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Posted by durand On novembre - 8 - 2010ADD COMMENTS

Sorties à Marseille et Aix

Où profiter d’un coup de chaud ? Où retrouver ses amis, où s’en faire de nouveaux ? Trois parcours pour accomplir le tour du cadran, des before aux dancefloor, au coeur de la vie noctambule d’Aix et Marseille.

« Vintage » et « clubbing » ne riment pas forcément. Pourtant, à Marseille, des soirées imposent une façon plus authentique d’appréhender la nuit. Le Duke en est un symptôme : ce « bistrot moderne » rock est peuplé de Gene Vincent et de Suicide Girls en puissance. L’ancien bar de quartier a été transformé en un très crédible repaire de rockers, au look fifties avec ses objets de récup’ customisés. Rock depuis plus de quinze ans, le Trolleybus profite d’un aspect plus « club » sous ses voûtes du Vieux-Port. Cela se passe au Trolleybar sous la houlette de John L ou au Terminus, la petite salle soul/funk du fond. Du funk ? Justement, il y a de quoi faire en ce moment. D’une part avec le Punisher, DJ/ sélecteur de soirées black music courues. Le 13 novembre c’est Groove Unity avec Luc Sky, Ed Noda et Céline au Cortez en attendant le 3 décembre au Cabaret Aléatoire, une « spéciale James Brown » avec les Japonais furieux d’Osaka Monorail. Le Punisher n’est pas seul à mettre le grappin sur les beats vintage : depuis cet été, le collectif Borderline a pris de l’assurance avec ses « Apéros du Bateau » et capte le 11 décembre le célèbre DJ de la BBC, Norman Jay, pour caler sa soirée sur la fréquence radio. Le tout dans un lieu encore à déterminer avec Émile Omar de Radio Nova et Bebosky de Radio Grenouille (infos à borderline13007@gmail.com, tarif 10 a). Dans un registre plus pop, Monsieur Clouseau a, lui, décidé de ressusciter le 26 novembre une pratique festive oubliée : l’ancien Parties Fines investit la nouvelle patinoire de la Capelette avec sa Xanadu, un dancefloor sur glace comme on en faisait dans les années 70 !

Vive la nouveauté : depuis octobre, Christophe Isker, figure de la nuit marseillaise, a créé une discothèque à dimension humaine : Le B de l’Opéra. Design baroque flambant neuf, choix de champagne de luxe, musique par Anthony Marshall : le décor est planté, il ne reste plus qu’à s’en emparer. À deux pas de là, le Son des Guitares fait figure de valeur sûre. Dans ce bar corse, le live est roi mais qu’on ne s’y trompe pas : ouvert jusqu’à 4h, c’est un des piliers de la nuit de l’Opéra. Pour profiter d’un vrai dancefloor, il faudra toutefois pousser jusqu’ à Aix au Mistral. La formule de cette boîte réputée, à la déco « baroque’n roll » rutilante, à deux pas du cours Mirabeau, ne s’essouffle pas ; elle gagne même en intensité. Ouverte tous les soirs, elle dédie le début de semaine aux programmations electro tandis que les week-ends sont plus généralistes. Un before avant le Mistral ? Gagnez La Rotonde, le point de rendez-vous de la jeunesse dorée aixoise : comptoir en ardoise, mix DJ de Ricardo, déco design (lustre Murano, mobilier Rosello) : on lounge jusqu’à pas d’heure…

La nuit, à la pointe des tendances, vous êtes sûrs d’être dans la bonne file ! À Oogie, on ne peut pas se tromper : before prisé par les beautiful people, l’établissement à la déco pop acidulée et rafraîchissante donne directement sur le cours Julien. Chaque jeudi et vendredi, une thématique différente est abordée (street art, electro, soul/funk, etc…) : par ailleurs concept-store, Oogie est le « Colette » marseillais et assure, question tendances. La Dame Noir bénéficie du statut envié de « bar branché » avec sa déco dépouillée/ classy et ses excellents DJ’s de disco lunaire. Attention à l’affluence le jeudi, le bar est de taille modeste : arrivez tôt pour faire partie des happy few ! On sera plus confortable au Passe-Temps, discothèque intimiste du Vieux-Port dans laquelle tous les party animals de la ville – grâce aux excellents DJ’s electro et house qui y mixent – finissent leurs soirées. Chaud ! Du côté d’Aix, on fréquentera le Starving Burgers Show au Divino. Résidents de clubs régionaux, ce duo de généreux DJ’s a lancé sa soirée vorace de sons electro avec des invités de premier plan. Plus pointu et très fort sur les sons house et techno, le Spartacus programme entre Marseille et Aix les meilleurs DJ’s internationaux. L’ancien club gay s’est fait une place de choix avec sa programmation ambitieuse (Laurent Garnier, Richie Hawtin, Luciano…) qui le place au niveau des grands clubs européens, rare dans un clubbing régional au potentiel sous-exploité, dont on attend qu’il nous donne toujours plus !

Cet été a vu la sortie dans nos salons de nombreux blockbusters du grand écran en format DVD et Blu-Ray, tel que le Sherlock Holmes de Guy Ritchie, Shutter Island, l’Alice de Tim Burton, et l’Invictus de Clint Eastwood.

Ce mois-ci, c’est au tour de la Warner de nous proposer le remake du Choc des Titans de Louis Leterrier. Si le film déclasse facilement son illustre aîné de 1981 (la stop motion utilisée par Desmond Davis pouvant difficilement lutter), le film a cependant reçu un accueil plutôt froid de la critique, lui reprochant un manque de rythme et des effets spéciaux grossiers par rapport aux productions actuelles.

Les amateurs de guerriers mythologiques charismatiques pourront être tentés de se rattraper avec Valhalla Rising, Le Guerrier Silencieux du réalisateur danois Nicolas Winding Refn, qui s’éloigne des schémas traditionnels pour proposer une expérience alternative, où les longs moments contemplatifs sont brisés par des explosions de violences crues.

Pour rester dans la thématique gore et fantastique, le coréen Park Chan-Wook nous propose Thirst, ceci est mon sang, un film de vampire décapant qui s’était fait remarquer au festival de Cannes en 2009. Très loin de l’approche naïve d’un Twillight, Thirst est sombre, violent, plongeant des personnages troublés toujours plus dans l’excès, tout en gardant à chaque scène un souci d’esthétisme poussé.

La comédie romantique a droit à un représentant de choix en ce mois d’août avec la sortie de L’arnacœur de Pascal Chaumeil, mettant en scène Romain Duris en briseur de couple professionnel chargé de saborder le mariage de Vanessa Paradis en moins d’une semaine. Comme on s’en doute, ce ne sera pas une mince affaire, les quiproquos et situations cocasses s’enchaînent, le tout pimenté par une surprenante galerie de personnages secondaires.

Pour finir, Sumô de Sharon Maymon et Erez Tadmor nous projette dans le quotidien de quatre Israéliens qui se plongent dans la pratique du Sumo pour se rebâtir une estime de soi, ultime rempart pour échapper aux régimes forcenés et aux remontrances de leurs proches. Ce film dans la droite lignée de The Full Monty sait rester juste et léger sans tomber dans la compassion condescendante, décrivant avec finesse les relations entre les personnages. Un feel-good movie avec un cœur à la mesure de ses acteurs !

Auteur: Rémi Gonseau – PriceMinister