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Les communiqués de presse de l'économie

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Posted by durand On mai - 9 - 2011ADD COMMENTS

Photos du festival de Cannes

Chez Traverso, on est photographe de père en fils (et en fille) depuis quatre générations. Et comme on est cannois, on s’est spécialisé dans les vedettes. Mais avec une certaine âme. Petite exploration des souvenirs de Gilles Traverso, digne héritier au charme gouailleur, et personnage respecté du célèbre festival de cinéma.

Dans le bain photographique « Mon arrière grand-père a créé son entreprise de photographe en 1919, avant la naissance du festival. Mais il tirait déjà le portrait de toute l’aristocratie, des peintres, des gens du monde du théâtre qui fréquentaient Cannes. En 39, quand il a appris que Louis Lumière venait pour un festival, il est allé le photographier. Et puis le festival a repris après la guerre, et il a envoyé son fils – mon père, donc, qui avait 16 ans à l’époque – faire des prises de vues de Clark Gable, Eroll Flynn, Michèle Morgan… Mon père lui-même a commencé à me faire travailler comme apprenti en guise de job d’été, quand j’avais 14 ans. Je me suis vraiment lancé avec lui à 18 ans, en apprenant tout sur le terrain. » Le festival où la photo est star « C’est la seule manifestation au monde, je crois, où les photographes peuvent apparaître sur la photo de la star sans que cela gêne. On me demande même parfois de me mettre dans le champ pour que ça fasse plus “Cannes”. Nous sommes nous aussi des acteurs du festival. Au début, le festival durait trois semaines, les acteurs venaient y passer quatre ou cinq jours, et les photographes étaient rois car il n’y avait pas de télévision. On pouvait imaginer aller faire des prises de vues sur la plage, faire des mises en scène: sur la plage, Claudia Cardinale et Luchino Visconti avec un guépard, ou Liz Taylor en maillot prenant une douche. Une fois, mon père et quelques confrères sont allés prendre des images de Grace Kelly et à la fin, elle a dit : « Bon, on a fini ? Allez, on pose les appareils, on va au café, je vous offre à boire ! » Il y a deux ans, j’ai voulu emmener Andie McDowell sur la Croisette faire quelques photos : en une minute, nous étions cernés par des centaines de gens avec leur appareil ou leur téléphone… Ça devient plus compliqué de ce côté-là. Mais je ne suis pas nostalgique. Souvent, les acteurs ne restent que 24 heures, mais la plupart jouent notre jeu pendant le “photo call”. Tarantino a même fait une petite chorégraphie l’année dernière. » Bardot et Loren, les copines de Traverso père « Mon père adorait Sophia Loren. Il se débrouillait toujours pour être là où elle allait, et pour la prendre en photo. Ils s’aimaient bien avec Michèle Morgan aussi, elle lui disait « Henri, attendez-moi », elle allait piquer une rondelle de citron au serveur, et s’en collait deux gouttes dans les yeux pour qu’ils ressortent sur la photo. Il y avait aussi Brigitte Bardot : il l’a prise en photo plusieurs fois (dès l’époque où elle n’était encore qu’une starlette peu connue, ndlr). Une fois, il lui avait demandé de courir sur la Croisette en faisant virevolter sa robe, ça a fait de très belles images qui sont parmi les préférées de mon père. A force, il a fini par la connaître. Plus tard, quand elle s’est mariée avec Vadim à Saint-Tropez, il y est allé, mais il est arrivé en retard. Elle l’a reçu chez elle, et tous les deux ont bu des coups pendant quelques heures avant l’arrivée de Vadim. Et puis, les jeunes mariés ont posé pour mon père. Ces photos tournent en ce moment un peu partout dans le cadre de la grosse exposition sur Bardot. » Moreau et Fonda, les copines de Traverso fils « Un jour, j’avais 17 ans, mon père m’envoie au Carlton pour prendre Jane Fonda en photo. J’étais vraiment content et excité. Mais c’était périlleux, parce qu’on travaillait à l’argentique 12 poses, on n’avait pas intérêt à se foirer ! Ça s’est bien passé, du coup j’étais fier ! Plusieurs décennies plus tard, il n’y a pas longtemps, je travaillais pour l’Oréal, et on me demande de la suivre toute une journée. Elle parle français, alors on discute, je lui raconte comment j’ai fait mes débuts avec elle, elle se marre. Le soir même, elle remettait la Palme d’or sur scène. Je lui avais dit où je serais dans la salle, un peu sur le côté à droite. Au moment où elle remet la Palme, elle se tourne vers moi avec un grand sourire en entraînant le lauréat à me regarder aussi. C’est une sacrée bonne femme. Il y a Jeanne Moreau, aussi. J’étais à Paris, parce que j’avais été invité à participer à l’émission de Bernard Pivot, Bouillon de culture, pour la première édition de mon livre de photos du festival. Je me liquéfiais de trouille dans les coulisses. Jeanne Moreau est à côté de moi, elle me regarde et me dit : « Ne vous inquiétez pas, y a que Lelouch et moi comme invités, et on est très bavards. Vous n’aurez qu’à répondre à quelques questions parce qu’il ne restera pas beaucoup de temps. » On en a reparlé à Cannes, où je l’ai photographiée plusieurs fois, c’est resté un bon souvenir. » Le cas Adjani « L’année où tous les photographes ont posé leur boîtier sur le tapis quand Isabelle Adjani montait les marches (en 1983, car ils jugeaient que l’actrice n’était pas coopérative avec la profession, ndlr), je me suis senti obligé de le faire aussi, mais franchement, ça ne m’a pas plu. Le truc, c’est qu’elle, c’est une écorchée vive, et agoraphobe, donc c’est dur pour elle de venir à Cannes. Mais quelques années après, comme on voulait la mettre en couverture du livre, on l’a appelée. Elle était ravie, elle nous a remerciés. Cette année-là, elle était présidente du jury à Cannes, et il y a eu une petite réception à laquelle trois photographes, dont moi, étaient invités. Elle arrive, je vais la saluer, je me présente, et elle me dit : « Oh, vous dites bonjour avant de prendre des photos, c’est sympa, vous êtes normal. » Et on a fait des photos super. » Les actrices, des gens comme les autres « Ingrid Bergman, à l’époque, venait directement à l’agence pour nous acheter des photos qu’on avait prises d’elle. Elle disait : « On se fait toujours mitrailler, mais on ne voit jamais les photos après. » Il m’arrive aussi d’envoyer les séries aux actrices que je connais un peu, comme Michelle Yeoh. Elles sont très contentes parce qu’elles sont comme tout le monde, elles aiment bien avoir des souvenirs ! » 150 000 photos « A force de prendre des photos de père en fils, j’ai environ 150 000 photos en archives. Nous avons toujours été indépendants, vendant souvent nos clichés à des titres de la presse locale comme “Nice Matin”, ou à des clients privés qui nous embauchent. On m’appelle pour des actus : par exemple, là, comme De Niro est président, on me prend des archives avec lui. Je fais aussi tourner des expos. C’est en montant la première, à Cannes, que j’ai été repéré par Serge Toubiana (ancien rédacteur en chef des Cahiers du cinéma, actuel di recteur de la Cinémathèque française, ndlr). Il est venu me voir en disant qu’avec un tel trésor, il fallait absolument faire un livre ! C’est vrai qu’à Cannes, on sait qui nous sommes. Je connais tous les directeurs d’hôtels, donc c’est facile pour moi d’y accéder quand d’autres ne peuvent pas. Et même certaines actrices me laissent faire, parce qu’elles savent que je ne suis pas en agence, et qu’elles ne risquent pas de se retrouver en couverture d’un journal people avec un verre à la main et un titre du genre “Elle a recommencé à boire”. »

