-t-on pas entendu : « A quoi cela sert d’avoir des cheveux longs, mademoiselle, si vous les attachez tout le temps en queue de cheval ? » Et nous de répondre un timide « A rien ? » en prenant l’air fautive, parce que le coiffeur nous faisait peur avec sa question pleine de sous-entendus. Certains n’hésitant pas à ajouter « Autant les couper si c’est pour faire ça ! ». Non ! Alors, on l’a abandonnée, comme on a abandonné son ami  de toujours, le chouchou, pour cause de ringardise absolue. Quel ne fut donc pas le choc pendant le Festival de Cannes en voyant toutes ces stars dans les plus belles robes couture, et… arborant fièrement la plus haute des queues de cheval comme un signe fort.

Un signe qui dit « Rétablissons-la ! » En les regardant, on ne peut pas s’empêcher de trouver ça beau, ça vous rend un port de tête, ça vous met le cou en valeur, ça vous illumine un visage. Surtout quand elle est positionnée sur le haut de la tête, les cheveux retombent nonchalamment sur les épaules, c’est ultra-sexy, tout simplement. Façon longue et raide comme Bar Refaeli, ou plus souple et naturelle pour Doutzen Kroes, les deux imaginées par les coiffeurs de la maison Dessange, partenaire officiel des plus belles têtes du Festival de Cannes. Si vous avez une frange comme Penélope Cruz, cela met le regard encore plus en valeur. Vous n’avez pas remarqué aussi à quel point ça vous rajeunit le minois ? Un petit côté teenage à mort qui peut être très bien maîtrisé si vous l’opposez à un make up fort. Alors maintenant, si un coiffeur vous fait une remarque parce que vous arrivez dans son salon avec une queue de cheval, un conseil, partez en courant !

Les écharpes sont utilisées de nos jours par de nombreuses personnes et aussi bien par les hommes que par les femmes. Elles peuvent être utilisées comme accessoires de mode mais leur but reste de vous protéger et de vous garder au chaud. L’écharpe est un accessoire de mode homme de plus en plus tendance et de plus en plus utilisé par les hommes.

Inutile de dire que les écharpes sont disponibles dans une très importante variété de couleurs et de motifs pour compléter votre habillement, et ce, peu importe où vous vous habillez et peu importe le pays comme par exemple le Royaume-Uni.

Les origines de l’écharpe semblent se situer dans la Rome antique. Bien que son importance était toujours existante, l’écharpe n’a cependant jamais été utilisée pour la protection contre le froid par exemple, mais plutôt utilisé pour que vous restiez propre. L’écharpe est originaire du latin «sundarium » qui a ensuite été traduit en écharpe en Français, et « scarf » en Anglais et utilisé pour essuyer la sueur du visage et du cou, et plus particulièrement dans les zones arides du globe. On voit bien ici que l’écharpe que nous connaissons est bien loin de son rôle initial de l’antiquité.
Pendant les périodes vintage, ce sont les hommes qui ont été les plus nombreux à porter l’écharpe mais avec le temps, c’est maintenant un accessoire de mode pour les femmes en France comme en Angleterre et dans le reste du Royaume-Uni. Les accessoires de mode uniques pour les femmes sont généralement créés à partir de laine, de soie ou autre.

Les formes les plus répandues de d’écharpes sont les écharpes brodées, les foulards, écharpes d’hiver, etc. Ces écharpes sont créées par des designers et par des stylistes moins connus que ce soit par tissage, tricotage ou impression de machine ou à sa plus simple expression, fait à la main.

Une autre grande forme d’art peut être vue dans les foulards faits à la main qui sont créés par des experts. Ces accessoires de mode homme sont habituellement disponibles dans des couleurs vives. La peinture est appliquée sur du coton, de laine, mousseline de soie, du satin et de types de tissus variés.

La soie est certainement un tissu de la mode vintage royale qui a été utilisé par les guerriers et l’empereur chinois Cheng. Elle a été utilisée pour rester au chaud en hiver et est encore utilisé pour le même but, mais pour la mode aussi.

Il existe différents créateurs comme kitsune, Pierre Hardy, ou bien encore melinda gloss et Common projects qui vont de l’écharpe un accessoire de la mode homme.

