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Les communiqués de presse de l'économie

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Archive for the ‘Culture’ Category

Posted by 2julie1 On février - 9 - 2012ADD COMMENTS

Jeux de moto trial

Nombreux sont les petits et grands qui s’intéressent de plus en plus aux jeux de moto trial. Le site spécialement dédié pour les jeux de moto trial est fait pour eux. En effet, ce portail web présente une large gamme de catégories de jeux de moto trial flash gratuits adaptée à chaque tranche d’âge. Entre autres, il propose le  « jeu de moto trial dirt bike 2 » : un jeu très passionnant qui consiste à franchir de multiples obstacles le plus vite que possible ; le « jeu de moto trial 2 » qui est un jeu de course contre la montre très intéressant ; le « jeu de moto trial 3d » avec des images de plus en plus intéressantes et plus de difficultés à surmonter tout en évitant de chuter. Il propose également aux amateurs de jeux, «un jeu de moto trial sur glace » qui nécessite une grande maîtrise de l’équilibre vue que le chemin est très glissant alors que les obstacles barrent les routes.

Pour chaque jeu, il faut utiliser les quatre touches de direction du clavier. Ainsi, la touche du haut pour avancer, la touche du bas pour freiner, la touche de gauche et de droite pour déplacer l’engin à deux roues.

Posted by divioseo On février - 9 - 2012ADD COMMENTS

Un usage indémodable, le deguisement de carnaval.

deguisement de carnaval
À notre époque, le deguisement de carnaval pérennise cette réjouissance durant laquelle il est normal de se grimer, mais surtout, c’est depuis toujours l’attrait d’une commémoration unique comme le carnaval, car à l’occasion de celle-ci tout est permis. Donc, à cet instant là, le déguisement carnaval adulte associé a de moult accessoires de carnaval est grandement considéré. Depuis toujours, les diverses administrations en charge de de faire appliquer l’ordre public de leur pays craignaient ce moment parce que les personnes masquées pouvaient, et ont encore l’occasion de se livrer à de multiples forfaitures possibles, bien à l’abri sous leur déguisement.

Évidemment, toutes les célébrations issues de rites cléricaux se trouvent être actuellement pris en compte les mœurs de tout individu. De multiples écoles préparent une petite fête pour carnaval d’ailleurs. Tous les élèves acquièrent donc ce leitmotiv festif plus ou moins, et voila l’opportunité sur mesure pour extirper des placards tous ces accessoires de carnaval. En effet, les déguisements carnaval pour enfant font preuve de créativité tout comme pour les parent, surtout avec les merveilleux masques de carnaval qui donnent allures aux visages pléthoriques.

Strasses et superbes rehaussent les lieux, et c’est obligatoirement joyeusement qu’adultes et cadets, ressortent leur costume carnaval favori dans l’optique de jouir du moment merveilleux, qui transmet en vérité des valeurs profondes. En pratique, les camouflages avec les costumes de carnaval dissimulent tout ce petit monde emprunte la silhouetted’une autre personnalité. Un fois chacun maquillé, on découvre un phénomène sociologique assez anomal. Riches et les moins aisés peuvent marcher ensemble de manière absolument paritaire. Ainsi, les ce sont les dogmes qui nous remémorent présentement, provisoirement du moins, cette base cruciale au sein des sociétés humaines.

Vous l’aurez saisi, il serait de bon ton de se vêtir avec les déguisements de pour et aussi tous les divers afin que les réjouissances se passent le mieux possible. Pour les anciens, appréciez ce moment privilégié, de nombreux costumes carnaval adulte vous le permettront.

À l’heure actuelle bon nombre d’individus détiennent un appareil photo à tel point que ce soient en nous servant de notre téléphone portable ou en nous servant de notre webcam, nous possédons continuellement la facilité de prendre une sympathique photographie

Malgré que la qualité du cliché n’est pas toujours sensationnelle, cela vous sera utile pour prendre les plus chouettes moments de votre passage sur cette terre. Ce qui est avantageux c’est que, cela vous évitera de payer les films et  d’aller chez le photographe. Tout ce fait en utilisant le « pc » et il est enfantin de faire un backup vos images sur un disque dur.

Il est certain que, vos photos ne seront pas de la même qualité que celle de Bruno Pérousse mais cela vous permettra d’avoir une une photographie du super moment qui vous à procurer du plaisir ou du ravissant bâtiment que vous avez découvert, car à l’inverse de la mémoire, les clichés ne s’oublient pas.

La création l’Apn a donc remanié ce secteur  qui est maintenant à la portée de tout le monde. Après cette révolution plusieurs photo agency ont fait faillite alors que d’autres sociétés tel que l’agence photographique akg images se sont offert une présence sur internet grâce à une galerie en ligne pour qu’elle puisse également profiter de l’aire du numérique.

Un grand nombre des plus grandes photo agency se sont cantonné dans une thématique particulière entre autres la photographie touristique et en plus les photographes avec qui elles travaillent sont trié sur le volet et seuls ceux qui font les plus belles photos ont la possibilité faires des affaires avec une agence photo.

Vous partagerez surement mon mon point de vue, la technologie numérique a fort amélioré notre façon de vivre et en plus cela a aussi énormément modifié le quotidien des travailleurs de la photographie.

Posted by bouguiweb On janvier - 2 - 2012ADD COMMENTS

Connaissons nous le ramadan

Le ramadan est une période particulière pour tous musulmans, en effet, quand la date du ramadan arrive, chaque fidèle se doit de faire tout son possible pour se rapprocher de Allah par la pénitence.

S’il est vrai que durant cette période, l’islam préconise particulièrement de s’appuyer sur le jeûne, un de ses cinq pilier, on constate que pendant le ramadan, la plupart des musulmans s’adonnent à de multiples privations afin d’être irréprochable devant Allah.

On notera par exemple que pendant toute la durée du ramadan, les adeptes de l’islam ne doivent ,ni boire, ni manger, ni fumer, ni se battre avec quelqu’un, ni dire du mal d’une personne et encore moins avoir des rapports sexuels pendant que le soleil est encore visible.

En ce qui concerne le jeûne plus particulièrement, on remarquera que certaines personnes peuvent s’en soustraire, il s’agit des femmes enceinte, des femmes et jeunes filles en période délicate avec leur appareil génital, il s’agit aussi des voyageurs, surtout de ceux qui font un voyage éprouvant, il s’agit également de tous les malades et de toutes les personnes dont la santé peut être affecté par ce jeûne.

S’il est vrai que ces quelques informations au sujet du ramadan son intéressante et peu exhaustive, il vous est possible d’obtenir un complément d’informations sur le site internet dateducalendrier.com. En faisant cela,  vous découvrirez tout un tas d’informations sur les dates et les origines des jours fériés de l’année ainsi que sur les dates et les origines des jours fériés des deux ou trois années qui suivent l’année en cour, de manière générale. A contrario, et ceci de manière plus particulière, vous trouverez des tonnes d’informations sur la date de certains évènements particuliers comme par exemple la date des soldes d’hiver.

A ce sujet, vous découvrirez entre autres que de manière générale, les soldes sont des périodes durant lesquelles ceux qui le veulent on la possibilité de faire de faire du shopping à des coûts très réduits. De plus, vous apprendrez qu’il existe deux principales sortes de soldes, les soldes fixes qui se réfèrent aux soldes d’été et au soldes d’hivers, ainsi que les soldes flottantes qui son choisis de manière aléatoire par chaque propriétaire de magasin et ce, sans que ces dernières n’empiètent sur la période des soldes fixes.

En vous rendant sur dateducalendrier.com, vous découvrirez toute l’importance de mieux connaître le temps et le monde qui nous entoure.

Dateducalendrier.com est un site sur lequel vous trouverez des informations aussi nombreuses que variées relatives  aux jours fériés. Vous découvrirez sur ce site tout ce qui touche ces derniers, de près ou de loin, de leurs origines à leurs dates et bien plus encore. Ainsi vous apprendrez par exemple l’existence d’une fête méconnue mais bien réelle, il s’agit de la fête des grand-mères.  Cette fête qui est une fête exclusivement commerciale fut créée  en 1987 et prend son origine dans la création du célèbre café Français dont le nom est le Café Grand’Mère. A l’instar de cette fête, vous découvrirez  les informations relatives à la date fête des pères qui fut célébrée la première fois par les chrétiens pour rendre hommage aux papas. Et celle que nous célébrons aujourd’hui tire ses racines de la fête non religieuse célébrée pour la première fois aux Etats-Unis en 1942. La fête des mères quand à elle tire ses racines de la Grèce antique, où chaque printemps les habitants de la Grèce rendaient hommage Rhéa la grand-mère de leurs dieux. Ainsi, la date fête des mères telle qu’on la connait aujourd’hui fut officiellement créée en 1950 et a pour but de rendre hommage aux mamans. En plus de ses dates de fêtes qui rendent hommage aux membres de la famille, vous y découvrirez de nombreuses dates. Que ce soit pour préparer vos soldes d’hivers grâce à la diffusion de la date des soldes d’hiver,  ou pour préparer un évènement musical avec la diffusion de la date de la fête de la musique ou encore préparer au mieux sa saint valentin par en s’appuyant sur la diffusion de la date de la fête de saint valentin. Dès lors, que vous aurez fait un tour sur  dateducalendrier.com, vous comprendrez que pour un meilleur quotidien, vous ne devez pas vous en séparer.