Posted by durand On janvier - 10 - 2011ADD COMMENTS

Les musiques de 2011

Non, 2011 ne vous laissera pas le temps de souffler. La diva aux robes de viande revient cette année. Elle l’a annoncé elle-même sur le web alors que 2010 fermait ses portes. Rendez-vous en mai, donc, pour un album tout neuf de la mégastar Lady Gaga. Ah… Mais la pas si vieille musique de Britney Spears n’entend pas lâcher le morceau, et compte bien la coiffer sur le poteau en sortant son nouvel opus en mars. Les amateurs de chanteuses plus sérieuses pourront cependant leur préférer la classieuse Polly Jean (« Pi-Ji ») Harvey, qui les blousera probablement toutes en réapparaissant en février. Côté rock, les Strokes continuent d’osciller quant à la révélation de leur galette à eux. Sortira, sortira pas ? Peut-être en mars, mais qui sait… Autres disques attendus (par nous en tout cas) en ce début d’année, ceux de Ron Sexsmith, Metronomy, Gang of Four, Hercules and Love Affair – projet qui, après Antony, s’est adjoint les talents du désormais solitaire Kele Okereke de Bloc Party –, ou encore Beady Eye, la nouvelle formation très assurée de l’ex-chanteur d’Oasis Liam Gallagher. En France, pas de vrai séisme. On sera tout de même impatients de découvrir cette année la seconde mouture des oeuvres de Yuksek, qu’il annonce davantage orientée pop. Même attente pour Keren Ann qui lorgne un peu, quant à elle, du côté de l’électro (album annoncé en mars). Peut-être une source de surprises à l’instar de sa nouvelle coupe très “Matali Crasset”.