Posted by aabulgarForeva On mars - 28 - 2011ADD COMMENTS

Madame Grès, la couture à l’oeuvre : Expo Paris

Des têtes couronnées aux stars d’Hollywood en passant par le Tout-Paris, Madame Grès fut la couturière des grands de ce monde, traversant cinquante ans de mode avec un style intemporel et très personnel. Celle qui fit siens les drapés antiques, la seule aussi peut-être qui réussit à créer des tenues aussi minimalistes que sexy bien avant l’heure, reste à jamais la personnalité la plus secrète de la mode. Une rétrospective originale lui rend hommage.  Elle voulait être sculptrice, elle aura été l’une des couturières françaises les plus respectées dans le monde. Les Anglo-Saxons l’avaient surnommée “the designer of the designers” (“la créatrice des créateurs”), une expression qui à elle seule dit combien Madame Grès a été et est toujours source d’inspiration pour les plus grands, Yves Saint Laurent en tête qui toute sa vie lui a voué une très grande admiration. Azzedine Alaïa et Dominique Sirop, pour ne citer qu’eux, collectionnent ses robes et ont d’ailleurs prêté quelques-unes de leurs pièces rares au musée Galliera. Dans l’exposition “Madame Grès, la couture à l’oeuvre”, on redécouvre cinquante ans d’un style fort et intemporel, avec ces fabuleuses robes drapées à l’antique, comme moulées sur le corps, qui ont traversé les décennies, des années 30 aux années 80 sans un faux pli. Mais le style Madame Grès, c’est aussi l’avant-garde du minimalisme dès les années 50, avec des tailleurs et des robes aux coupes strictes, et, toujours, une touche de sensualité pour contrebalancer. C’est un juste hommage qui est rendu aujourd’hui à celle qui se sera toujours effacée derrière ses créations, qui détestait parler d’elle, qui n’accorda du coup que de très rares interviews, probablement difficiles à mener, tant la dame avait la réputation d’être mutique. Edmonde Charles-Roux, grande journaliste et femme de lettres, définit ainsi la couturière comme « la femme la plus secrète, la plus silencieuse et la plus déterminée du monde ». On retiendra surtout une existence consacrée à son art, car il s’agit bien de cela, d’une idée de la couture qui n’existe plus aujourd’hui tant son exigence était extrême. Travailleuse acharnée, Madame Grès a été tout au long de sa vie en quête de la perfection. Pour la première fois, près de quinze ans après sa mort, une rétrospective lui est consacrée à Paris. Le résultat est particulièrement réussi. L’idée de monter cette exposition hors les murs du musée Galliera qui en est pourtant à l’initiative, pour choisir ceux du musée Antoine Bourdelle, était excellente, car elle permet de découvrir un décor aussi magnifique qu’inattendu. Une scénographie des plus majestueuses pour ces robes que la dame imaginait finalement comme des sculptures de corps. Les statues monumentales de Bourdelle face aux drapés parfaits de Grès, la confrontation de la pierre et du tissu fonctionne à merveille et nous plonge dans le nerf de sa recherche perpétuelle. Sûrement parce qu’elle était très avare en commentaires, une de ses rares déclarations est restée gravée dans les mémoires : « Je voulais être sculpteur. Pour moi, c’est la même chose de travailler le tissu ou la pierre. » Des robes face aux statues « Elle n’a jamais mis de barrière entre la sculpture et la mode, et considérait le vêtement comme une sculpture molle », explique Laurent Cotta, l’un des trois commissaires de l’exposition, chargé de la création contemporaine au musée Galliera. Outre les oeuvres de Bourdelle qui constituent le décor, les mannequins sur lesquels les robes sont exposées ont été installés sur des sellettes en bois de différentes tailles, ces tablettes qui servent habituellement de socle aux sculptures. Quand une série de robes tout en monochrome ivoire se retrouve entourée de statues, la vision est d’une rare beauté. Si l’exposition a envahi tout le musée, deux pièces rendent les créations de la couturière encore plus surprenantes dans l’intimité de Bourdelle. Tout d’abord, dans son atelier. Deux vitrines face à face. Les boiseries et la lumière particulière qui règne dans cette pièce forment un bel écrin pour la robe du soir drapée orange feu appartenant à Dominique Sirop, datant de 1976. Il fallait aussi oser, dans la chambre du sculpteur, placer en vis-à-vis l’immense crucifix qui y trône et cette longue robe noire monacale impeccable d’austérité et de sensualité, haut perchée sur sa sellette de bois… Il ne faudra pas non plus rater la série de croquis de Madame Grès, un don de Pierre Bergé au musée Galliera. Son ancienne propriétaire ayant décidé de s’en séparer, c’est in extremis que l’homme d’affaires les acquit. Pierre Bergé connaissant l’admiration éperdue d’Yves Saint Laurent pour Madame Grès, qu’il partageait d’ailleurs. La dame au turban (qu’elle ne quittait jamais) était autodidacte. Elle aurait appris les bases de la couture en trois mois auprès d’une première d’atelier. Et parce qu’elle ignorait les “codes” et les techniques strictes de la couture à proprement parler, elle inventa les siens, avec ses fameux plissés à plat, ce qui fera son style si unique. Ellemême en avait pleinement conscience : « Je ne connaissais pas le métier. Coudre, couper. L’ignorance est quelque chose de très important… Elle a la pureté de l’innocence. Elle vous mène à tenter des choses que les autres n’oseraient pas essayer. » Dès 1933, Germaine Krebs est déjà connue sous le nom de Mademoiselle Alix et sa grammaire stylistique est déjà en place. Dans les années 30, l’esthétique antique est en vogue, et cela lui sera extrêmement profitable. En 1935, elle crée ainsi les costumes pour la pièce “La Guerre de Troie n’aura pas lieu” de Jean Giraudoux : c’est la consécration dans le magazine “Vogue”, et surtout les commandes pleuvent, les femmes veulent ces robes qui vont les transformer en déesses. Une disparition très discrète Elle habille dès lors le Tout-Paris comme le gotha international. Avec elle, le vêtement n’est jamais contraignant ; bien au contraire, la fluidité et l’apparente simplicité doivent régner. D’ailleurs, le jersey est sa matière de prédilection. Il y a aussi beaucoup de sensualité dans ses créations. Que ce soit un décolleté profond dans le dos, un buste tressé-drapé, la façon dont le corps est moulé ou juste les doublures taillées dans des tissus très doux. Le plaisir de porter doit primer. Mais pourquoi mademoiselle Alix se transforme- t-elle en Madame Grès quand elle ouvre sa propre maison de couture ? “Grès” est en fait le quasi-anagramme du prénom de son mari Serge dont elle était éperdument amoureuse ; la signature que lui-même utilisait, puisqu’il était peintre. Ce dernier aurait très mal pris cet “emprunt”. Peu de temps après, trouvant la passion dévorante de la couturière trop étouffante, il la quitte et part pour Tahiti. Elle ne le reverra jamais, et cette séparation fut l’un des épisodes les plus douloureux de sa vie. Peut-être même ne s’en est-elle jamais remise. Pour Laurent Cotta, « c’est à ce moment qu’elle se consacra uniquement à son travail. C’est flagrant, il y a un avant et un après-Serge ». Après ce drame personnel, il n’y aura plus rien d’autre que la création, et on ne lui prête que de très rares amitiés. Balenciaga et la duchesse d’Orléans font partie des proches, mais Madame Grès n’a en réalité aucune vie sociale. Ala fin des années 70, la haute couture est déjà en perte de vitesse. Sa maison, qui connaît les pires difficultés, est rachetée en 1984 par Bernard Tapie qui veut développer le prêt-à-porter. Cela se passe très mal entre eux, et finalement c’est la liquidation. La discrétion de la grande dame fait que petit à petit, au crépuscule de sa vie, elle va disparaître et se détacher du milieu de la mode. Elle mourra seule dans sa maison de retraite, sans que personne dans la profession ne l’apprenne. Sa disparition ne sera révélée qu’un an plus tard par le quotidien “Le Monde”. Une volonté de sa fille, qui dit avoir agi pour protéger sa mère. Cette dernière était peut-être dure et austère, mais capable également de grands élans du coeur et de beaucoup de générosité, trop même. Les discrets partent toujours sans éclats. On le regrette vivement quand on parvient au terme de cette belle exposition qui fait parfaitement honneur à cette grande dame.