Posted by refmancp On octobre - 30 - 2011ADD COMMENTS

Des outils de voyances à découvrir

Se faire consulter c’est devenu monnaie courante partout car les gens son soucieux de connaitre leur avenir surtout avec toute les crises qu’il y’en en ce moment.

Alors beaucoup se retourne vers la voyance mais ne savent pas très souvent laquelle choisir ce guide de voyance très garni sera une bonne aide pour ces personnes. Des outils de voyance il y’en a plusieurs comme l’astrologie, le tirage de carte ou la lecture de la main. Que vous vous fassiez consulter en ligne, en directe, ou dans un cabinet de voyance, ce  sont ces outils de voyance qui servent toujours.

Concernant l’astrologie par exemple, ce guide vous par de l’astrologie de manière général comment avec votre signe du zodiac on peut vous parler de ce qui va vous arrivez. Ce qui est sur c’est que tous le monde et surtout les superstitieux prennent toujours le temps de lire leur horoscope dans les journaux. Mais vous ne savez pas comment ce la se fait c’est à cela que sert ce guide qui vous aide à vous familiariser avec les outils de voyance.

Donc vous pouvez tous simplement vous mettre sur ce guide de voyance et trouver parmi les outils celui qui, par intuition, vous tente pour une consultation.

 

Posted by MathieuSEO On octobre - 2 - 2011ADD COMMENTS

Reprise d’Evadoc par YouScribe.com

Le site YouScribe, réseau social français spécialiste du partage de documents digitaux, a fait savoir aujourd’hui l’acquisition d’Evadoc.com, site de lecture et de publication de fichiers électroniques créé en 2009 par trois étudiants de l’ESSEC.

Une acquisition stratégique

Ce rachat permet immédiatement à YouScribe d’intégrer une population de près de 30 000 membres et un total atteignant 75.000 documents. Cette fusion confirmer la position dominante de la communauté de partageen ligne qui remplit ainsi sa cible de 300.000 ressources disponibles avant même la fin de l’été.

Quel est le projet Evadoc ?

« Evadoc a été mis en ligne il y a deux ans par 3 futurs diplômés d’école supérieure de commerce, qui ont fait le pari de la publication et de la lecture sociale. Un plan ambitieux au succès incontestable. Les fondateurs d’Evadoc ayant choisi de poursuivre leurs cursus à l’étranger, ils ont sélectionné YouScribe pour reprendre et déployer leur projet original. C’est avecun véritable enthousiasme que nous avons saisi la chance de poursuivre l’aventure Evadoc en achetant le la plateforme 6 mois à peine après notre propre création » déclare Juan Pirlot de Corbion, Fondateur de YouScribe.

Avec cette reprise, YouScribe vise un trafic mensuel de près de cinq cent mille visiteurs d’ici la fin de l’année. La société cherche à franchir le cap de 500.000 publinautes et celui du million de documents avant un an.

Début septembre dernier, Evadoc est devenu YouScribe. La totalité des comptes Evadoc ont été déplacés automatiquement chez YouScribe en toute sécurité et sans rupture de service pour l’ensemble des membres.

Posted by fred On septembre - 21 - 2011ADD COMMENTS

Trouver l’idée de cadeau qui fera la différence

Lors d’un anniversaire, de la fête des mères ou tout simplement Noël, il est de tradition d’offrir un  présent pour faire plaisir à une personne. Or l’on sait tous que c’est parfois une tâche bien difficile qui demande des ressources et une inventivité insoupçonnables. Cadopix se propose de solutionner cette problématique en offrant la possibilité à l’internaute de créer son idée cadeau pour toutes les occasions. Et on on peut dire que l’éventail de choix est très large, ce n’est pas moins de près de 2000 références qui sont proposées à l’internaute, et de nombreuses autres nouveautés sortent chaque semaine.

Parmi le large éventail de cadeaux personnalisés, on retrouve du mug, des tableaux pop art, des décorations design ainsi que de nombreux objets à personnalisés comme des bijoux gravés ou des décos de table. Cadopix propose en effet des cadeaux pour toute la famille et on pourra retrouver des vêtements pour bébé où l’on peut broder le prénom du petit ou de la petite. En outre, il est possible de commander un cadeau pour homme dans une gamme de produits complète comprenant des bijoux, des vêtements ainsi que des objets High-Tech.

Le délai de livraison sur Cadopix.com est fixé entre 3 et 4 jours ouvrés après la commande sur le site. Tous les cadeaux seront livrés dans une emballage haute protection garantissant une réception sans surprise.

Posted by zyngaboubsisiokica On septembre - 8 - 2011ADD COMMENTS

Rentrée musicale 2011

C’est une rentrée musicale pléthorique et riche en gros coups qui nous attend. Pour tous les adeptes de castings prestigieux et de noms rutilants, il faudra jeter un oeil attentif aux projets Supergroup (réunissant Mick Jagger, Joss Stone, Dave Stewart et Damian Marley) et The Throne – version hip hop du “Combat des chefs” mettant aux prises les deux monstres sacrés du rap US, Jay-Z et Kanye West (album sorti fin août). Si vous êtes moins sensibles aux superproductions qui fleurent bon l’opération marketing, quelques belles claques sont au programme avec les nouvelles aventures pop des Frenchies de Housse de Racket et le retour des furies électro-indie de CSS. Toujours aussi catchy, toujours aussi sexy, le breuvage sonore hautement explosif des Brésiliennes devrait faire son effet. Du côté des filles toujours, on signalera aussi les sorties des très jolis albums de Nika Roza Danilova aka Zola Jesus (le 26 septembre), que nous avions repérée il y a à peine un an (et qui fait également parler d’elle pour sa participation au nouvel opus de M83, prévu le 18 octobre), et de la Canadienne Feist, Metal, le 3 octobre, qui sera suivi d’un Olympia (le 20). A suivre aussi, dans le genre paire improvisée, les jeux de cache-cache psychédélique auxquels nous invitent les nouveaux opus de Joakim, Nothing Gold (le 26 septembre sur Tigersushi) et de Turzi, Expérience (le 5), réalisé en collaboration avec Pilooski. Entre voyage introspectif, rêves acid rock et groove futuriste, octobre devrait avoir de belles couleurs synthétiques. A venir encore, des news de David Lynch qui, non content de décorer nos nuits en s’occupant de l’architecture intérieure du nouveau club le tromboniste Fred Wesley (on a une préférence pour le deuxième, plus pur). L’éclat d’un rendez-vous exceptionnel éclipse un peu les autres, mais les clubs proposent de très bons artistes. Le Duc des Lombards accueille les 14, 15, 17 et 18 septembre le grand guitariste manouche Biréli Lagrène, l’un des meilleurs héritiers de Django, et son New Quartet. D’autres invitations sont lancées dans des endroits plus inhabituels : la chanteuse veloutée Stacey Kent se produit au théâtre de Saint-Maur (rue de la Liberté à Saint-Maur-des-Fossés, 92) le 22 septembre. Les amateurs de jazz connaissent mieux la salle de l’Olympia qui consacre au jazz une place restreinte, mais régulière, pour des musiciens notoires. Le 19 octobre, le bassiste Avishaï Cohen y pose son jazz-soul mâtiné de folklore, et presque un mois plus tard, le 14 novembre, le colossal saxophoniste Sonny Rollins fera l’événement malgré un âge avancé (81 ans). Mais il a gardé pas mal de fraîcheur. Certains s’orienteront vers la salle Pleyel où, le 16 novembre, les attend l’accordéoniste Richard Galliano, qui délaisse son idole du tango Astor Piazzolla pour, à la tête d’un groupe baptisé le Strada Quintet, rendre hommage à un autre grand compositeur de films, Nino Rota (de La Dolce Vita au Parrain de Francis Ford Coppola). Comme l’Olympia et la salle Pleyel, la Cigale offre aussi ses murs à des chanteurs de jazz, à condition, là encore, que les artistes soient bien visibles. La Canadienne Terez Montcalm y est annoncée le 28 novembre. Artiste en pleine ascension, elle viendra présenter son nouvel album qui célèbre la grande diva Shirley Horn (Here’s To You : Songs For Shirley Horn). Des festivités qui donnent raison à la chanson de Cole Porter, un Parisien d’adoption, I Love Paris : « J’aime Paris à l’automne, j’aime Paris tout le temps. »