Parmi les films les plus attendus ces prochains mois, citons le dernier-né des frères Coen, qui passent cette fois-ci au western. Intitulé True Grit, sa sortie est prévue pour le 23 février. Il s’agit d’un remake de Cent dollars pour un shérif, avec Jeff Bridges et Matt Damon, l’histoire d’une ado décidée à venger la mort de son père. Celle-ci engage donc un marshall alcoolique et part avec lui à la poursuite du meurtrier. Tree of Life est le nouveau film du grand Terrence Malick avec Brad Pitt et Sean Penn, forcément très attendu. Il faudra tout de même patienter jusqu’en mai : oui, les filles, ça va être dur. En résumé, c’est l’histoire d’un homme qui se perd dans ses souvenirs d’enfance après la mort de son frère. Toujours en mai arrive Pirate des Caraïbes : La Fontaine de jouvence, le quatrième de la série, avec une Penélope Cruz des plus sexy, pour jouer le rôle d’une ex de Jack Sparrow qui revient dans sa vie, mais pour quelle raison ? Mystère… Toujours dans les suites sans fin, Scream 4 de Wes Craven va vous faire hurler de peur ou de rire dès le 13 avril. Le tueur au masque blanc est de retour pour affoler une petite nouvelle, Hayden Panettiere. Du côté des adaptations, Steven Spielberg s’est attaqué aux Aventures de Tintin avec Le Secret de la Licorne prévu pour le 26 octobre. Chez les Français, c’est Dany Boon qui est attendu le 2 février avec son Rien à déclarer. Un douanier belge antifrançais doit travailler avec un collègue bien de chez nous, au moment de l’ouverture des frontières initiée par Maastricht. Fera-t-il aussi fort que Bienvenue chez les ch’tis ?

Après “2010 année foot”, voici venu le temps de “2011 année rugby”. Du 9 septembre au 23 octobre se déroulera ainsi en Nouvelle-Zélande la septième Coupe du monde de rugby à XV. Bienvenue donc sur les terres des redoutables All Blacks, qui n’ont cependant été que quartde- finalistes lors de la dernière édition, là où les Bleus ont fini quatrièmes. Alors on remet le maillot de supporter et on y croit ! A la victoire, et puis, sans prendre trop de risques, au fair-play de ces Bleus-là…

Posted by Durand_Franck On juillet - 14 - 2010ADD COMMENTS

Plein d’idées ciné pour les vacances

L’été, la culture à Paris ne s’endort pas, loin de là ! Cinéma, musiques en tous genres, expos, théâtre, en salle ou en plein air, valeurs sûres ou découvertes… Voici notre sélection pour ceux qui restent dans la capitale en juillet et août.

Cet été plus que jamais, vous allez “blockbuster”, avec beaucoup plus de grosses productions distribuées que l’an passé. Si vous n’avez pas été mordu par le romantisme blafard du beau Robert Pattinson en vampire vierge effarouché et les incertitudes de sa cop Bella dans Twilight- Chapitre 3 : Hésitation, préférez l’Inception (le 21 juillet) à l’hésitation. Thriller futuriste dans lequel Leonardo DiCaprio s’immisce dans les rêves de ses victimes pour leur voler leurs secrets, Inception de Christopher Nolan (Batman Begins) est LE film de SF qu’on attendait. Attendu aussi, The Killer Inside Me (le 11 août) qui nous pousse dans la tête de Casey Affleck en tueur glaçant, ou, pour les fans, le troisième volet de la saga Millénium (le 28 juillet), plus lent mais qui nous pousse lui encore plus loin dans les arcanes du complot politique. Plus pêchu mais beaucoup moins riche niveau scénario, Night and Day (le 28 juillet), avec Tom Cruise en agent secret pas très secret et Cameron Diaz en otage pas très farouche. Pas très farouche non plus, Tamara Drewe (le 14 juillet), une jeune journaliste anglaise bimbo qui revient faire tourner les têtes dans son village natal. Une comédie très “woodyallenienne” signée Stephen Frears. Enfin, les amateurs de baston pure et dure ne manqueront pas Expendables : unité spéciale (le 18 août), le film de Sylvester Stallone réunissant tous les gros bras des films d’action, de Jet Li à Dolph Lundgren en passant par… Arnold Schwarzenegger ! Et si vous préférez les coups de pieds aux gros bras, allez donc voir Le Dernier Maître de l’air (le 21 juillet), le film d’action asiatique de M. Night Shyamalan, ou Karaté Kid (le 18 août), le remake du film de 1984 revu et corrigé à coups de tatane par Jacky Chan et Jaden Smith, le fils de Will. Mais les bonnes surprises de l’été au ciné nous viennent surtout cette année de l’Europe, et en particulier de l’Italie, avec tout d’abord Ce que je veux de plus de Silvio Soldini (le 11 août), une magnifique histoire d’amour impossible entre une femme en couple et son amant marié. Un drame amoureux qui prend aux tripes et au coeur, à voir absolument à l’heure où résonnent les amours d’été. Autre surprise italienne, l’excellente comédie Le premier qui l’a dit (le 21 juillet), ou comment un homo s’apprêtant à faire son coming-out auprès de sa famille se fait coiffer au poteau par son frère aîné. Du côté de l’Espagne, on vous invite à visiter l’excellent Cellule 211 (le 4 août), la folle journée d’un gardien de prison amené à se faire passer pour un prisonnier lors d’une prise d’otages dans son pénitencier. Et si traverser l’Atlantique Nord ne vous fait pas peur, rendez-vous en Islande dans White Night Wedding (le 21 juillet) pour vivre les drôles d’angoisses d’un futur marié la veille de ses noces. Plus près, malgré son titre, ne manquez pas de passer par Copacabana pour partager les tribulations amusantes et touchantes d’une mère fofolle un peu larguée (Isabelle Huppert). Ou celles de Louise Bourgoin, tout aussi fofolle et larguée, qui pousse de jeunes hommes au suicide à travers un jeu virtuel en ligne dans L’Autre Monde (le 14 juillet). Un thriller assez novateur, ayant d’ailleurs le même thème que Chatroom de Hideo Nakata (le 11 août).