Posted by durand On mars - 7 - 2011ADD COMMENTS

Yves Saint Laurent rive gauche

En cette semaine qui aura pour point de mire la Journée des femmes et l’habituel listing de leurs progressions et régressions par rapport à la gent masculine, l’exposition “Yves Saint Laurent rive gauche” commencée il y a quelques jours tombe à pic. A découvrir : comment le couturier fut, en 1966, le premier à créer une marque de prêt-à-porter à son nom, initiant en cela la démocratisation de la mode et accompagnant du coup l’émancipation du deuxième sexe qui s’accélérait.

Avant lui, dans le genre libérateur, il y a eu, plus que quiconque, Coco Chanel, qui, à force de films ennuyeux réalisés à sa gloire, pourrait avoir depuis perdu de son aura. A son actif pourtant, la disparition du corset et l’instauration du port de la culotte, enfin du pantalon, pour les femmes. Mais avançons pour nous arrêter quelques décennies plus tard. Monsieur Saint Laurent, à la tête de sa maison de haute couture fondée avec Pierre Bergé cinq ans auparavant, s’apprête à initier une révolution de taille pour l’époque : une grande maison va enfin proposer à des prix accessibles des vêtements de haut vol, originaux et non plus, comme cela se faisait jusque-là, des adaptations moyennes des modèles proposés aux clientes fortunées. La démarche ne relève pas du vulgaire coup marketing : le couturier alors tout juste trentenaire est en phase avec son époque et les évolutions de celle-ci. En 1966, les femmes revendiquent leurs droits, leurs conditions professionnelles et sociales commencent à prendre un tour nouveau, elles affirment leur liberté. Pas étonnant, dès lors, qu’avec sa nouvelle collection, qu’il a choisi de nommer “rive gauche”, le couturier les initie toutes au smoking, au costume, à la saharienne, au trench, et puis aux manteaux militaires ou aux capes de cocher. Reste qu’il n’est pas non plus question que les femmes perdent de leur féminité. D’autant que l’époque est aussi à la fête et qu’Yves Saint Laurent les habille, du coup, pour le jour comme pour la nuit. A elles donc également, dans le désordre, les petites robes argent, les cuissardes sur caleçons longs, les bottes lacées bicolores, les accessoires à tout-va… Tout un tas de pièces qui s’arrachent, dans un écrin de choix.