Posted by durand On juillet - 4 - 2011ADD COMMENTS

Paris Plage : histoire et exposition

A l’occasion de la dixième édition de Paris Plages – eh oui, déjà ! – l’Hôtel de Ville a eu envie de revenir sur l’histoire des berges de la Seine à travers une exposition inédite. La capitale est indissociable de son fleuve et l’été, vous êtes nombreux à vous réapproprier ses quais. Et vous allez voir que cela ne date d’hier…  Dès le Moyen-Age, Paris s’organise autour de la Seine. La vie y bouillonne, même. Rien à voir avec aujourd’hui. Il est même indispensable de s’y rendre car jusqu’au XVIIIe siècle, les marchandises de toutes sortes arrivent par cette voie fluviale. Ils représentent les deux tiers des produits consommés dans la capitale, et sont vendus au détail depuis les bateaux. Ces derniers servent donc également de boutiques ! C’est ce rôle très ancien de la Seine dans la capitale qu’a valu mettre en valeur l’exposition “Paris sur Seine” à l’Hôtel de Ville, comme l’explique Isabelle Backouche, historienne et conservatrice : « Les quais étaient un haut lieu de la vie parisienne à tous les niveaux. On s’y rendait tous les jours, ne serait-ce que pour des questions de survie. » La Seine était aussi génératrice d’emplois, attirant d’abord chaque jour des tenanciers de bateaux à lessive. Au XVIIIe siècle, ils sont près de quatre-vingts sur le fleuve, et il est strictement interdit de laver le linge en dehors des bateaux ! Les tenanciers accueillent donc les blanchisseuses moyennant un droit d’entrée modeste. Ces femmes lavent le linge des Parisiens à bas coût, une pratique qui va perdurer à Paris jusqu’à la fin du XIXe. Mais il y a aussi des artisans comme les teinturiers et les tripiers, des pêcheurs et bien sûr toute une foule de manutentionnaires pour décharger les marchandises. Le port principal de Paris se situe sur la place de Grève, qui est aujourd’hui la place de l’Hôtel de Ville. Il y a aussi le port Saint-Nicolas situé vers le Louvre, et le port Saint-Paul. Chacun a ses spécialités, on n’y trouve pas les mêmes choses. Le dernier, par exemple, accueille le charbon, le bois, les céréales, le foin et le fer. Assez vite cependant, la Seine se retrouve saturée par ces activités économiques. Les prix des loyers pour un emplacement sur le fleuve flambent, et les marchands sont exaspérés d’avoir à attendre parfois un mois, le temps qu’une place se libère avant de pouvoir mettre à quai leurs bateaux et vendre leurs marchandises. Les ingénieurs de Paris décident donc de déporter l’activité fluviale plus au nord. Conséquence : les Parisiens vont perdre leur lien direct avec le fleuve, et ne le retrouveront plus jamais.  On choisit alors de faire de la Seine un axe de navigation, et non plus de sédentarisation pour les bateaux. Un réseau de canaux est conçu au début du XIXe siècle : c’est ainsi que naissent le canal de l’Ourcq, le canal Saint-Martin et le canal Saint-Denis. Si les Parisiens n’ont plus besoin de se rendre sur les berges tous les jours pour se ravitailler, celles-ci deviennent l’endroit privilégié des loisirs et du sport. Des spectacles aquatiques y sont organisés, comme des joutes où deux équipes rivales s’affrontent sur des grandes barques, et qui deviennent très populaires. On s’y baigne également. Si la baignade dite sauvage est réprimée, beaucoup bravent l’interdit, surtout au pied de Notre-Dame. C’est à ce moment que la physionomie des berges se modifie. On construit des quais plus hauts pour éviter les inondations, la Seine ne chatouille plus les pieds. L’une des nouvelles institutions parisiennes est une piscine flottant sur le fleuve, la fameuse piscine Deligny située quai Anatole France. Créée en 1785 sous la forme de bains sur pilotis, elle coula malheureusement en 1993 et ne fut jamais reconstruite. C’était l’une des deux écoles de natation parisienne. En pleine Révolution française, on encourageait déjà la population à prendre des cours de natation pour que tout le monde sache nager, dans un esprit d’égalité, et afin de diminuer les risques de noyade, fréquente à cette époque. Dans l’exposition, de nombreux documents iconographiques, notamment des reproductions de très belles toiles du XVIIIe, dépeignent cette nouvelle vie sur les berges de la Seine. On réalise ainsi à quel point les quais étaient larges et dégagés, comme de vraies respirations urbaines qui appelaient à la flânerie. C’était donc aussi l’endroit idéal pour organiser des feux d’artifice, car ils permettaient de grands rassemblements de foule. Ces réjouissances populaires étaient généralement offertes par la ville au monarque à l’occasion d’un heureux événement. Si le transport de voyageurs sur la Seine a toujours existé, les bateauxmouches ont fait leur apparition lors de l’Exposition universelle de 1867. Le succès fut immédiat : on estime que cette année-là, 3,5 millions de personnes les ont empruntés. La première traversée de Paris à la nage est quant à elle organisée en 1905 par le quotidien “L’Auto”, également à l’origine du Tour de France. C’est un grand succès populaire, tout Paris s’y presse. Organisé chaque année au mois d’août jusqu’en 1936, il restera le grand rendez-vous estival parisien, parrainé par la Fédération française de natation. De nos jours, plonger dans la Seine est moins tentant… A partir des années 70, les bords de Seine voient leur animation diminuer, on les aménage pour faire place au trafic automobile, éloignant ainsi les Parisiens de la quiétude du fleuve. Il faudra attendre trente ans et Paris Plages pour qu’une fois dans l’année, sur une période à cheval sur juillet et août, la circulation soit coupée, et les quais rendus aux riverains. Mais le maire de Paris n’a pas dit son dernier mot puisque l’année dernière, Bertrand Delanoë évoquait la possibilité de rendre les quais aux piétons d’ici à 2012, sur un tronçon de la rive gauche de plus de deux kilomètres, et de réduire la circulation rive droite. Le bonheur des uns fera sans aucun doute le malheur des autres dans cette affaire…

Posted by durand On mai - 9 - 2011ADD COMMENTS

Photos du festival de Cannes

Chez Traverso, on est photographe de père en fils (et en fille) depuis quatre générations. Et comme on est cannois, on s’est spécialisé dans les vedettes. Mais avec une certaine âme. Petite exploration des souvenirs de Gilles Traverso, digne héritier au charme gouailleur, et personnage respecté du célèbre festival de cinéma.