Qui dit vacances dit évidemment films pour enfants, avec celui qui va tout rafler sur son passage : l’excellent Toy Story 3 (le 14 juillet), ou comment Woody, Buzz et sa bande vont tenter d’échapper à la mise au rebut dans une formidable aventure humaine chez les jouets. Tout aussi humaine, la tortue du Voyage extraordinaire de Samy (le 11 août), qui nous entraîne dans un joli périple en 3D sur plus de cinquante années. Et si vous vous souvenez du dessin animé Vic le Viking (le 21 juillet), laissez-vous tenter par son adaptation live, qui fait un peu toc, d’accord, mais toujours moins que la perruque de Nicolas Cage dans L’Apprenti sorcier (le 11 août), une sorte de Harry Potter version ado mais ultra-efficace, qui nous conforte dans l’idée que l’été 2010 sera définitivement divertissant.

Le 13 juillet dès 22 h : clôture du Festival Paris Cinéma au Centquatre avec un ciné-karaoké géant allant des Demoiselles de Rochefort à The Full Monty. Le tout suivi d’un grand bal populaire. Entrée libre.
www.pariscinema.org.

Du 17 juillet au 22 août : Festival de Cinéma en plein air sur le thème “Avoir 20 ans”, au Parc de la Villette. Au programme : du drôle avec Juno, du culte avec Orange mécanique, ou de l’insolent avec Les Valseuses. Accès libre, location d’un transat et d’une couverture :
7 euros. www.villette.com.

Les 18, 25 et 26 juillet : trois séances de cinéma en plein air gratuites dans les 10e, 17e et 19e arrondissements dans le cadre du Festival Cinéma en bas de chez soi, Paris Quartier d’été. www.quartierdete.com.

Du 6 au 24 août : Festival de cinéma en plein air “Cinéma au clair de lune” dans divers quartiers de Paris, avec pour thématique une capitale européenne vue par un réalisateur : le Madrid d’Almodóvar, le Londres d’Antonioni… www.clairdelune.forumdesimages.net

Posted by durand On mai - 15 - 2010ADD COMMENTS

Cannes 2010

Qu’importe les tempêtes, les volcans, les marées noires et la crise financière : quelques bons films, un tapis rouge, et Cannes repart ! Voici l’essentiel de ce 63e Festival.