C’est dans la première boutique Yves Saint Laurent rive gauche, inaugurée le 26 septembre 1966, rue de Tournon dans le 6e, que tous ces vêtements sont lancés. Dès sa naissance, le lieu est doté, en guise de marraine, d’une Catherine Deneuve déjà star et égérie investie. Décoré par Isabelle Hebey d’une manière définitivement contemporaine, il est orné d’aluminium et d’orange mais totalement exempt de blanc, pour créer une chaleur enveloppante. Il est aussi meublé par les bancs violets du tout jeune designer Olivier Mourgue et éclairé par les lampes de Nogushi. Un portrait d’Yves Saint Laurent par Eduardo Arroyo et des “Nanas” de Niki de Saint Phalle complètent le tout. Avant-gardiste et devenu, avec le temps, totalement culte, le magasin a été reconstitué pour servir de décor à l’exposition installée aujourd’hui à la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent. L’endroit, transposé dans le 16e arrondissement, revit ici ses jeunes années avec près de soixante-dix modèles historiques présentés. Là, une robe de shantung en soie safran estampillée 67, ici, une robe en piqué de coton à fleurs de 69, à côté, un trench en vinyle noir de 66…. Longtemps après la naissance de cette ligne, en 1994, Yves Saint Laurent avait déclaré au magazine “Glamour” (dans son ancienne version, disparue un an plus tard) « Je veux rompre avec cette idée de la couture en tant qu’image de mode. La mode, c’est ce qui se porte. C’est la grand-place, non le cercle fermé. » Démonstration parfaitement effectuée avec ses collections rive gauche. Montrées durant quelques mois, leurs archives devraient séduire à nouveau une foule d’amateurs du genre, attirés par ce vestiaire vintage rêvé. Et ce, même si l’image de mode inaccessible qui ne suffisait pas à Saint Laurent continue d’exister et de faire fantasmer. Célébrée l’an dernier au Petit Palais, la haute couture créée par “YSL” avait ainsi attiré pas moins de 300 000 visiteurs émerveillés. Mais après tout, l’exposition était ouverte à tous… Sans compter qu’il semblerait aussi que la fascination renaisse à chaque fois qu’il est question de ce que l’icône regrettée a un jour pu toucher.

Posted by hommedesign On février - 11 - 2011ADD COMMENTS

Des chaussures de style en hiver

Alors que le froid et la neige peuvent encore nous tomber dessus pendant de nombreuses semaines, il faut absolument s’habiller de façon appropriée et surtout de mettre des chaussures adaptées pour lutter efficacement contre l’hiver qui n’est pas terminé.

L’une des tendances de la saison est la botte d’hiver. Bravant les éléments n’a jamais été plus élégant qu’il ne l’est maintenant. Alors que nous étions avant dépend de bottes de caoutchouc pour nous guider à travers la neige, neige fondu, ou encore la pluie, les meilleures marques et des créateurs comme Prada, Tretorn, Philip Sparks et Kodiak nous ont apporté de nouveaux styles. Il n’y a plus aucune raison pour l’homme d’affaires de sacrifier ses chaussures dans la crainte de perdre son sens de la valeur. Le costume de 2000 $ ne passera pas inaperçu par l’ajout de chaussures appropriées si vous gardez à l’esprit que pas toutes les bottes sont conçues pour avoir le pantalon rentré dans.

Cette tendance de plus en plus populaire dans la mode masculine est une question délicate et de réussir à ce regard est aussi dépendant du style de pantalon.
L’astuce est bien sûr un pantalon slim avec un fond conique pour assurer qu’il n’y a pas de maladroit moutonnement de tissu où se réunissent les jambes. Les vrais hommes peuvent porter des bottes de style

Pour l’homme qui se préoccupe davantage de fonctionnalités que la mode, certains créateurs ont combiné le meilleur des deux mondes.

Certains font également des bottes hautes avec des boucles strictement décoratives, une fermeture à glissière latérale pour faciliter l’entrée et la sortie, tout en bénéficiant d’une doublure imperméable.

Ne pas confondre le terme «rétro» avec l’innovation.
Prada est un des nombreux grands designers à avoir relevé le défi de fournir aux consommateurs des solutions élégantes à la botte d’hiver. Récemment, il nous a donné un nouveau regard sur la Beatle Boot des années 60, autrement connu sous le nom Chelsea Boot. Ses semelles en caoutchouc offrent une traction sur chaussée glissante, et à hauteur de la cheville ils aident à briser le vent afin que vos chaussettes ne fassent pas tout le gros du travail afin de conserver la chaleur du corps.

L’hiver ne doit pas être synonyme de style sacrifié, mais il ne signifie pas non plus sacrifier la qualité des chaussures et du pantalon pour garder du style aux yeux des passants.
En dehors de Prada par exemple il y a d’autres créateurs dans la mode homme comme Common projects, Kitsune, Pierre Hardy ou encore Mykita qui font de très belles créations que ce soit pour des chaussures ou des vêtements.