Dans le bain photographique « Mon arrière grand-père a créé son entreprise de photographe en 1919, avant la naissance du festival. Mais il tirait déjà le portrait de toute l’aristocratie, des peintres, des gens du monde du théâtre qui fréquentaient Cannes. En 39, quand il a appris que Louis Lumière venait pour un festival, il est allé le photographier. Et puis le festival a repris après la guerre, et il a envoyé son fils – mon père, donc, qui avait 16 ans à l’époque – faire des prises de vues de Clark Gable, Eroll Flynn, Michèle Morgan… Mon père lui-même a commencé à me faire travailler comme apprenti en guise de job d’été, quand j’avais 14 ans. Je me suis vraiment lancé avec lui à 18 ans, en apprenant tout sur le terrain. » Le festival où la photo est star « C’est la seule manifestation au monde, je crois, où les photographes peuvent apparaître sur la photo de la star sans que cela gêne. On me demande même parfois de me mettre dans le champ pour que ça fasse plus “Cannes”. Nous sommes nous aussi des acteurs du festival. Au début, le festival durait trois semaines, les acteurs venaient y passer quatre ou cinq jours, et les photographes étaient rois car il n’y avait pas de télévision. On pouvait imaginer aller faire des prises de vues sur la plage, faire des mises en scène: sur la plage, Claudia Cardinale et Luchino Visconti avec un guépard, ou Liz Taylor en maillot prenant une douche. Une fois, mon père et quelques confrères sont allés prendre des images de Grace Kelly et à la fin, elle a dit : « Bon, on a fini ? Allez, on pose les appareils, on va au café, je vous offre à boire ! » Il y a deux ans, j’ai voulu emmener Andie McDowell sur la Croisette faire quelques photos : en une minute, nous étions cernés par des centaines de gens avec leur appareil ou leur téléphone… Ça devient plus compliqué de ce côté-là. Mais je ne suis pas nostalgique. Souvent, les acteurs ne restent que 24 heures, mais la plupart jouent notre jeu pendant le “photo call”. Tarantino a même fait une petite chorégraphie l’année dernière. » Bardot et Loren, les copines de Traverso père « Mon père adorait Sophia Loren. Il se débrouillait toujours pour être là où elle allait, et pour la prendre en photo. Ils s’aimaient bien avec Michèle Morgan aussi, elle lui disait « Henri, attendez-moi », elle allait piquer une rondelle de citron au serveur, et s’en collait deux gouttes dans les yeux pour qu’ils ressortent sur la photo. Il y avait aussi Brigitte Bardot : il l’a prise en photo plusieurs fois (dès l’époque où elle n’était encore qu’une starlette peu connue, ndlr). Une fois, il lui avait demandé de courir sur la Croisette en faisant virevolter sa robe, ça a fait de très belles images qui sont parmi les préférées de mon père. A force, il a fini par la connaître. Plus tard, quand elle s’est mariée avec Vadim à Saint-Tropez, il y est allé, mais il est arrivé en retard. Elle l’a reçu chez elle, et tous les deux ont bu des coups pendant quelques heures avant l’arrivée de Vadim. Et puis, les jeunes mariés ont posé pour mon père. Ces photos tournent en ce moment un peu partout dans le cadre de la grosse exposition sur Bardot. » Moreau et Fonda, les copines de Traverso fils « Un jour, j’avais 17 ans, mon père m’envoie au Carlton pour prendre Jane Fonda en photo. J’étais vraiment content et excité. Mais c’était périlleux, parce qu’on travaillait à l’argentique 12 poses, on n’avait pas intérêt à se foirer ! Ça s’est bien passé, du coup j’étais fier ! Plusieurs décennies plus tard, il n’y a pas longtemps, je travaillais pour l’Oréal, et on me demande de la suivre toute une journée. Elle parle français, alors on discute, je lui raconte comment j’ai fait mes débuts avec elle, elle se marre. Le soir même, elle remettait la Palme d’or sur scène. Je lui avais dit où je serais dans la salle, un peu sur le côté à droite. Au moment où elle remet la Palme, elle se tourne vers moi avec un grand sourire en entraînant le lauréat à me regarder aussi. C’est une sacrée bonne femme. Il y a Jeanne Moreau, aussi. J’étais à Paris, parce que j’avais été invité à participer à l’émission de Bernard Pivot, Bouillon de culture, pour la première édition de mon livre de photos du festival. Je me liquéfiais de trouille dans les coulisses. Jeanne Moreau est à côté de moi, elle me regarde et me dit : « Ne vous inquiétez pas, y a que Lelouch et moi comme invités, et on est très bavards. Vous n’aurez qu’à répondre à quelques questions parce qu’il ne restera pas beaucoup de temps. » On en a reparlé à Cannes, où je l’ai photographiée plusieurs fois, c’est resté un bon souvenir. » Le cas Adjani « L’année où tous les photographes ont posé leur boîtier sur le tapis quand Isabelle Adjani montait les marches (en 1983, car ils jugeaient que l’actrice n’était pas coopérative avec la profession, ndlr), je me suis senti obligé de le faire aussi, mais franchement, ça ne m’a pas plu. Le truc, c’est qu’elle, c’est une écorchée vive, et agoraphobe, donc c’est dur pour elle de venir à Cannes. Mais quelques années après, comme on voulait la mettre en couverture du livre, on l’a appelée. Elle était ravie, elle nous a remerciés. Cette année-là, elle était présidente du jury à Cannes, et il y a eu une petite réception à laquelle trois photographes, dont moi, étaient invités. Elle arrive, je vais la saluer, je me présente, et elle me dit : « Oh, vous dites bonjour avant de prendre des photos, c’est sympa, vous êtes normal. » Et on a fait des photos super. » Les actrices, des gens comme les autres « Ingrid Bergman, à l’époque, venait directement à l’agence pour nous acheter des photos qu’on avait prises d’elle. Elle disait : « On se fait toujours mitrailler, mais on ne voit jamais les photos après. » Il m’arrive aussi d’envoyer les séries aux actrices que je connais un peu, comme Michelle Yeoh. Elles sont très contentes parce qu’elles sont comme tout le monde, elles aiment bien avoir des souvenirs ! » 150 000 photos « A force de prendre des photos de père en fils, j’ai environ 150 000 photos en archives. Nous avons toujours été indépendants, vendant souvent nos clichés à des titres de la presse locale comme “Nice Matin”, ou à des clients privés qui nous embauchent. On m’appelle pour des actus : par exemple, là, comme De Niro est président, on me prend des archives avec lui. Je fais aussi tourner des expos. C’est en montant la première, à Cannes, que j’ai été repéré par Serge Toubiana (ancien rédacteur en chef des Cahiers du cinéma, actuel di recteur de la Cinémathèque française, ndlr). Il est venu me voir en disant qu’avec un tel trésor, il fallait absolument faire un livre ! C’est vrai qu’à Cannes, on sait qui nous sommes. Je connais tous les directeurs d’hôtels, donc c’est facile pour moi d’y accéder quand d’autres ne peuvent pas. Et même certaines actrices me laissent faire, parce qu’elles savent que je ne suis pas en agence, et qu’elles ne risquent pas de se retrouver en couverture d’un journal people avec un verre à la main et un titre du genre “Elle a recommencé à boire”. »

Posted by jeanpaul On avril - 29 - 2011ADD COMMENTS

Un aquarium fête ses 20 ans ?

Un anniversaire prometteur

L’aquarium Nausicaa fête ses 20 ans en 2011, le 18 mai plus précisément. Cette année, une nouvelle exposition arrive : « Histoire d’îles », vous faisant partir à la découverte de ces coins de paradis qui agrémentent le beau bleu de notre terre. Iles tout autant paradisiaque que menacées à terme.

Vingt années donc que le Centre National de la Mer et ses 5000m² d’exposition émerveille à Boulogne-sur-Mer.

Un lieu unique

Unique en Europe, le Centre National de la Mer proposera d’éveiller et de sensibiliser les petits comme les grands à la question marine et environnementale et l’interaction que l’homme a avec la mer et l’eau en général. Quels enjeux pour les ressources marines et l’homme ? Comment apprécier ces évolutions, comment limiter les dégâts ?

Disposant de médiathèques, projetant des films mais surtout, nous faisant aller à la rencontre des espèces marines en aquariums, en plages ou en bassins (dont certaines espèces sont accessibles physiquement via des bassins tactiles), ce sera à coup sûr une journée alliant plaisirs et découvertes pour toute la famille.

Mais aussi…

Pour vous se restaurer, Nausicaa dispose également d’un bar et d’un restaurant.
Les tarifs sont très doux pour toutes la famille.

Posted by durand On avril - 26 - 2011ADD COMMENTS

Culture blog mode DIY

Encore timide et souvent ringarde en France, la culture du “do it yourself” appliquée à la mode s’affirme comme l’une des tendances lourdes des blogs féminins anglo-saxons. Pot-pourri des meilleures adresses mondiales sélectionnées avec soin, après avoir visité des dizaines de sites infréquentables…

Débutons ce tour du monde par notre coup de coeur, avec en prime le meilleur nom de blog mode croisé depuis longtemps : Honestly… WTF. Lancé par la costumière Lauren Kolodny et son amie créatrice Erica Chan Coffman, il affiche la rubrique DIY (do it yourself) la plus intéressante parmi toutes celles croisées lors de l’élaboration de ce dossier. Sur la trentaine de créations proposées, elles évitent souvent l’écueil de l’effet “fabriqué en EMT avec mes gros doigts” de la majorité des DIY avec goût et inventivité. Honnêtes, elles citent toujours leur source d’inspiration lors de tutoriels très clairs agrémentés de jolies photos : ici Proenza Schouler, là un clip musical ou encore un obscur créateur new-yorkais. La plus professionnelle de toutes se nomme Erica Domesek. A l’actif de cette styliste régulière pour différentes campagnes publicitaires (Coca-Cola, Helmut Lang…), un livre sur le DIY sorti à l’automne 2010 au nom de son site PS : I Made This, avec comme cri de guerre : « I see it. I like it. I make it ». Concise et didactique, sa méthode de travail ne bouge pas : une planche de tendances, le matériel nécessaire, un pas-à-pas en Polaroids, et le résultat final mis en scène. Deux solutions pour suivre Jeni, l’une des blogueuses DIY les plus inspirées : sa rubrique chez In Style ou son blog perso I Spy DIY. Dans les deux, elle s’inspire librement de vêtements vus lors des défilés avant de créer ses propres interprétations. Sa science du détail de l’accessoire lui permet de rendre des pièces banales plus trendy avec un taux de réussite élevé. On aime ses chaussures derby pailletées à la Dolce & Gabbana ou son col de sweat en plumes. En revanche, on demeure perplexe face à son collier de pailles à soda peintes en or… Pour rester dans le domaine du plumage, on visite les pages d’Anni Jürgenson, jeune créatrice estonienne de boucles d’oreilles d’inspiration amérindienne. Forcément, vu qu’elle vend certaines de ses pièces visibles sur Style Hurricane, très peu de tutoriaux mais une belle source d’inspiration pour les apprenties stylistes obsédées par le minimalisme chic de Martin Margiela. On apprécie également le travail de la très jeune New-Yorkaise anti-shopping Kirsten, au sein de Studs And Pearls ou dans sa rubrique chez We Heart This, capable de transformer un serpent en plastique vert de magasin de jouets en un insolite collier doré.