Cette année plus que jamais, le Festival de Cannes a décidé de s’arrêter, le temps de quelques films, pour regarder le monde qui nous entoure, et qui ne tourne pas toujours très rond. Des favelas de Rio vues par cinq cinéastes différents dans 5 x favela por nos mesmos à la crise des subprimes avec Inside Job, en passant par l’influence du virtuel sur la jeunesse avec L’Autre Monde où Louise Bourgoin (encore elle), en adepte de jeux vidéo, entraîne un adolescent dans son suicide programmé, les maux de notre société seront épinglés sur l’écran. Avec peut-être l’espoir de leur trouver quelques remèdes, mais surtout avec la volonté de témoigner de la richesse du cinéma, comme le souligne Thierry Frémaux, le sélectionneur du festival : « C’est toujours une bonne nouvelle de savoir que dans tous les pays le cinéma reste vivant, que des longs-métrages sortent et viennent jusqu’à nous, et que le cinéma mondial ne se résume pas à un dialogue Europe-Amérique, mais continue d’être un art planétaire. »

Robin sort du bois

Mais en plus de son ouverture à 360° sur le monde et ses cinéastes, Cannes ne serait pas Cannes sans ce mélange de sérieux et de glamour appliqué depuis des années. Une recette dont la composition du jury est la parfaite illustration. Ainsi, derrière le populaire Tim Burton qui le présidera cette année, on trouve du sérieux avec l’écrivain Emmanuel Carrère, du lyrique avec le compositeur réputé Alexandre Desplat (Un prophète), mais aussi bien évidemment du glamour susceptible de faire crépiter tous les flashes à chaque montée des marches, avec les actrices Giovanna Mezzogiorno (Juste un baiser) et Kate Beckinsale (Underworld), ou le charismatique acteur Benicio Del Toro. Une propension au glamour et au populaire qui se retrouve dans le choix stratégique du traditionnel film d’ouverture, puisque cette année Robin des bois, à savoir Russell Crowe en personne, sortira de sa forêt pour affronter cette jungle urbaine qu’est la Croisette, dont la sauvagerie n’a rien à envier aux bois de Sherwood. Pour la clôture, place à la douceur avec Charlotte Gainsbourg en héroïne de The Tree de Julie Bertuccelli. Mais pour faire encore plus chic tout en gardant cette aura choc capable d’agiter tous les “clic-clac” des photographes, rien de tel que le choix en compétition de Fair Game de Doug Liman, avec Sean Penn et Naomi Watts, ou l’histoire (vraie) d’un ex-ambassadeur et de sa femme agent de la CIA en lutte contre l’administration Bush et ses soi-disant armes de destruction massive. Autre film intello-glam, Biutiful d’Alejandro González Iñárritu (21 grammes, Babel ), avec le non moins biutiful Javier Bardem dans le rôle d’un père en marge de la société. Et du côté des surprises destinées à allécher la Croisette, on se régale déjà de découvrir hors compétition Wall Street-L’arlivre gent ne dort jamais, la suite de Wall Street d’Oliver Stone, avec toujours Michael Douglas dans le rôle de Gordon Gekko, et Shia LaBoeuf dans celui du jeune loup aux dents longues. Un retour prometteur du Machiavel de la bourse qui, depuis sa prison, continue ses malversations. Mais lorsqu’on voit comment le personnage a inspiré certains de nos experts financiers, il y a de quoi avoir peur pour de vrai…

Et la France dans tout ça ?

Pays organisateur oblige, la France se taille la part du lion avec pas moins de trois films en compétition, dont Des hommes et des dieux dans lequel Xavier Beauvois raconte le terrible massacre des moines de Tibhirine, en Algérie en 1996. Ambiance moins dramatique dans Tournée de et avec Mathieu Amalric, qui narre ici les exploits d’une troupe de strip-teaseuses “burlesques” et de leur tourneur. Enfin, une belle surprise et un cinéaste de poids : Bertrand Tavernier, dont c’est le grand retour après son prix de la mise en scène en 1984 pour Un dimanche à la campagne. Il présentera La Princesse de Montpensier, adaptation du roman de Madame de Lafayette. Et puis, autre surprise, mais hors compétition celle-là, le biopic sur Carlos ! Pas le récit de la vie du chanteur de Papayou, mais de celle du terroriste homonyme, dont Olivier Assayas vient de tirer une minisérie de 5 h 30 pour Canal+ et pour la Croisette. Mais Cannes ne serait pas Cannes sans ses “abonnés”, ces cinéastes, qui avant de nous faire prendre un ticket de ciné pour leur film, reçoivent régulièrement leur propre ticket pour le présenter à Cannes. C’est le cas de l’éternel Woody Allen qui viendra montrer You Will Meet a Tall Dark Stranger, ou les problèmes de coeur d’une famille londonienne, avec Naomi Watts et Anthony Hopkins. Mais toujours hors compétition, alors qu’il est rare qu’un cinéaste se permette le luxe de refuser systématiquement de concourir. Abbas Kiarostami, lui, a accepté, et revient, après sa Palme d’or en 1997 pour Le Goût de la cerise, avec Copie conforme, une réflexion sur l’art et la copie. Dans le rôle principal, Juliette Binoche, qui prête aussi son image cette année à l’affiche du festival. Eternel abonné, mais dans la catégorie carte Vermeil cette fois, on trouve encore à Un certain regard le sémillant Manoel De Oliveira et son Etrange Affaire Angélica. Du haut de ses 101 ans et demi, le maître portugais prouve que les cinéastes, eux, n’ont pas à s’inquiéter de leur régime de retraite. Autre habitué au retour remarqué, le pape du Palais des festivals, Jean-Luc Godard en personne, toujours à la pointe du cinéma pointu avec son quasi expérimental Film socialisme. Tout aussi expérimental, mais plus imprononçable, Uncle Boonmee d’Apichatpong Weerasethakul, le réalisateur thaïlandais de Tropical Malady, de retour avec une histoire de fantômes réincarnés en singes. D’ailleurs, c’est peut-être après l’avoir visionné que le réalisateur Hong Sangsoo (déjà deux fois sélectionné) a décidé de baptiser son film Ha ha ha. Malgré son ouverture sur le monde et ses recettes efficaces, le cru Cannes 2010, cépage mûri au soleil pâlichon d’un monde qui l’est tout autant, affiche moins de stars et de films phares que les années précédentes. Il aura sans doute bien besoin de la folie de son échevelé président Tim Burton pour donner un peu de couleur et de vie au palmarès cette année.