Posted by durand On décembre - 10 - 2010ADD COMMENTS

Offrir une montre Tudor à Noel comme cadeau

Je découvre récemment la marque Tudor, petite soeur de la célébrissime marque Rolex ! Elle bénéficie du réseau de distribution de Rolex, mais est sortie de son ombre, et compte bien affirmer son indépendance, et développer son autonomie. Quoi de plus révélateur que de le montrer à travers de nouvelles lignes de montres ? La nouvelle campagne, sortie dans les temps pour Noël, s’adresse clairement aux personnes qui assument leur personnalité, et qui aiment porter de la joaillerie de qualité. Tudor se positionne comme une marque haut de gamme, davantage tournée vers les trentenaires ou quarantenaires, et n’empiète ainsi pas sur le marché de Rolex, plus dirigée vers les seniors.

Dans le milieu du travail, la montre peut être un vrai atout pour s’affirmer, ou accompagner une force de persuasion. L’attrait des montres Tudor réside spécifiquement dans le mariage réussi entre le raffinement et le côté sportif des modèles. Ainsi un cadre dynamique peut tout à fait se retrouver dans les nouveaux modèles 2010, audacieux, imposants, et très travaillés. Les femmes savent que les mains sont très regardées lors d’un échange commercial, elles savent donc soigner leur manucure, le choix de leur bijoux, et l’habillement de leur poignet. Les hommes veulent eux aussi approfondir leur force de conviction et compléter des ongles impeccables par une montre raffinée.

En cette fin d’année, vous êtes sûrs de faire plaisir en offrant un bijou d’une telle qualité, tout en étant extrêmement moderne. Certains préfèrent collectionner les articles bas de gamme pour pouvoir changer souvent, mais avec une montre Tudor à leur poignet, ils changeront d’avis, c’est certain.

Article proposé par Julie du blog feminin fleurdementhe.com

Posted by durand On novembre - 29 - 2010ADD COMMENTS

La mode des escarpins

Vous avez déjà essayé de courir en escarpins, vous ? Oui, bien sûr, on s’est déjà toutes tapé un sprint en talons sans le vouloir, à courir après un bus, ou après sa montre, et puis c’est à peu près tout… Jusqu’au jour où Sarenza, l’enseigne de chaussures en ligne, initia une vraie course en escarpins… Mais pourquoi donc qu’elles ont envie de courir avec des talons, ces folles, hein, pensez-vous ? Eh bien, pour gagner des chaussures, tout simplement ! Pour sa troisième course, Sarenza a décidé de confronter des Françaises à des Anglaises, histoire de pimenter tout ça, des fois que ça finisse en vrai crêpage de chignons, les froggies contre les rosbifs… L’événement a lieu à la piscine Molitor, ce vendredi, où seize équipes de chaque pays vont s’affronter. Chaque fille devra être chaussée d’escarpins de huit centimètres de haut minimum, et sur un relais de 3 x 60 mètres. On imagine déjà la scène, l’arbitre avec son mètre en train de mesurer les talons de chaque fille… L’enjeu est de taille : remporter l’équivalent de 3 000 ¤ de chaussures sur le site de Sarenza. C’est donc du sérieux. Et puis, il n’y a pas que les talons. Elles devront aussi avoir leur dress code, chic à la française (ça va de soi) versus excentricité à l’anglaise. Et pour avoir déjà eu des retours sur ces courses de folles (de chaussures), croyez bien que ces filles jouent le jeu à fond ! Le spectacle risque d’être des plus sympathiques. Si vous voulez y assister, il suffit de s’inscrire sur la page Facebook de la marque pour gagner des places…

Posted by durand On octobre - 5 - 2010ADD COMMENTS

Refaire sa garde robe

Ouverture de nouvelles boutiques, tendances à la pointe, coups de coeur du moment, conseils de modeuses, événements à suivre… Impossible d’y échapper : pour offrir une cure de jeunesse à son dressing, la lecture de ces deux pages s’impose.