Par opposition aux envies de coller à la haute couture avec les moyens du bord, nombre de sites ont érigé le DIY en art de vivre dans une démarche de recyclage et de refus de consumérisme. D’abord Thread Banger, mini-chaîne de télé montée par trois New-Yorkais, pour changer, qui alterne vidéo pédagogiques, sujets décos-écolo et reportages sur des designers émergents locaux. Aujourd’hui, les trois fondateurs se distancient de leur projet afin de laisser leur communauté très “hipsters Brooklyn” prendre son envol avec des accessoires de vélo en crochet ou des chaussettes de Noël en tee-shirts à motif. Plus mainstream, la très large communauté DIY de Cut Out And Keep propose des milliers de projets dans des registres divers (mode, cuisine, jardin, déco…). Patience et tri drastique de kilomètres de croûtes sont nécessaires avant de tomber sur la perle qui nous donnera envie d’y consacrer notre dimanche.

http://honestlywtf.com/category/diy

http://psimadethis.com

http://news.instyle.com/category/diy

http://ispy-diy.blogspot.com

http://stylehurricane.blogspot.com

http://www.studs-and-pearls.com

http://weheartthis.com/category/how-to

http://www.threadbanger.com

http://www.cutoutandkeep.net

Posted by MathieuSEO On avril - 21 - 2011ADD COMMENTS

Journée du premier mai

Pourquoi le 1er mai et les fleurs? C’est une question pertinente à laquelle nous allons essayer de répondre.
Il semble que le brin de muguet régulièrement susnommé lys des vallées, une plante originaire du Japon, soit connue en Europe depuis le Moyen-Age. Le brin de muguet a toujours incarné le printemps et les français lui donnaient des qualités de porte-bonheur. Plus d’actualités sur brin de muguet{|site.

Le 1er mai de l’annuité 1886, la pression syndicale accorde à à vue de nez de 200 000 travailleurs américains d’obtenir la journée de huit heures. Pour commémorer cette action les employés d’Europe, semaines plus tard, à mettre en place une « journée internationale des travailleurs ».
Ici bas, dès 1890, les prolétaires du 1er mai ont pris l’usage de passer en portant à la poitrine un triangle rouge. Ce dernier représente la division de la journée en trois parties égales : travail, sommeil, loisirs.
Le triangle est quelques années plus tard remplacé par la fleur d’églantine. En 1907, à Paris, le muguet, figure le printemps en hexagone, succède celle-ci. Le brin de muguet est montré à la boutonnière avec un ruban rouge.

Pour 1907, à l’occasion du premier mai, que le brin, fleur conventionnelle en Île-de-France, sort. Pour le premier mai 1936, on partage des fleurs de muguet cravatés de rouge.

Le 1er mai, c’est aussi la fête du muguet pris en forêt en groupe. C’est un porte-bonheur car c’est la fleur qui symbolise la prospérité.

Si vous espérez vendre du muguet, choisissez bien votre quartier de vente.

Première impression lorsqu’on franchit la porte de cette bâtisse du XIXe siècle : sa décoration intérieure futuriste lui va à merveille. Immenses lampes en forme de réacteurs ; leitmotiv de cubes lumineux omniprésent, de l’accueil au foyer du théâtre, pièce principale du lieu ; signalétique 8-bit et old school à souhait ; bref, on se sent bien au chaud dans ce nouveau cocon high-tech. Deuxième bonne surprise : le chaleureux accueil de l’équipe du lieu, qui nous informe – et c’est la troisième bonne surprise – que l’accès aux principaux endroits de la Gaîté est gratuit. On accède donc librement à la salle de jeux, où huit bornes équipées de Xbox 360 permettent de jouer en famille à des créations indépendantes telles que “Limbo”, “Pixel” ou “Braid”, ainsi qu’à l’avant-dernier “Prince of Persia”. On accède ensuite à une bibliothèque où livres sur la culture numérique et magazines vidéoludiques attendent les digital natives ; une sélection enfantine se niche même dans un coin douillet. C’est également ici que l’on peut visionner des films en images de synthèse tels que l’excellent court métrage français, “Oktapodi”. Puis on monte au deuxième étage pour une quatrième bonne surprise : un concert, dans la série “Ambient Sunday” de la Gaîté. L’un des trois concerts hebdomadaires du lieu, qui permet de découvrir dans de bonnes conditions les nouveaux talents musicaux (10 euros plein tarif, 8 euros tarif réduit) dans un étonnant décor argenté. Ce jour-là, il s’agissait du très innovant Peter Broderick, qui joue du folk façon Fleet Foxes tout en samplant ses propres sons (voix, instruments) pour rejouer dessus, en direct. Alliance parfaite de tradition et modernité, Broderick n’aurait pu espérer trouver un lieu mieux adapté à sa musique. Enfin, après une courte pause pour se rafraîchir au bar du foyer de l’ancien théâtre, on redescend au rez-de-chaussée pour une nouvelle découverte : une immense installation murale où une série de pyramides s’allume en séquence, avec accompagnement sonore. Le son est également au centre d’une autre installation, juste à côté. Dans cette “chambre sonore”, une petite pièce dont les murs sont tapissés d’enceintes, se trouve “Les Fenêtres”, une création de Scanner en collaboration avec UVA (United Visual Artists, les Bri tanniques ayant fait l’ouverture de la Gaîté) à base d’improvisations inspirées de Charles Baudelaire. Ces citations sont accompagnées d’un jeu de lumière pour le moins déroutant. Au terme de ce parcours, on n’est fort heureusement pas confronté à l’habituel magasin de souvenirs cher à la plupart des musées, mais à un concept store signé Amusement, “alt-magazine” vidéoludique du très inspiré Abdel Bounane. Au programme : lampadaires Star Wars, jeux d’échecs Super Mario Bros., modèle réduit de la voiture de “Retour vers le futur”, lunettes infrarouges, et des centaines d’autres objets soigneusement choisis pour le bonheur des geeks en tous genres. En somme, même sans exposition – la prochaine aura lieu du 21 avril au 27 mai, autour du studio de design Universal Everything –, la Gaîté lyrique est un lieu qui vaut très largement le détour. Sa programmation musicale pointue, son design radical, son atmosphère décontractée et chaleureuse, et surtout sa façon inédite d’accueillir à bras ouverts la création numérique sous toutes ses formes – en communauté au sens large, c’est à- dire pour tous – sont autant de raisons d’y passer sans tarder.

Posted by durand On mars - 21 - 20111 COMMENT

Trouver une scène ouverte pour son show à Paris

Vous vous sentez l’âme d’un showman et vous rêvez de tester vos skecths face à un public ? Vous voulez simplement découvrir les humoristes de demain ? Voici une sélection non exhaustive de lieux parisiens où chacun peut venir tenter sa chance… pour peu qu’il ait un minimum de talent.

Les scènes ouvertes n’ont jamais connu autant de succès. Avec la popularisation du stand-up en France, à travers notamment la présence croissante de ces “pros de la vanne” dans les médias, les planches paraissent désormais accessibles au commun des mortels. « Le stand-up, à un moment il n’y avait plus que ça, explique Sabrina du FIEALD (Festival international d’expression artistique libre et désordonnée). Et la tendance reste forte, tout le monde veut tenter sa chance. Les gens se disent qu’il y a la télé derrière et croient qu’ils vont devenir les nouvelles stars de l’humour, même si jusque-là, ils n’ont fait rigoler que leurs collègues. » Manu Smadja, programmateur de feu le Pranzo, qui vient de fermer ses portes, constate l’essor des vocations. « Il y a du monde tout le temps, c’est surprenant. Les gens veulent monter sur scène, et veulent voir des gens monter sur scène. C’est pourtant une démarche particulière que d’aller dans des cafés-théâtres où des jeunes font leur premiers pas. Mais il y a un côté un peu underground qui plaît. » Et derrière, le public a la satisfaction de pouvoir dire en voyant un artiste à la télé: « Lui, je l’avais découvert sur scène ! »

Le Pranzo faisait passer des castings pour plusieurs festivals d’humour, également sous forme de scène ouverte. « Cela nous permettait d’auditionner directement du fond de la salle », explique Manu Smadja, qui voyait la liste d’attente s’allonger de noms d’humoristes. « Tous les jours, cinq ou six personnes qu’on ne connaissait pas nous demandaient à monter sur scène. Comme il y avait beaucoup de requêtes, je faisais passer des auditions privées toutes les semaines pour apporter des conseils et essayer de donner confiance. C’est essentiel si on veut progresser. » Encore peu nombreuses, les scènes ouvertes viennent de recevoir un coup sur la tête avec l’annonce de la fermeture du Pranzo, qui se trouvait au 35, boulevard de Bonne Nouvelle dans le 2e. Véritable QG des humoristes parisiens, le café, qui proposait trois scènes ouvertes toutes les semaines, a fermé brutalement ses portes, le propriétaire du lieu souhaitant changer d’orientation et en faire un supermarché. Au grand dam de la communauté des cafés-théâtres et du stand-up, qui compte se mobiliser, mais sans grand espoir.