Festival international du film de Cannes, du 12 au 23 mai.
www.festival-cannes.fr.

Posted by durand On avril - 6 - 2010ADD COMMENTS

rencontre avec Jean-Michel Cousteau

Fils du plus célèbre commandant de France, Jean-Michel Cousteau a hérité d’une mission consistant à protéger les océans, et donc nous-mêmes ! Dans ce cadre, il est le parrain du film “Voyage sous les mers 3D”, une plongée virtuelle qui sort aujourd’hui en DVD.

Pourquoi avez-vous accepté de parrainer ce film ? Jean-Michel Cousteau : Parce que c’est une expérience qui permet au public d’accéder à un monde qui est étranger à la plus grande partie de l’espèce humaine, mais dont notre qualité de vie dépend complètement. Il est inutile de bombarder les spectateurs de messages écologiques, il suffit de leur montrer comment ça fonctionne. Même pour moi qui plonge depuis l’âge de sept ans, de pouvoir en 82 minutes faire un tour des océans, c’est extraordinaire ! Pourquoi dites-vous, en parlant du film, que « Protéger les océans, c’est se protéger soi-même » ? C’est notre mission. Les océans sont notre source de vie. Chaque fois que vous buvez de l’eau, vous buvez l’océan. Tout est lié. Il n’y a qu’un système. A p a r t i r du moment où l ’ o n comprendra ça, on gérera beaucoup mieux la planète. Vous dirigez l’association Ocean Futures Society. En quoi consiste votre combat quotidien ? Notre combat quotidien, c’est d’abord l’éducation à travers plusieurs programmes et des films de cinéma pour la télévision et internet. Ensuite, il y a ce que j’appelle la diplomatie : je dialogue avec les décideurs dans les gouvernements ou l e s i n d u s t r i e s , de manière à ce qu’ils prennent de meilleures décisions. Quels sont les plus grands dangers pour l’océan ? Le fait que l’on continue à utiliser la mer comme une poubelle universelle. Nous sommes très sensibles à ce qu’on voit, mais ce qui est encore plus dangereux, c’est ce qu’on ne voit pas. Les produits chimiques et les métaux lourds, c’est un problème dramatique qui a un effet sur les animaux marins, mais aussi sur nous. Soit parce qu’on respire ces produits, soit parce qu’on les retrouve dans nos assiettes. L’autre problème, c’est qu’on est en train de démolir les zones côtières, qui sont précisément les endroits où les animaux et les plantes se reproduisent. Et enfin, parmi les menaces, il y a la surpêche. Que pensez-vous alors des solutions comme l’élevage de poissons ? En ce moment, on est en train de construire des fermes de salmoniculture. Ce qui est une absurdité complète, car le saumon est un carnivore, et pour obtenir un kilo de saumon, vous avez besoin de 2,2 kilos de poissons sauvages ! On accélère donc la disparition des espèces dans les océans pour faire du saumon. En plus, on met dans votre assiette un poisson bourré de produits chimiques, de vitamines, d’antibiotiques, et parfois de colorants pour que la chair ait l’air belle. On est complètement malade. La solution serait de faire pousser sur terre des algues et d’élever des poissons herbivores. Vous pensez qu’on peut encore sauver la planète ? Oui, tout n’est pas perdu. Il y a des solutions. On a fait beaucoup d’erreurs, mais on est en train de se réveiller, de recevoir les coups de pied aux fesses qu’on aurait dû recevoir depuis longtemps. Mon père prêchait dans le désert, mais il a semé des graines qui ont poussé.