Voilà un slogan qui claque : « this is Madness avec Ben Sherman » ! Cet automne, la marque « so british » renouvelle sa collaboration avec un groupe musical mythique. Après Les Beatles, c’est donc au tour de Madness de lui prêter son univers. Pous les fans de ska l’imprimé à damiers noir et blanc et un étendard. Pour cette ligne capsule, Ben Sherman édite une ligne composée de t-shirts, de chemises et de vestes monochromes. Les t-shirts reprennent les « covers » d’albums les plus emblématiques de la formation anglaise, ainsi que certains de leurs textes cultes. Les médiators sont détournés en boutons quand la doublure des vestes joue bien sûr la carte damiers ! Pour votre culture fashion, sachez que la légende Ben Sherman a débuté dans les années 60 dans une usine de Brighton, leur emblématique chemise à col boutonné s’imposant rapidement comme le symbole des mouvements rock, ska et brit pop (t-shirt : 37 a ; chemise : 80euros). Les hommes qui aiment les chemises bien coupées connaissent forcément Allan Joseph. Bonne nouvelle, d’ici quelques jours, une nouvelle adresse s’implantera rue Sainte. Ici, on retrouvera les marques qui ont fait son succès (Paul Smith, Diesel, Junk de Luxe, Acne Jeans, Marc Jacobs…), mais aussi des petites nouvelles pour elle et lui. À deux pas, rue Lully, c’est le Britannique Superdry qui débarque. Après l’ouverture d’une boutique à Saint-Tropez, la marque, mixte, et plutôt orientée casual, s’est invitée à Marseille au début du mois dans un espace de 80 m2. Une bonne occasion de s’offrir des chemises cintrées (65euros), des polos acidulés (49euros), des mini-jupes excentriques à souhait (55euros), ou encore un jean brut (70euros), slim ou baggy au choix. Sans oublier toute une gamme d’accessoires, de la casquette aux différents sacs en passant par les bonnets et écharpes. Du nouveau pour les culottes courtes À Aix, les 25/45 ans s’habillent chez Di Micheli, une signature qui regroupe plus de dix boutiques, aux marques prestigieuses (Armani, Burberry, Lagerfeld, Versace…). Rue Espariat, on retrouve Di Micheli chaussures, Di Micheli boutique, Di Micheli 24 (ambiance casual), mais aussi Moda (avec un univers féminin), Trendy, Jean’s, ou encore Di Micheli Studio, l’adresse branchée du groupe. Notre bon plan au sein de cet empire de la fringue ? Di Micheli D’stock, avec ses réductions au format XXL (jusqu’à 80 % !). Bon à savoir aussi pour le look de vos progénitures, d’ici peu, vous pourrez les habiller chez Ooxoo, une enseigne multimarque haut de gamme. Entre les robes chasubles Marëse (55euros), le blouson en cuir Ooxoo (159euros), la jupe à volants Repetto (88euros) et les jeans Teddy Smith, ils auront de quoi se concocter un style des plus branchés (de 0 à 14 ans). À noter par ailleurs dans vos agendas mode maintenant bien chargés, la prochaine soirée de La Bergerie, le 16 octobre prochain. Cette boutique de créateurs pour hommes, doublée d’un espace culturel, vient d’être saluée par le magazine « GQ », en juin dernier, comme l’une des huit meilleures boutiques pour hommes de France. Classe. Parmi les marques en vente sur place, le choix ne manque pas entre Coming soon by Yohji Yamamoto, Melinda Gloss, Mads Nørgaard, ou encore Folk et Svensson. Côté prix, comptez environ 85 a pour un jean ou une chemise, 269 a pour un costume et 155 a pour une veste mi-saison. Soit au final une boutique résolument haut de gamme, où vous verrez donc le 16 une expo de peinture de Philippe Boonen, un défilé de la Marseillaise Caroline Hanny (lauréate du prix des jeunes créateurs de demain Moda Domani) et de Haha Ter Meulen (Pays-Bas), sans oublier un défilé prêt-à-porter « maison ». Petite restauration offerte, mais participation demandée pour le bar. Bons plans de blogueuses Toujours à l’affût des dernières tendances de mode depuis votre sacrosaint ordinateur ? Voici les blogs du moment à suivre de près. Gros plan tout d’abord sur celui d’Aude (photo), lauréate du concours organisé par les Galeries Lafayette Saint-Ferréol. Jusqu’à la fin du mois, sur thelittleworldoffashion, elle nous parlera du « plus grand défilé du monde », organisé par les Galeries à travers tout la France, dont les inscriptions se clôturent le 18 septembre (âge minimum : 16 ans). Aude profitera également d’une vitrine, mise à sa disposition, pour exprimer « sa » vision de la mode. À voir jusqu’au 2 octobre. Cette blogueuse animera également la soirée privée du 16 septembre, en habillant les mannequins du défilé et en commentant les tenues (invitation à retirer au service clientèle du magasin). Un espace lui sera également réservé, afin de rencontrer les clients et les fans de son blog. Quant au défilé, rendez-vous rue Saint-Fé le 25 septembre à 16h Chez Madmoiselle Julie, vous saurez tout de la mode, mais aussi du luxe ou du design. Même les hommes y possèdent leur rubrique, via John, le chroniqueur de la demoiselle. Le plus ? Des quizz qui permettent de remporter des bons cadeaux. Ses deux adresses coup de coeur ? Oogie, notre « Colette » marseillais et La Sardine à paillette, une mine girly où dénicher à coup sûr un accessoire original. Enfin, notre dernière blogueuse marseillaise se prénomme Camille. Étudiante en BTS com’ sur Aix, elle nous ouvre son petit monde sur CamilleMdelirien. Son truc à elle ? Faire partager ses bons plans pour « fashionistas un peu fauchées ». La demoiselle visite d’ailleurs régulièrement Dressing en ligne, un site où dégoter un sac Chanel authentique pour 200 a. Son dada ? Courir les friperies, pour se composer un look vraiment perso. Ses adresses ? Blow-up et Le Shop’In, bien sûr ! Les accessoires s’y achètent pour quelques euros. Enfin, il y a quelques jours, Camille a participé à la dernière Troc Party, organisée à Marseille au restaurant Le Wok. Prochaines dates à suivre sur Facebook…