Le Comedy School
Lancé par Seb Milla il y a trois ans, le Comedy School s’était installé au Pranzo, qui ouvrait sa scène trois fois par semaine et qui vient malheureusement de fermer. Au Comedy School, on peut venir chanter ou slammer, mais la scène est surtout destinée au stand-up. Milla en a fait son petit laboratoire. « Depuis le Jamel Comedy Club, le stand-up est en effervescence. L’aspect négatif, c’est qu’il a tendance à être assimilé à de l’humour de banlieue, ce qui est réducteur. Heureusement, tellement de monde s’y est mis que de nouveaux courants sont en train d’émerger. » Chaque artiste dispose de dix minutes pour convaincre. On y voit des comédiens confirmés venant faire leur promo, et des débutants, préalablement choisis par le maître de cérémonie. « Je demande une vidéo pour la sélection. Mais je ne juge pas, c’est juste pour qu’ils ne fassent pas n’importe quoi. Je suis un peu responsable quand même. » Auparavant au Pranzo, désormais en quête d’un nouveau lieu. Tél. auditions : 06 67 42 23 45. www.myspace.com/comedy_school.

Le Café Oscar
Tous les mercredis se tiennent les Oscars du rire dans ce lieu tout en boiseries au fond d’une petite cour de la rue Montmartre. William, le maître de cérémonie, s’appuie sur ses nombreux contacts pour sélectionner les participants. « Vu que je fais beaucoup de plateaux, on se connaît un peu tous. Ça marche par le bouche-à-oreille. » Une demi-douzaine d’artistes défilent chaque semaine pendant une dizaine de minutes (des ados, des comédiens plus classiques ou même un mentaliste), avec William qui teste ses vannes pendant les interludes. Le tout dans une ambiance bon enfant, le public ne se montrant jamais trop difficile. Le chapeau circule à la fin pour payer les artistes. A votre bon coeur, messieurs dames. 155, rue Montmartre, 2e. Tél. : 01 42 21 09 61. Tous les mercredis à 21 h, entrée gratuite, vestiaire obligatoire.

L’échappée bulle
Seul café du 17e à proposer une scène ouverte, l’Echappée bulle offre son podium aux artistes tous les jeudis. Ici, le casting est réalisé par un comédien, Olivier Sadoine, qui fait le tour des cafés-théâtres. Le proprio, qui a notamment signé le design de la Flèche d’or et du Troisième Lieu, a construit un bar tout en verre. Les scènes ouvertes ont repris depuis l’automne dernier, après une première tentative fructueuse avant l’été. Et si vous osez monter sur scène, on vous offre à boire et à manger ! 20, rue des Dames, 17e. Tél. : 01 55 06 01 29. “Soirées cool” tous les jeudis de 20 h à 23 h.

Le Théâtre de la Main d’or
Ici, on veut bâtir une scène ouverte différente des autres. Jacky, qui s’occupe de la sélection, cherche avant tout des profils originaux, « pourvu que les gens soient passionnants dans leur discipline. Je veux de l’audace, de l’originalité. Si l’on vient me parler des talonnettes de Sarkozy, je laisse tomber. Les blagues sur le physique, ça ne m’intéresse pas. » Pour les auditions, il suffit de l’appeler puis de venir présenter sa performance devant les élèves des cours que Jacky donne le samedi matin. Et les amateurs répondent présents : « Ce sont eux qui prennent le plus de risques. Les pros veulent le succès, donc ils se sont déjà calmés. Le besoin de réussir amène à faire des concessions énormes. » 15, passage de la Main d’or, 11e. Le premier dimanche de chaque mois à 20 h 30. Entrée gratuite. Tél. : 06 25 60 57 15.

Le FIEALD
Le FIEALD, au théâtre de Trévise, est le vétéran du genre. Depuis vingt ans, c’est un peu l’antichambre du succès puisqu’ici, tout le monde peut monter sur scène sans aucune sélection : il suffit de se présenter à 19 h 30 dans le hall. Les places sont chères : ils ne seront qu’une dizaine d’élus, sur les vingt ou trente personnes qui se présentent chaque dimanche. Des humoristes pour la plupart, mais aussi des chanteurs, danseurs ou jongleurs. Sabrina, de l’équipe du FIEALD, reconnaît que le pari est toujours risqué : «On s’expose à chaque fois. C’est notre marque de fabrique. Il peut y avoir des bonnes surprises, comme des mauvaises, voire des très mauvaises… L’idée c’est de laisser sa chance à tout le monde. »S’il fut un temps où le public pouvait faire sortir de scène les malheureux candidats en les sifflant, l’ambiance est plus calme aujourd’hui : « Parfois, certains font des commentaires à haute voix dans la salle. Mais il est très rare que le public se ligue contre un artiste. Le pire, en fait, c’est quand les gens ne rigolent pas du tout. » Là, les cinq minutes peuvent sembler très longues. Tous les dimanches à 21 h au Théâtre de Trévise, 14, rue de Trévise, 9e. Entrée : 8-10 ¤. www.fieald.com

Le Chinchman
Depuis 2006, le Chinchman est hébergé au Café de Paris, à Ménilmontant. Menée par l’ancienne actrice Françoise Deldick et son fils Aurélien Wiik, lui-même comédien, c’est une scène complètement ouverte, puisqu’il suffit d’appeler et d’arriver une demi-heure avant. Un concept un peu risqué, mais la clochette est là pour limiter les dégâts ! Pour équilibrer le spectacle, certains humoristes confirmés viennent parfois tester leurs sketchs avant une télé. Le Chinchman est donc l’endroit idéal pour faire sa première scène : Kev Adams a notamment fait ses débuts ici. Mais Françoise Deldick, qui a vu nombre de starlettes en herbe finir ouvreuses dans un cinéma, prévient les rêveurs : « Le stand-up a brouillé les cartes. Ça a l’air d’être facile et certains se prennent déjà pour Franck Dubosc au bout de dix jours. Mais ce n’est pas comme ça que ça se passe. C’est un métier difficile, exigeant. Il faut du talent, de la personnalité, du travail, et des textes de qualité. » • Les lundis à 21 h au Café de Paris, 158, rue Oberkampf, 11e. Entrée : 5 euros. Tél. : 06 12 24 23 18. www.myspace.com/chinchmancomedyclub.

Posted by durand On mars - 14 - 2011ADD COMMENTS

Feter la Saint-Patrick à Paris

Le 17 mars est le jour présumé de la mort du saint patron de l’Eire. Sur l’île verte et partout où se trouvent des Irlandais, la Saint Patrick est l’occasion de fêtes, de parades, de musiques… Pour inventer votre manière de la célébrer à Paris, voici un petit parcours d’adresses indispensables.

Mais qui est Saint Patrick ? Patricius, ou Padraig, était un jeune gars de la Bretagne du Ve siècle, issu d’une famille de Celtes romanisés, fils de diacre, petit-fils de prêtre. Enlevé à 16 ans par des pillards irlandais, vendu sur l’île comme esclave, il sera berger puis prêtre, missionnaire même, responsable de la conversion de l’Irlande à la foi chrétienne. Outre cet accomplissement fondateur et a priori avéré, le peuple irlandais aime à lui prêter des exploits magiques en tout genre : avoir bouté les serpents (comprenez les païens) hors de l’île, avoir utilisé le trèfle (qui était avant tout un apéritif, eh oui) pour décrire la sainte Trinité, avoir négocié avec Dieu le Père un Jugement dernier plus sympa pour les Irlandais que pour les autres, avoir ordonné aux taverniers de donner plus que ce qui est dû le jour de sa fête… Si vous décidez de le célébrer le 17 mars, adoptez aussi ses qualités : courageux, protecteur, bienveillant, et plein d’humour espiègle !