Comment responsabiliser les pays en voie de développement en matière d’écologie ? Les pays en voie de développement sont beaucoup moins responsables que les pays développés. Quand vous pensez que les Etats-Unis consomment 25 % de l’énergie mondiale alors qu’ils représentent 5 % de sa population, le problème démarre là. Quand on accuse la Chine, qui représente 20 % de la population de la planète, d’émettre autant de CO2 que les Américains, je suis désolé, mais elle pollue quatre fois moins, alors qu’on lui fait tout produire à moindre coût car les règles environnementales y sont moins strictes. C’est hypocrite. Le problème doit être envisagé de manière globale, car on parle de la planète, il n’y a pas de frontières. Les baleines et les oiseaux n’ont pas de passeport. Pour terminer, quelle est votre plus belle plongée ? La prochaine. Toujours !

Posted by 1001Loisirs On avril - 1 - 2010ADD COMMENTS

Le Printemps du cinéma

Jusqu’au 23 mars inclus, c’est Le Printemps du cinéma ! L’occasion de profiter de tous les nouveaux films au prix unique de 3,50 ¤ la séance, mais aussi de parler cinoche avec les parrains de l’opération.

Sandrine Kiberlain comédienne

Quel genre de spectatrice êtes-vous ?

Une spectatrice sans a priori, qui aime un cinéma très varié et qui va souvent voir des films. Maintenant, on voit beaucoup de DVD chez soi, mais on ne ressent jamais la même chose qu’en étant dans la salle. Le noir, les autres spectateurs autour de soi, l’humeur générale : il y a un truc qui se passe et qui ne se passera jamais ailleurs. Quand on sait ce qu’est l’aventure d’un tournage, d’une vie, on se dit qu’aller au cinéma, c’est partager un peu de ça. Ça peut changer nos vies. Beaucoup plus que de rester à la maison à regarder un DVD, qu’on peut arrêter pour répondre au téléphone… Ça banalise.

Quel film a changé votre vie, alors ?

Plein, plein de films. J’ai vu trois fois Georgia d’Arthur Penn, et à chaque fois je suis restée dans la salle tellement je pleurais. Je suis sûre que ça a changé ma vision de l’amour, de la vie, des autres, de l’amitié. New York, New York, la demande en mariage sur le pas de la porte, sous la neige… Il y a plein de films qui me restent comme des moments de ma vie. Je me les suis appropriés, comme si j’avais rencontré à ce moment- là ces gens-là qui vivaient ça. A nos amours de Pialat, par exemple : j’avais une vie très protégée, une famille assez classique et aisée, et j’ai découvert tout un monde. J’avais le même âge que l’héroïne, mais avec un rapport complètement différent au père, aux hommes, au premier amour… Mais La Boum a tout autant changé ma vie. Parce que je voulais être Sophie Marceau ! L’adolescence, c’est quelque chose de particulier, et en voyant des filles de son âge qui n’arrivaient pas à s’épanouir, on se sentait du coup moins seule avec ses soucis, ses angoisses, sa timidité. Le cinéma nous fait grandir, à tous les âges on évolue avec des films.

Laurent Tirard réalisateur du Petit Nicolas

Y a-t-il des films qui ont changé votre vie ?

Il y a des films qui ont changé ma vie, car ils m’ont donné envie de faire du cinéma. Le premier, c’est Blanche-Neige et les sept nains. Ça doit être un des premiers que j’ai vus, et le film m’a accompagné pendant une semaine. Ça m’arrive encore. Le premier “vrai” film que j’ai vu, c’est Le Pont de la rivière Kwai dans une station de ski, projeté sur un drap. Je suis resté bouche bée, en me disant : « On peut faire ça ? Il y a des gens qui font ça!» Et c’est ce qui m’a donné envie de raconter des histoires.

Fabrice Luchini comédien

Pourquoi avez-vous accepté de parrainer l’opération ?

Je voudrais que le cinéma soit totalement solidaire. Une quinzaine de films sortent chaque semaine, ça fait 60 par mois, 700 par an. C’est l’incarnation du libéralisme. C’est-àdire de la folie du dérèglement.

Quel genre de spectateur êtes-vous ?