Posted by hommedesign On août - 20 - 2010ADD COMMENTS

Les créations Christopher Kane

Les grands noms de l’habillement de luxe, que ce soit pour les vêtements ou les accessoires, sont en général connus de tous. Cependant, il existe une multitude de petits créateurs de mode, que ce soit en mode homme, femme ou les deux, qui eux sont très peu connu pour le moment mais qui réalisent quand même des vêtements et accessoires de grande qualité. Malheureusement, peu de personnes pourraient nommer un ou deux créateurs jeunes et encore peu connus du grand public, mais déjà souvent reconnu par le monde de la mode.

Ces jeunes créateurs talentueux ont bien souvent commencé à travailler avec de très grands noms de la mode, et c’est par exemple le cas de Christopher Kane. Ce jeune créateur Britannique né à Glasgow en Ecosse au début des années 80 est entré dans la très prestigieuse école Saint Martin School qui à vu de très grands noms en sortir comme John Galliano ou bien encore Stella Mc Cartney.
Ce jeune talent est d’ailleurs remarqué très tôt par Donatella Versace qui lui financera sa collection de fin d’étude à Saint Martin.

Christopher Kane à collaboré avec des grands nom du prêt à porter et c’est fait connaître du grand public en réalisant des vêtement pour la chaîne de magasins de prêt à porter Topshop qui est un nom bien connu de l’autre côté de la manche.

Le jeune créateur ne fait son premier défilé qu’en 2007 et affirme son style au fur et à mesure que le temps passe.
Il a également été consultant pour Versace puis a participé à la création de certains modèles pour les collections de ce grand nom de la mode.

Ce créateur Britannique est un des nombreux exemples de la culture de la mode présente au Royaume Uni et surtout de ce qui peut être fait de l’autre côté de la manche. Il y a par ailleurs déjà un certain nombre de grands créateurs Britanniques qui travaillent pour les plus grandes maisons ou pour eux même et qui ont une très importante renommée au niveau mondial.

Une boutique homme n’aura pas forcément en rayon les collections de Christopher Kane. Par conséquent, renseignez vous bien sur internet pour trouver quels magasins, que ce soit des boutiques en ligne ou pas ont des vêtements signé par Christopher Kane. Etant donné que c’est un créateur Britannique, il se peut qu’il soit plus connu dans son pays et qu’il y ait plus de sites ou magasins qui vendent ses collections là-bas. Il y a cependant quand même des sites et magasins Français qui vendent ses collections.

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Posted by durand On avril - 6 - 2010ADD COMMENTS

Fashion Week d’Istanbul

Capitale européenne de la culture cette année, Istanbul se lance le défi de devenir une ville qui compte dans la mode. Début février, elle inaugurait sa première Fashion Week. Alors que beaucoup de nos étiquettes portent la mention “Made in Turkey”, on a eu envie de savoir à quoi ressemble la création turque. Visite guidée, entre podiums et backstages.

Dans l’avion, où la presse turque est à disposition, notre regard tombe sur le même cliché faisant tous les gros titres. L’actrice américaine Meg Ryan est à Istanbul pour la Fashion Week. On la voit coupant un ruban rose comme pour inaugurer un paquebot flambant neuf. La star, absente des écrans depuis un moment, a touché 150 000 dollars pour faire acte de sa blonde présence. Meg est toutefois la seule star internationale à avoir fait le déplacement. On apprendra plus tard qu’après une bousculade musclée avec des paparazzi, l’actrice s’est terrée dans sa chambre d’hôtel et n’a pas vu un seul défilé… Avec la Fashion Week, le quatrième fabricant mondial de vêtements entend changer son image d’usine de production textile pour une autre, plus glamour, de vivier de création. Et montrer ainsi à l’Europe, son principal client, qu’elle peut aussi être une capitale de la mode. L’ambition est énorme et la ville se donne jusqu’en 2023 pour y arriver, date symbolique où la Turquie fêtera le centenaire de sa république. C’est à Santralistanbul, l’ancienne centrale électrique de la ville réhabilitée et transformée en centre culturel, qu’ont lieu tous les shows. On embarque dans un car avec le reste de la presse étrangère. Journalistes italiens, britanniques, rédactrices new-yorkaises, l’ambiance est bon enfant, façon colonie de vacances. Le défilé du soir est très attendu, c’est celui de Hakan Yildirim, un des créateurs turcs les plus reconnus ici.