Musique traditionnelle Vous voulez écouter, jouer, danser sur de la musique traditionnelle irlandaise en pleine capitale, et en famille ? La meilleure adresse pour frayer avec une sympathique communauté d’amateurs du genre est sens nul doute l’Association irlandaise. Tous les jeudis soirs, ses membres (ils sont environ 250, de 7 à 77 ans avec une forte présence de trentenaires, et un bon pool breton) se réunissent pour des cours où l’on danse, chante, joue de la musique. Les professeurs de flûte, chant, violon, bodhrán, tin whistle, guitare bouzouki, banjo, mandoline, uilleann pipe (cornemuse irlandaise) et danse sont des amateurs sérieux ou des professionnels, et il y a toujours, en fin de soirée, une animation. Les ateliers de l’association ont également lieu les lundis et mardis soirs au Quiet Man, agréable petit pub du Marais où l’on peut en outre venir, le mercredi à 21 h 30 et le samedi à 22 h, écouter les “sessions”, concerts de musique irlandaise donnés par d’excellents musiciens (“slow sessions” pour musiciens moins confirmés le samedi à 18 h). En outre : fléchettes, échecs, backgammon, cartes, retransmission des matchs de rugby, concerts, toute pinte à 4,30 ¤ de 17 h à 20 h, des habitués et un patron qui font très vite se sentir chez soi. Pour une ambiance chaleureuse et familiale, l’autre excellente adresse est le Connolly’s, ouvert par Liam Connolly, repris par ses deux fils Ian et Neal et leur copain Laurent. Ici, les sessions de musique tradi ont lieu tous les dimanche soirs, « dans un silence religieux, on ne se lâche qu’entre les morceaux », et parfois en semaine. Des enfants, des vieux, des jeunes, des cravates (rappelant d’oublier ici ses soucis de travail), une Guinness qu’on affirme être la meilleure de Paris (elle se révèle d’une renversante douceur), trente whiskies irlandais, le cinquième club de Fléchettes de France, les matchs de rugby sur grand écran, des pintes à 5 ¤ de 16 h à 20 h. Le bonheur, quoi ! L’Association irlandaise, tous les jeudis de 18 h à 22 h 30, 22, rue Delambre, 14e. Tél./fax : 01 47 64 39 31 (répondeur). www.association-irlandaise.org. Quiet Man, 5, rue des Haudriettes, 3e, tous les jours de 17 h à 2 h + matchs exceptionnels. Programme et renseignements au 01 48 04 02 77 ou sur www.thequietman.eu. Connolly’s Corner, 12, rue de Mirbel, 5e, tous les jours de 16 h à 2 h, renseignements au 01 43 36 55 40 ou 06 19 70 74 06.

Danser comme dans Riverdance ? Vous rêvez de danser comme Michael Flatley ? Ou tout simplement de mettre un peu de piment dans votre aérobic ? Rendez-vous alors dans cette sympathique école de danses irlandaises dirigée par Sarah Clark, une ancienne principale de Lord of the Dance, justement. Pas besoin d’être déjà danseur : on vous enseignera ici le set dancing (issu du quadrille), le ceili dancing, danse de groupe, ou le célèbre step dancing, pratiqué en ballerines et claquettes. Si vous le souhaitez (et que votre âge et votre forme vous le permettent), vous pourrez accéder en joli costume aux “feis”, ces compétitions qui sont aussi l’objectif de l’école. Cette année, quatre jeunes filles de l’académie sont qualifiées pour les championnats du monde ! Pas de panique, toutefois : les cours sont collectifs mais personnalisés, votre rythme est respecté, et si la compétition n’est pas votre truc, on vous promet une attention tout aussi prévenante. Voire la possibilité de participer à des spectacles donnés par les élèves de l’école pour de chics occasions. Il faut tout de même, souligne Catherine Vandeputte, directrice suppléante, « être énergique et aimer se donner à fond », car ces danses sont hautement sportives. Sarah Clark Dance Academy, contact et renseignements : Catherine Vandeputte, 06 11 32 34 98. Studios et horaires des cours à Paris et en banlieue sur www.sarah-clark-academy.com. Cours d’une heure trente : de 13 à 16 euros.

Découvrir l’Irlande moderne Le Centre culturel irlandais à Paris, ce n’est pas rien : le Collège des Irlandais, immense et fort impressionnant, est un ancien séminaire catholique, qu’il faut absolument visiter, ne serait-ce qu’à l’occasion des Journées du patrimoine. Durant l’année, une armée de jeunes filles plus charmantes les unes que les autres encadrent diverses excellentes activités, liées avant tout à l’Irlande contemporaine. A la médiathèque, on peut emprunter près de 5 000 documents dans les deux langues : art littérature, histoire, DVD… “Cherry on the cake”, l’endroit propose régulièrement des rencontres en V.O. avec les auteurs irlandais à succès : Hugo Hamilton, Colm Toibin, John Banville… On peut également venir voir les expositions d’artistes de l’île, prendre des cours de gaélique, assister à des spectacles (danse, concerts, théâtre en V.O., films), venir écouter le choeur (féminin) de chambre, dans la chapelle, écouter des contes pour enfants bilingues, ou faire des recherches dans l’extraordinaire bibliothèque ancienne qui regroupe des archives restaurées de théologie, philosophie, histoire… Le Collège accueille aussi des artistes en résidence, et met ses nombreuses chambres à la disposition des étudiants irlandais, voire des voyageurs de passage. Pour une vision de l’Irlande vivante, qui excède de beaucoup les quelques clichés traditionnels dont on peut s’être lassé… Centre culturel irlandais, 5, rue des Irlandais, 5e. Programme et informations sur www.centreculturelirlandais.com ou au 01 58 52 10 99. Entrée libre ou de 5 à 7 ¤ selon les événements. 17 mars : Concert The Re-enchantment of Ireland, un « spectacle ravissant » selon le Irish Times, mêlant musiques contemporaine et traditionnelle, chants, poésie et mythes. Places : 15 euros, réservation indispensable.

Art Irlandais La Greenlane Gallery, sur l’île Saint-Louis, propose des expositions d’artistes irlandais, mais aussi de France et d’ailleurs. A découvrir notamment, de mai à août 2011, une prometteuse exposition photographique sur le thème de la femme, par deux artistes féminines, l’une française, l’autre irlandaise. 29, rue des Deux Ponts, 4e. Tél. 01 73 74 21 60.

Quand Vocale Presse propose aux déficients visuels un service encore meilleur pour son journal parlé…

Vocale presse continue de travailler sur sa version PC afin rendre son service meilleur.

De nouvelles options sont disponibles avec la version 3.0 et permettent notamment :

-        une meilleure prononciation de la synthèse vocale ;

-        une complète compatibilité avec Windows 7.

Nous vous rappelons que Vocale Presse est un logiciel, développé depuis 2002, qui permet à des centaines de déficients visuels en France et dans le monde d’écouter les principaux titres de la presse écrite de manière autonome. L’Express, Sciences et Avenir , Marie Claire, l’Équipe… et bien d’autres quotidiens sans oublier des revues hebdomadaires et mensuelles. Le catalogue du journal parlé est accessible sur : http://fr.vocalepresse.com/vocale_presse/journaux_tarifs.php

Il est possible d’essayer le journal parlé gratuitement pendant une semaine. Il suffit de contacter Vocale Presse au 04.91.65.51.19 ou de se rendre sur le site

http://fr.vocalepresse.com/vocale_presse/essai_gratuit.php

Akompas Technologies : Une entreprise citoyenne.

Créée à Marseille en 2002, Akompas Technologies s’est imposée comme une entreprise citoyenne reconnue en matière d’accessibilité à la culture et à l’information des déficients visuels. Elle a déjà obtenu six récompenses dont le label d’acteur de l’Année européenne dans personnes handicapées en 2003.