Je ne suis pas un spectateur, je vais assez peu au cinéma, car je suis tous les jours au théâtre, donc ça me donne peu l’occasion de voir des films. Mais j’aime un cinéma qui n’est pas du tout à la mode. Je suis assez spécialiste et fan de Henri-Georges Clouzot. J’ai adoré le récent documentaire sur L’Enfer. J’aime le cinéma de Guitry, de Pagnol, tu vois. Ce n’est pas de la 3D, quoi ! Moi j’aime le cinéma de tradition orale. Quel est votre premier souvenir de spectateur ? Les Canons de Navarone au Gaumont de la place Clichy, qui était un cinéma de 3 000 places. Le plus grand cinéma d’Europe ! Vous vous rendez compte que j’ai connu ça ? C’était toujours plein, l’ambiance était extraordinaire… Et il a été démoli.

Quel est votre pire souvenir de spectateur ?

Le pire souvenir, c’est quand tu es amoureux d’une femme et qu’à la sortie, elle a adoré, et toi tu as détesté. Tu te dis : « On ne va jamais s’en sortir. » Et puis après, quand tu vieillis, tu acceptes que l’autre puisse être différent. Mais avant, c’était une catastrophe. Si quelqu’un par exemple n’aimait pas un film de Godard, ça pouvait être une cause de rupture. Le goût sur un film, ça peut révéler un gouffre chez l’autre.

Christopher Thompson réalisateur de Bus Palladium

Quel genre de spectateur êtes-vous ?

J’ai la chance d’avoir une installation extraordinaire chez moi, où je peux regarder les films. Alors j’en regarde beaucoup, et malgré tout je vais autant au cinéma qu’avant. J’ai toujours cette envie de découvrir les films en salle. Il m’arrive même d’amener mes enfants voir des vieux films dans des salles d’art et essai, pour le plaisir de me retrouver devant un grand écran, d’être concentré, et d’assister à un spectacle ensemble. Sortir de chez soi, choisir ce qu’on va voir, ça fait partie de la vie du film. La salle reste l’endroit le plus noble pour voir un film.

Virginie Efira comédienne

Pourquoi avez-vous accepté de parrainer cette opération ?

Parce que j’en ai moi-même profité par le passé. J’allais beaucoup au cinéma, et parfois, entre deux séances, je resquillais. Là, ça permet de ne pas le faire ! Quel genre de spectatrice êtes-vous ? J’adore aller en salle. J’aime aussi tout ce qu’il y a autour : l’attente, l’excitation avant d’y aller. La communion avec d’autres personnes. J’adore le fait de ne pas me sentir seule, je déteste quand on me parle pendant un film, quand on me dérange, quand on va aux toilettes. J’ai été voir Avatar et il y avait un réel bonheur à voir des files d’attente, parce que c’est difficile aujourd’hui avec les différents médias de retrouver le plaisir originel du cinéma. Mais là, tu ne peux pas le découvrir dans ton salon sur ta télé.

Quel est votre premier souvenir de spectatrice ?

Mary Poppins qui ouvre son sac et qui en sort un portemanteau. Là, je me suis dit : « Ah ouais, d’accord ! » Je me souviens aussi d’un âge où j’aimais tous les films parce que c’étaient des films. Pour mon anniversaire, je demandais à mon père de m’emmener au cinéma, et il y avait toujours des grands débats avec lui : « Mais enfin, Virginie, comment tu peux aimer ça ? ». Je me souviens de discussions où je m’emballais et défendais le film comme si c’était moi qui l’avais fait. Ce n’étaient pas toujours des grands films, d’ailleurs. Mais parce que c’était un film, pour moi, c’était déjà quelque chose d’incroyable.

www.printempsducinema.com

Posted by durand On février - 16 - 2010ADD COMMENTS

Blog en commun transports en Ile-de-France

Blog en Commun, le site communautaire autour des transports en commun en Ile-de-France, qui reçoit chaque jour les contributions des voyageurs vient de lancer des nouveaux services. Les internautes voyageurs peuvent raconter leurs anecdotes et prévenir de problème de trafic sur leur ligne de métro ratp, rer, bus ou tramway.

Les rencontres dans le métro, ont souvent lieu, alors Blogencommun.fr vous permets de rédiger votre « billet amoureux » et retrouver celui ou celle qui a fait chavirer votre coeur entre deux stations. Un annuaire café et bar à paris, vous permets de trouver un café à paris proche de votre station de métro. Une simple recherche par ligne et vous trouverez votre café-bar, ensuite les votes et commentaires vous aideront à choisir le bon café.

Les meilleurs vidéos sur Paris sont publiées par les internautes, actualité, détente, culture, cinéma, tout pour bien vivre en région parisienne. Avec blog en commun vous pouvez également suivre le trafic en temps réel dans le métro parisien, cela vous permttra d’économiser de précieuses minutes en cas de perturbations ou de grèves sur les réseaux de la ratp et du transilien sncf.