Jet-set en “front row”

Pour accéder aux défilés, pas d’invitation comme pour les shows parisiens où chaque maison de couture prend un soin particulier à l’élaborer. Ici, il faut passer son badge devant un tourniquet électronique. Moins glamour. Il y a beaucoup de monde, toute la jet-set stambouliote est là, installée en “front row”, se faisant tirer le portrait par la presse turque. On s’attend à beaucoup de “bling bling” attitude, et en fait, pas vraiment. Certes, on repère tout de suite les starlettes locales, chevelures longues soigneusement lissées et vêtements moulants. Peu d’indices permettent de dire que nous sommes à Istanbul, on pourrait se trouver dans n’importe quelle grande ville d’Europe. A 21 heures, les lumières s’éteignent, c’est parti. La collection d’Hakan Yildirim est une variation autour de la robe noire. Ultra-courte ou très longue et épousant les formes. Au final, l’exercice de style s’avère assez monotone, et on attend le lendemain avec impatience. Le calendrier de la semaine, c’est-à-dire le planning fixant le déroulement des défilés, est beaucoup moins chargé que celui de Paris ou de New York. Ce sont au total six présentations par jour, contre le double en moyenne pour une fashion week parisienne. Les premiers défilés de la journée démarrent à midi. On décide de se faufiler en coulisses pour voir de plus près la préparation de la collection de Deniz Mercan, un défilé de lingerie. Les mannequins sont européens, contrairement à la veille au soir où les filles étaient turques. Le maquillage est signé M.A.C : des applications de dentelle noire posées sur l’oeil gauche des mannequins, qui les transforment en pirates terriblement sexy.

Bryndis, top islandaise, attend qu’on termine son make-up. « La dentelle est très inconfortable, je n’arrive pas à cligner des yeux ! », confiet- elle avec, toutefois, un large sourire. Chaque mannequin a sa cabine, les pièces qu’elles vont porter attendent sur les cintres. On jette un coup d’oeil : la collection de Deniz Mercan est très réussie. Des dessous glamour tout en finesse, rose poudré et praliné, des boxers et des combi-shorts en cachemire, des chauffe-coeur très couture, des corsets sexy comme il faut, des combinaisons en satin, bref, une jolie surprise. « J’ai choisi de lancer ma lingerie après avoir travaillé en Italie chez Valentino et Armani. En Turquie, les femmes n’investissent pas beaucoup en lingerie, contrairement à la France, il y a donc un vrai défi à relever ! », confie la créatrice.

Changer les mentalités

Quand on lui demande ce qu’elle pense de cette première fashion week, Deniz se fait très directe. « On aurait dû se lancer depuis longtemps déjà. Le problème, c’est qu’on manque de jeunes créateurs qui pourraient montrer la voie. Ici, on fabrique, on ne crée pas, on manque d’écoles, et on a besoin d’investir dans cette voie pour y arriver. C’est très difficile de se lancer dans la mode ici. Il faut changer les mentalités. La Turquie est un pays plein de paradoxes, qui se veut européen et laïc, mais la réalité ne suit pas vraiment. Si les femmes s’habillent comme elles veulent à Istanbul, ce n’est certainement pas le cas dans le reste du pays. Il faut savoir que 40 % des femmes portent le voile en Turquie. » On la félicite en lui disant que sa collection marcherait à coup sûr en Europe, et on espère pour elle que les acheteurs dans la salle vont être autant séduits que nous. Son regard pétille. Vient ensuite le show de la créatrice Bahar Korçan. Présidente de l’association des créateurs de mode turcs, elle a une cote énorme ici. Quand elle a décidé il y a quelques mois d’installer sa boutique à Galata, un quartier où il ne se passait pas grand-chose, toute la branchitude stambouliote l’a suivie. Aujourd’hui, Galata est l’un des endroits les plus hype de la ville, celui où il faut être, et surtout être vu ! La collection de Bahar Korçan est empreinte de l’inspiration de la robe noire. Ses James Bond girls laissent entrevoir leur culotte haute sur de longues jupes dégrafées. Elle s’est aussi amusée avec les années 60, petits manteaux étriqués et chignons bas. L’avant-dernier défilé de la semaine nous a bluffés. Il s’agissait de celui de la créatrice Mehtap Elaidi, qui a réalisé un vrai travail sur la couleur. Des bleus francs mélangés à des rouges sang, des verts olive et des jaunes moutarde. Les coupes sont très structurées, comme ces pantalons à grands zips qu’on ouvre comme on veut, laissant entrevoir des guêtres colorées, ou encore des robes tuniques avec des épaules travaillées. Cette première Semaine de la mode à Istanbul nous laissera au final un peu sur notre faim au niveau de la créativité. On aurait aimé plus d’orientalisme, qui est pourtant dans l’air du temps… Les plus grands créateurs s’inspirent bien régulièrement de cette imagerie, alors pourquoi pas eux ? Ils sauraient sans doute le faire à merveille.

Posted by kodama On janvier - 4 - 2010ADD COMMENTS

Chapeaux pour l’hiver

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