Téléphone :       04 91 65 51 19

Site Internet :    http://fr.vocalepresse.com

E-Mail :             info@vocalepresse.com

Contact presse : presse@vocalepresse.com

Posted by durand On février - 22 - 2011ADD COMMENTS

Nacho Carbonell, sculpteur de lumière

On le présente comme la nouvelle star du design. Nacho Carbonell vient d’Espagne, le pays qui semble le mieux couver les talents d’aujourd’hui dans cette industrie en plein boom. On peut actuellement découvrir une série de lampes uniques que lui a commandée une jeune galerie française. Des créations hybrides et organiques où le design rencontre l’art contemporain. près Patricia Urquiola et Jaime Hayón, il va falloir désormais compter sur leur tout jeune compatriote Nacho Carbonell. L’Espagnol est exposé pour la première fois en France, chez Béatrice Saint-Laurent, une galerie qui a ouvert ses portes en mai dernier rue Charlot, dans le 3e arrondissement de Paris. A trente ans à peine, Nacho Carbonell a connu un parcours fulgurant ; on le considère comme “l’élu” du design actuel. En 2007, il est sorti diplômé avec les félicitations de la prestigieuse Design Academy d’Eindhoven, aux Pays- Bas. Il a depuis développé une dizaine de projets exposés aux quatre coins du monde. Son avant-dernière collection intitulée “Evolution”, une série de sièges comme on n’en a peut-être jamais vu, a fait l’effet d’une bombe à la fameuse foire de Bâle en 2009. La papesse italienne de la mode Rossana Orlandi, dénicheuse de talents convertie au design avec le même brio, l’exposait sur son stand. Les professionnels de la profession ont remarqué son travail inclassable, et surtout, Brad Pitt, présent à la Foire, a acheté l’ensemble de sa collection. La carrière de Nacho était dès lors lancée comme une fusée vers la planète design. Son travail est un flirt incessant avec l’art contemporain, où la beauté, le bizarre, la recherche intellectuelle sur le matériau ne feraient qu’un. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si Carbonell n’aime imaginer que des pièces uniques, à la limite de l’expérimental. La série intitulée “Luciferase”, commandée en exclusivité par la galeriste Béatrice Saint-Laurent, est un ensemble de quinze luminaires spectaculaires. Elle s’intègre à la perfection dans cette galerie intime aux murs noir et blanc, épurée au maximum afin de mettre en valeur les créations de l’Espagnol. Un matériau vivant Le designer voulait s’attaquer à cette série depuis des années, mais à chaque fois naissait un siège à la place d’un objet produisant de la lumière… Enfin, le résultat est là, à la hauteur des attentes. « Le travail de Nacho est impressionnant. C’est une aventure, il part du matériau qu’il pense comme de la matière vivante, il essaie de l’emmener là où personne n’est encore allé », confie la galeriste. Pour “Luciferase”, il a choisi de travailler la résine époxy, un matériau synthétique liquide qui, avec la chaleur, se solidifie et laisse passer la lumière. Pour l’éclairage, il n’a utilisé que des leds : avec la transparence laiteuse de la résine, ces derniers forment comme des veines sous la surface du luminaire. Grâce à des moules en latex, il a pu imaginer des contours qui s’apparentent à un sol lunaire avec des petits cratères ; quant à la forme circulaire, impossible de ne pas la rapprocher de l’oeil. Son inspiration première ? Un caillou fragmenté ramassé cet été en Espagne, une pièce « complètement fascinante », selon Nacho, qui est même exposée à la galerie ! Dans son atelier à Eindhoven (le garçon est resté aux Pays- Bas), il n’y a pas d’ordinateur. Nacho dessine et conçoit ses maquettes comme un artisan. Comme le remarque Béatrice Saint- Laurent, le designer semble appréhender ses créations comme des organismes vivants, organiques. «Davantage que des luminaires, je considère ces pièces comme des créatures produisant de la lumière », ditil. Et c’est vrai que lorsqu’on les regarde, on est frappé par le côté à la fois raffiné et primitif qu’apporte le matériau utilisé, cette fameuse résine époxy. C’est un véritable travail de titan que de lui donner forme, puisque cela n’est possible qu’en la chauffant. Il aura fallu pas moins de 2 500 heures pour réaliser ces quinze pièces uniques. La résine est mélangée à du sable de couleurs diverses, parfois recouverte de poussière de plâtre ou de poussière de métal pour donner un aspect opaque. L’intérieur des lampes est aussi en résine, mixé à des pigments colorés, tout en épines et rocailles (toujours grâce à des moules en latex). Le rendu est surprenant, on a l’impression qu’il s’agit de pierres fines comme l’améthyste, le quartz ou la malachite. Serait-on dans un décor de science-fiction ? On pourrait le croire en admirant une lampe de 2,50 mètres de hauteur aux grands filaments enchevêtrés. C’est la seule qui soit dotée d’une ampoule, et sa lumière douce est diffusée grâce à un panneau en résine placé devant. Entre le minéral, le végétal et l’animal, ces luminaires, loin d’un design aux formes lisses et épurées, nous invitent à jeter un autre regard sur le monde qui nous entoure.

Posted by durand On février - 7 - 2011ADD COMMENTS

Tron, des néons au cinéma

Même si vous vous ne vous souvenez pas d’avoir vu le film “Tron” à sa sortie en 1982, vous connaissez sans doute son néon bleu fluorescent, symbole futuriste qui a influencé le design des trois dernières décennies. Alors qu’une suite sort cette semaine sur les écrans, petit point sur tous les objets, vêtements et produits high-tech qui ont poussé au pied du “Tron” depuis 28 ans.

Mettant en scène les aventures d’un inventeur de jeux vidéo projeté dans l’univers virtuel qu’il a créé, “Tron” fut considéré comme révolutionnaire à sa sortie. En affichant un concept de design assez fort pour différencier le monde réel de la Grille, cet univers virtuel où les intelligences artificielles vivent en parfaite autonomie en organisant peinardes des courses de Light Cycle (ces motos éclairées) et des combats de disques lumineux, le film a définitivement inventé un style visuel. Allant même jusqu’à bouleverser, plus ou moins directement, le design, la pop culture, le cyberpunk, l’univers high-tech, l’architecture et même la mode de façon significative. Premier représentant direct et VRP idéal du style “Tron” : son jeu vidéo. Lancée dans la foulée du premier film, cette déclinaison ludique (qui connaîtra plusieurs suites) a transfiguré l’imagerie cybernétique et l’univers des geeks et des gamers. Le premier jeu d’arcade reprenant les séquences d’action du film a d’ailleurs rapporté plus d’argent que le film lui-même, et le prochain, “Tron Evolution”, est bien parti pour être l’un des précurseurs de la nouvelle technologie 3D dans les jeux vidéo. Des jeux aux joies des produits high-tech, il n’y avait qu’un pas que “Tron” a franchi avec notamment son plus démonstratif représentant, Apple. Avouant ouvertement son admiration pour l’univers créé par les auteurs du film, Steve Jobs s’en est même inspiré pour créer les lignes sobres, pures, lumineuses et classieuses de ses premiers iMac. Exportant de fil en aiguille cette influence de MacBook en iPod, et de iPhone en iPad, Apple a su faire fructifier l’héritage. L’ultime hommage rendu par la marque à la pomme à son “Tron” étant la sculpture en forme de Grille virtuelle qui trône majestueusement devant le siège de la société à New York.

Mais la propagation de l’esprit “Tron” ne s’est pas arrêtée là. Certes, on se passerait bien des bandes lumineuses bleues pas très discrètes placées sous les voitures des fans de tuning, mais on apprécie de le retrouver dans la mode avec des lignes de vêtements, des couleurs et des matières faisant directement référence au film. Ce fut ainsi le cas en 2009 chez Louise Goldin, avec des combinaisons et des robes à la fois féminines et androgynes, ou encore plus récemment dans la dernière collection Versace, très cyberpunk (cuir, maille, zips, clous…), ou dans celle d’Alexander Wang qui emploie des matériaux sportswear près du corps. Qui dit culte dit évidemment culturel, et les influences “tronesques” se retrouvent donc aussi dans divers domaines artistiques. En premier lieu l’architecture, avec la décoration de grands hôtels comme le Murano de Paris, ou de clubs mythiques comme le Reina Bruja Night Club à Madrid. Citons également l’une des suites du fameux Ice Hotel, dans le village de Jukkasjärvi en Suède, qui bénéficie d’une ambiance “rétroluminescente” créée par le designer Ben Rousseau et l’architecte Ian Douglas-Jones. Ces derniers lancent d’ailleurs ces jours-ci leur collection de meubles et d’objets de décoration lumineux. Autre art à être touché : la musique. On pense bien évidemment à Daft Punk, le célèbre et anonyme duo électro français, qui avec ses combinaisons et ses casques à visière fluorescente, semble tout droit sorti du film. Du coup, le tandem n’en était que plus légitime pour composer la musique de “Tron : Legacy”, une fresque sonore de près de 1 h 40 qui enveloppe le film de ses ambiances synthétiques.

Si le design de “Tron” a traversé toutes ces années, inspiré tant de tendances et de créateurs dans tous les domaines sans jamais sembler démodé, c’est tout simplement parce qu’il était visionnaire. Marquant un retour aux lignes simples, à la couleur pure se détachant sur des fonds d’un noir profond, la “Tron” touch se démarquait au début des années 80 des couleurs trop dépareillées et de l’emphase loufoque des seventies. Produit par les studios Disney, une firme plutôt versée dans le classicisme, le film a su allier à ce côté rassurant le sang neuf de talents éclairés comme Moebius – eh oui, le dessinateur français ! –, qui a créé les costumes du film et dessiné la majorité de ses story-boards. L’apport de Syd Mead, le designer des véhicules, fut tout aussi essentiel dans l’esthétique si novatrice du film. On lui doit d’ailleurs presque toute l’imagerie moderne de la science-fiction au cinéma, à travers son travail sur “Blade Runner”, “Star Trek” ou “Alien”. Bref, de l’originalité dans le ton de “Tron”, de l’élégance dans ces lignes géométriques, un mélange de futurisme et d’intemporalité : il n’en fallait pas moins pour marquer notre époque, celle de la transition fatidique entre le XXe et le XXIe siècle, d’une drôle d’empreinte au néon bleu.